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Transcription

Ton corps a toujours eu la bonne réaction. Tu ne l’as juste pas su voir.

Ce qu’un expert en arts martiaux et défense personnelle m’a appris sur les réactions du corps face au stress.

Alain Mokbel vit au Mexique. Il pratique le karaté depuis plus de 20 ans. Il étudie la violence et la défense personnelle depuis plus de 10 ans. Il forme surtout des femmes à se défendre.

Il a commencé parce qu’il a été victime de harcèlement à l’école. Petit. Immigrant. Avec un accent. Une cible facile.

Il a appris une chose : quand on est en stress, le cerveau cognitif s’arrête. On n’a pas besoin de penser. On a besoin d’agir. Et le corps, lui, sait toujours quoi faire pour survivre.


Ce que le corps fait sous stress

Quand une menace arrive, le système nerveux a un seul objectif : te garder en vie.

Pour ça, il a trois réactions instinctives :

  • La fuite : s’éloigner rapidement du danger.

  • Le combat : affronter la menace.

  • Le figement : s’immobiliser pour éviter d’être repéré.

Ces réactions ne sont pas choisies. Elles sont déclenchées. Et elles sont toujours adaptées à la situation, même si ta tête, après coup, les juge mal.

Si tu es en vie après une situation de stress, c’est que ton corps a eu la bonne réaction.


Pourquoi on doute après coup

Alain donne un exemple concret.

Il a heurté une cycliste par accident. Il a voulu l’aider. Elle a commencé à l’insulter, à le pousser, à casser ses écouteurs.

Son premier réflexe a été de rester. De calmer la situation. Puis il a réalisé : elle aurait pu avoir un couteau. Elle aurait pu le frapper dans le dos.

À ce moment-là, il a changé de stratégie. Il a laissé tomber. Il est parti.

Après coup, il s’est demandé : est-ce que j’aurais dû la frapper ? Est-ce que j’aurais dû la retenir ?

Non.

Son objectif était de survivre. Pas de gagner un combat. Pas d’avoir raison. Rentrer chez lui. C’est ça, la défense personnelle.


Ce que l’entraînement change

Alain ne forme pas des combattantes. Il forme des femmes qui savent réagir.

Pas en leur apprenant des techniques compliquées. En leur faisant sentir des situations.

Il simule des agressions. Pas pour effrayer. Pour familiariser.

“Quand tu as déjà senti dans ton corps ce que c’est que d’être attrapée, ce n’est plus un nouveau événement. C’est quelque chose que tu as déjà vécu.”

Le corps intègre. Le cerveau reconnaît. La réaction devient automatique.

Une étude a montré qu’avoir vécu une situation une seule fois augmente de 80 % les chances de survivre ou de s’échapper.

Une seule fois.


La stratégie, pas la technique

Ce qu’Alain enseigne, ce n’est pas comment frapper. C’est comment créer de l’espace.

Comment s’éloigner des murs. Comment chercher un espace ouvert. Comment utiliser son environnement.

Et surtout : comment avoir un plan.

Un mot code avec ses enfants. Une stratégie de fuite. Une façon de distraire l’agresseur pour gagner du temps.

“Personne ne va te donner un trophée parce que tu as survécu à une agression. L’objectif, c’est de rentrer chez toi. Sain et sauf.”


Le stress, c’est aussi dans la vie quotidienne

Morgane, présente dans le live, a partagé son expérience.

Elle a été agressée par une femme dans la rue. Elle a d’abord essayé de l’aider. Puis la situation a dégénéré. Elle a fini par crier, menacer.

Après coup, elle s’est sentie coupable. Elle s’est dit : j’aurais dû faire autrement.

Non.

Son corps a réagi en mode combat. C’était la bonne réaction pour elle, dans cette situation.

Le stress ne se limite pas aux agressions physiques. Il est partout. Dans les conflits au travail. Dans les relations toxiques. Dans les situations où on se sent menacée, même sans danger physique immédiat.


Ce que ça change de comprendre ça

Quand tu sais que ton corps réagit toujours pour te protéger, ça change ta relation avec toi-même.

Tu arrêtes de te juger. Tu arrêtes de te dire : j’aurais dû faire ci, j’aurais dû faire ça.

Tu commences à faire confiance à tes réactions instinctives.

Et surtout : tu te prépares.

Pas pour éviter le stress. Pour savoir que, si jamais il arrive, ton corps saura quoi faire.


Ta mission cette semaine

Fais une chose simple.

La prochaine fois que tu te surprends à douter d’une réaction que tu as eue dans une situation de stress, rappelle-toi : ton corps a fait ce qu’il fallait pour te garder en vie.

C’est tout ce qui compte.


Pour aller plus loin, les pratiques somatiques comme le TRE (Tension and Trauma Releasing Exercises) aident à décharger les tensions accumulées dans le corps après un stress. C’est une façon de compléter le cycle de la réaction de stress, pour que le corps puisse revenir à un état de calme.

Tu peux commencer maintenant

PS : Si tu as déjà vécu une situation où ton corps a réagi avant ta tête, dis-moi en commentaire ce qui s’est passé. Alain Mokbel et Morgane Zanga ✨ lisent aussi.


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4 Commentaires

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Tout à fait prêt. Qu'avez-vous pour moi ?