Ce n'est pas dans ma tête

Ce n'est pas dans ma tête

Quand ton corps te crie ce que ta tête refuse d'entendre

Le trauma complexe et un exercice pour réapprendre au corps qu'il peut se poser.

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Raquel Devillé
avr. 07, 2026
∙ abonné payant

Je lis Tian Dayton comme certaines lisent des polars. Sauf qu’au lieu de deviner qui est le coupable, je reconnais mes clientes page après page.

Cette hypervigilance qui te fait scanner les visages. Ce yo-yo émotionnel, 0 à 10 sans frein. Ces douleurs chroniques qu’aucun médecin n’explique.

Ce n’est pas dans ta tête. C’est dans ton corps.

Aujourd’hui, je partage avec toi l’exercice de pendulation que j’utilise souvent avec mes clientes pour réapprendre au système nerveux qu’il peut se poser.

Ce qu’il te faut :

  • 10 minutes dans un endroit calme

  • Aucune attente de résultat

Note de sécurité : si l’exercice devient trop intense à tout moment, ouvre les yeux, nomme 3 objets que tu vois. Reviens au présent. C’est la bonne décision.

Une histoire que tu reconnais peut-être

Une de mes clientes est arrivée en séance avec cette phrase : “Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça.”

Comme ça, c’était : des réveils à 3h du matin depuis des mois, le cœur qui s’emballe pour un rien, des tensions dans les épaules tellement fortes qu’elle ne pouvait plus tourner la tête. Et ce yo-yo permanent. Capable de gérer une crise au travail avec un calme olympien, puis d’exploser de colère à la maison pour une porte laissée ouverte.

Son corps était en alerte rouge constante. Même quand tout allait bien en surface, quelque chose scannait, surveillait, anticipait le prochain coup.

La bascule est venue quand elle a compris que son hypervigilance n’était pas un défaut de caractère. C’était une réponse logique de son système nerveux. Un système qui n’avait jamais vraiment appris ce que la sécurité ressent dans le corps.

Après plusieurs séances de Brainspotting, Somatic Experiencing et de TRE, elle m’a dit : “Je commence à sentir la différence entre un vrai danger et mon corps qui crie au loup.” Pas guérie. Pas transformée. Juste capable de réguler. De respirer. De ne plus porter le poids du monde dans ses épaules.

Peut-être que tu reconnais quelque chose dans cette histoire.

Ce que j’observe le plus souvent en séance

Ces symptômes-là, je les vois incarnés dans un corps, une histoire.

Coche ce qui résonne :

  • Tu scannes les visages autour de toi pour détecter une tension, une mauvaise humeur, un danger vague

  • Tu passes de calme à submergée en quelques secondes, sans zone intermédiaire

  • Tu réagis de façon disproportionnée à des petites choses : un ton sec, un mail direct, une porte qui claque

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