Elle avait 11 ans.
Elle boitait.
Monter les escaliers était devenu difficile. Les articulations enflées. La douleur là depuis des mois.
Baptistine avait reçu un diagnostic d’arthrite juvénile idiopathique l’année précédente. Une maladie auto-immune. Des inflammations chroniques dans les articulations d’une enfant.
Un premier traitement avait stabilisé les choses. Puis, en avril 2022, une crise aiguë. Tout s’emballe à nouveau.
Sa mère, Anne-Céline, cherche des solutions complémentaires. Elle est infirmière, ancienne sage-femme. Quelqu’un formée aux soins de santé de l’intérieur, et qui n’arrive pas naturellement aux thérapies alternatives.
“Je ne crois pas vraiment aux thérapies alternatives.”
Elle est quand même venue.
Le 27 mai 2022, Baptistine arrive pour sa première séance de TRE. Ce jour-là, elle a très mal pour monter et descendre les escaliers.
On tremble. Allongées au sol, les jambes soutenues. Le corps qui vibre depuis ses couches les plus profondes. Rien de spectaculaire à regarder. Rien qui ressemble aux soins tels qu’Anne-Céline les connaît.
Le lendemain : Baptistine n’a pas mal quand elle se réveille.
Les séances continuent. Le corps apprend. Baptistine laisse faire sans chercher à comprendre ce qui se passe.
En août, elle voit son spécialiste.
Il s’attendait à la voir arriver en fauteuil roulant. C’est ce qu’il avait dit. Ses analyses sanguines indiquaient une inflammation sévère. Elle n’était pas censée marcher pour arriver à l’hôpital.
Elle est arrivée en marchant.
Le spécialiste note que ses articulations sont beaucoup moins inflammées que prévu. Moins de liquide. Plus de souplesse. Des résultats au-delà de ce que le traitement seul pouvait expliquer.
“Je suis ultra-convaincue que ce n’est pas juste le traitement qui donne ces résultats-là, en tout cas pas aussi rapidement”, dit Anne-Céline. “Je sais tout ce qu’on met à côté, nous.”
Ce qui s’est passé dans son corps, voici ce que j’en comprends.
Le TRE travaille sur le fascia, ce tissu conjonctif qui enveloppe chaque muscle, chaque articulation, chaque organe. Dans les maladies inflammatoires chroniques, le système nerveux est en état d’alerte prolongée. Le fascia se rigidifie. La circulation ralentit. L’évacuation des liquides inflammatoires devient difficile.
Les tremblements activent une réponse naturelle du corps. Ils relâchent les tensions profondes accumulées dans le système nerveux. Et quand le drainage peut se faire normalement, des choses bougent que rien d’autre n’avait réussi à déplacer.
Ce n’est pas de la magie. C’est de la neurologie et du travail fascial.
Note importante : si tu vis avec une maladie auto-immune ou des douleurs articulaires chroniques, parle-en à ton spécialiste ou à un praticien de santé avant de commencer. Le TRE accompagne un traitement en place. Il ne le remplace pas.
Anne-Céline dit quelque chose qui reste.
“Je ne cherche même pas à essayer de comprendre ce qui s’en va. C’est quelque chose qui s’évacue. C’est de lâcher prise, ça fait du bien.”
Infirmière. Sage-femme. Quelqu’un qui a passé sa vie de l’autre côté de la barrière.
Lâcher prise.
Le corps n’attend pas qu’on comprenne pour commencer à guérir.
L’interview complète avec Anne-Céline et Baptistine est disponible en audio juste ici. Tu les entends dans leurs propres mots, avec leurs hésitations, leurs surprises, leur façon à elles de dire ce qui s’est passé.
Ta mission cette semaine : si tu vis avec une douleur chronique, pose une main sur cette partie de toi. Sens juste. 60 secondes. Pas pour guérir. Pour reconnaître que c’est là, et que ça mérite de l’attention.
Pour découvrir le TRE avec moi, rejoins une séance hasardomadaire en groupe en ligne.
Tu vis avec une maladie inflammatoire ou une douleur chronique ? Dis-moi en commentaire. Je lis chaque réponse.











