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Pourquoi j'ai choisi d'écrire en français sur Substack (et ce que ça a changé)

Retour sur mon live avec Jari, et ce que j'ai appris en passant de 0 à 2000 abonnés en quatre mois.

Le 22 avril, j’ai fait un live avec Jari Roomer, le fondateur de Write • Build • Scale.

140 personnes connectées. Des questions en français, en anglais, en portugais. Et moi, sur mon téléphone, en train de jongler entre les langues comme je le fais depuis toujours.

Jari m’a demandé une chose simple :

Qu’est-ce qui t’a fait choisir le français plutôt que l’anglais ?

J’ai réalisé que cette question, beaucoup de personnes se la posent. Surtout celles qui, comme moi, travaillent dans plusieurs langues et ne savent pas par où commencer.

Voici ce que j’ai répondu. Et ce que j’ai appris en cours de route.

Trois langues, aucune évidence

Le portugais est ma langue maternelle. Je viens du Portugal.

Le français et l’anglais sont mes langues de travail. Je parle les deux couramment. Mais pour l’écriture, c’est une autre histoire.

Pendant longtemps, j’ai été bloquée. Perfectionniste. Je ne voulais pas publier dans une langue qui n’était pas ma langue maternelle. Peur de faire des fautes. Peur de ne pas être à la hauteur.

Résultat : je ne publiais rien.

J’avais des tonnes de contenu qui attendaient. Deux livres écrits. Un blog en portugais abandonné. Des années d’idées stockées quelque part entre mes carnets et mes dossiers numériques.

Et puis un jour, j’ai fait une séance de Brainspotting sur ma propre procrastination.

Après cette séance : plus de blocage. J’ai décidé de me lancer sur LinkedIn. En français.

Ça a marché. J’ai pris confiance. Et quand Morgane Zanga ✨ m’a dit : « Tu dois aller sur Substack », j’ai dit oui.

En français. Directement.

Pourquoi le français

Plusieurs raisons.

1. C’est ma langue de travail

Je suis thérapeute somatique. Je travaille en français au quotidien. Mes clientes parlent français. Mon vocabulaire professionnel est en français.

Si je devais tout traduire en anglais, ce serait un travail monumental. Et je perdrais du temps à chercher les bons mots au lieu d’écrire.

2. Moins de concurrence

En anglais, le sujet du trauma et du système nerveux est saturé. Il y a des centaines de publications qui parlent de ça.

En français, beaucoup moins.

Moins de concurrence = plus de visibilité.

3. Meilleur pour le SEO

Depuis quatre mois que je suis sur Substack, une partie de mon trafic vient de Google.

Pourquoi ? Parce qu’il y a moins de contenu SEO en français sur ces sujets. Mes articles se positionnent plus facilement.

J’ai même eu une cliente qui m’a trouvée via Google grâce à un article Substack.

4. Recommandée par Substack

Pendant le live, Jari a partagé quelque chose que je ne savais pas : Substack recommande ma newsletter aux nouveaux utilisateurs francophones qui créent un compte.

Pourquoi ? Parce que je laisse une bonne impression. Parce que ma publication est cohérente. Parce qu’on voit mon visage dans les vignettes de mes articles.

Ça crée une connexion immédiate.

Ce que ça change de ne pas écrire en anglais

Certaines personnes m’ont demandé si je regrettais de ne pas avoir une audience anglophone plus large.

Ma réponse : non.

Parce que l’audience qui compte, ce n’est pas la plus grande. C’est celle qui est la plus engagée.

Les femmes qui me lisent viennent pour mon expertise en trauma, système nerveux, neurodivergence. Pas pour mes compétences linguistiques.

Et puis, écrire en français me libère d’une pression énorme : celle de la perfection.

Oui, je fais des fautes. Oui, parfois mes tournures de phrases ne sont pas parfaites.

Mais les gens sont là pour autre chose.

Ils sont là pour apprendre. Pour comprendre ce qui se passe dans leur corps. Pour trouver des solutions concrètes.

Les stratégies qui ont fonctionné

En quatre mois, je suis passée de 0 à presque 2000 abonnés.

Les trois dernières semaines avant ce live : +1000 abonnés.

Voici ce qui a marché pour moi.

1. Les notes quotidiennes

Au début, je ne voulais pas faire de notes. Je trouvais ça moins intéressant que les longs articles.

Mais j’ai utilisé les templates de Jari. Le pack de 365 notes. Et ça a changé la donne.

Je ne les utilise pas toutes. Certaines fonctionnent mieux pour moi que d’autres. Mais le fait d’avoir un cadre m’a aidée à publier une note par jour.

Et les notes, c’est ce qui a boosté ma visibilité.

2. Les lives

J’adore les lives.

Pourquoi ? Parce que je n’ai pas besoin de préparer. Je viens, je parle de ce que je connais, je réponds aux questions.

Je ne suis pas timide devant la caméra. Et même quand je me trompe, même quand je perds le fil parce que mon TDAH prend le dessus, les gens sont compréhensifs.

L’autre avantage des lives : je peux les transformer en contenu.

Un live = un article long (grâce à la transcription) + plusieurs notes + des extraits vidéo que Substack crée automatiquement.

3. Les collaborations

J’invite des personnes à faire des lives avec moi. Des clientes, des collègues, des expertes dans d’autres domaines.

Ça crée de l’engagement. Ça apporte de nouvelles perspectives. Et ça m’évite d’être seule devant la caméra à chaque fois.

4. Être visible

Mes vignettes d’articles montrent souvent mon visage. Ou celui de mes clientes (avec leur accord).

Pourquoi ? Parce que ça crée une connexion immédiate. Les gens savent qui je suis. Ils ne sont pas face à une publication anonyme.

L’abonnement payant : quand et comment

J’ai lancé mon abonnement payant dès le début.

Grâce à Substack System, j’ai appris qu’il n’est jamais trop tôt pour lancer un abonnement payant.

Au début, je n’avais pas encore de contenu exclusif. Mais le simple fait qu’il soit là permettait aux gens de me soutenir s’ils le voulaient.

Le jour où j’ai eu mon premier abonné payant, j’ai failli pleurer. Puis je me suis dit : « Quelqu’un paie pour mon contenu. »

C’est ce jour-là que j’ai décidé de devenir une success story de Jari.

Maintenant, mes abonnés payants ont accès à :

  • Des séances de TRE (Tension and Trauma Releasing Exercises) en groupe, en live

  • Des sessions de Brainspotting en groupe

  • Des mini-cours pratiques

Je donne presque tout mon contenu gratuitement. Mais pour les abonnés payants, il y a la pratique. La possibilité de travailler avec moi en direct.

Et parfois, comme mon audience payante est encore petite, certaines personnes se retrouvent en 1:1 avec moi.

C’est une valeur énorme.

Je propose des séances TRE en groupe et une Q&A mensuelle pour aller plus loin dans la régulation du système nerveux.

Tu peux t’abonner à 36€ par an. Pour toujours, à ce tarif.

Ce que j’ai appris sur la perfection

Pendant le live, quelqu’un a demandé : « Est-ce que les lives ne sont pas intimidants ? »

Ma réponse : si, au début.

Mais j’ai appris quelque chose : personne n’a de patience pour la perfection.

Les gens veulent de l’authenticité. Ils veulent voir que tu es humaine. Que tu fais des erreurs. Que parfois tu perds le fil.

Et sur Substack, la communauté est incroyablement soutenante.

Si quelque chose ne va pas pendant un live, si tu bégayes, si ton ordinateur plante, les gens sont là. Ils te soutiennent. Ils te disent : « C’est normal, continue. »

Et si vraiment tout part en vrille, tu n’es pas obligée de publier le live.

Mon conseil si tu hésites

Plusieurs personnes m’ont demandé : « Qu’est-ce que tu conseillerais à quelqu’un qui hésite à se lancer sur Substack ? »

Ma réponse : prends le chemin le plus facile.

Ne te mets pas la pression. Ne cherche pas la perfection.

Si tu as du mal à savoir par où commencer, prends du support. Rejoins une communauté. Utilise des templates. Apprends de personnes qui ont déjà fait le chemin.

Pour moi, Substack System a changé la donne. J’ai tous les produits de Write • Build • Scale. Les templates de notes, les formations, l’accompagnement 1:1. Ça vaut chaque centime.

Parce que ça m’a permis de passer de « Je ne sais pas par où commencer » à « J’ai 2000 abonnés et je m’amuse. »

Ce que je retiens

Écrire en français sur Substack était le bon choix pour moi.

Pas parce que c’est la meilleure langue. Mais parce que c’est ma langue de travail. Celle dans laquelle je pense quand je parle de trauma, de système nerveux, de neurodivergence.

Et ça a fonctionné.

Moins de concurrence. Meilleur SEO. Une audience engagée. Une recommandation de Substack.

Mais surtout : la liberté d’être imparfaite.

De faire des fautes. De perdre le fil. De montrer mon visage. De parler de ce que je connais sans me soucier de savoir si mon anglais est parfait.

Les gens ne viennent pas pour ma langue. Ils viennent pour ce que j’ai à dire.

Et toi, dans quelle langue écris-tu le mieux ? Celle où tu es à l’aise. Celle où tu n’as pas besoin de te forcer.

C’est là que tu trouveras ta voix.

Ta mission cette semaine

Si tu hésites entre plusieurs langues pour ta newsletter : écris un brouillon dans chaque langue.

Pas un article complet. Juste 300 mots.

Regarde dans quelle langue les mots coulent. Regarde où tu n’as pas besoin de chercher tes mots. Regarde où tu te sens à l’aise.

C’est ta langue.

PS : Si tu étais au live avec Jari, merci d’avoir été là. Et si tu veux me retrouver en live sur Substack, j’en fais plusieurs par semaine. Dis-moi en commentaire si tu aimerais qu’on fasse un live ensemble un jour.

PPS : Je suis née à Lisbonne, j’ai grandi à Carnaxide et j’ai déménagé à Ericeira à mes 16 ans (et c’est là que je traîne quand je vais au Portugal). Sinon, on me trouve à Virton en Belgique. Trois pays, trois langues, zéro regret d’avoir choisi le français pour Substack.

Si tu veux faire un live avec moi en français — pour parler de ton sujet, tester le format, ou juste discuter — envoie-moi un message. J'adore ça. Tu peux aussi prendre directement rendez-vous ici.

Merci à MaddaMom, Morgane Zanga ✨, Marika Páez Wiesen, Peter Mukherjee, The Stock Market Curator 📓, et à tous les autres d’avoir été présents lors de mon live avec Jari Roomer! Rendez-vous pour le prochain live dans l'app.

2 Commentaires

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Tout à fait prêt. Qu'avez-vous pour moi ?