J'ai procrastiné devant mes clientes. Ce que ça m'a appris.
Ce qui se passe dans le corps d'une thérapeute en temps réel.
Est-ce que même les thérapeutes procrastinent ?
Oui. La procrastination est un signal du système nerveux, pas un défaut de caractère. Même un thérapeute spécialisé dans ce domaine peut se retrouver dans le blocage. Ce qui change avec le travail somatique : on le reconnaît plus vite, et on en revient différemment.
C’était un de mes premiers cours de groupe de TRE.
Que je donnais. Pas que je recevais.
Et il fallait filmer la séance pour la certification.
Je me suis installée devant mes clientes. La caméra était là. Elles attendaient.
Et mon système nerveux a décidé que non.
Pas de panique visible. Pas de tremblement. De l'extérieur, j’étais présente, attentive, professionnelle. De l’intérieur : un rétrécissement dans la poitrine, une pensée en boucle — “commence” — et l’impossibilité physique de commencer.
Je suis thérapeute spécialisée en procrastination. Je connais le mécanisme. Je l’explique. Je le travaille avec des dizaines de femmes par an.
Ce que j’avais oublié : c’était précisément la situation conçue pour le déclencher. Première certification. Caméra. Clientes. Tout ce qu’il faut pour transformer une tâche ordinaire en menace perçue.
Le mécanisme m’avait choisie en retour. Il avait ses raisons.
Ce que j’ai fait
Pas d’explication. Pas d’excuse.
J’ai fait les trois souffles magiques, en silence, pour moi. Puis j’ai porté mon attention sur mes pieds en contact avec le sol. L’ancrage que j’allais leur enseigner quelques minutes plus tard.
Trente secondes. Peut-être moins.
Et quelque chose s’est déplacé.
Ce que mes clientes ont vu
Rien.
À la fin de la séance, je leur ai dit que j’avais été complètement bloquée au début.
Personne n’avait remarqué.
Ce que la superviseure a dit
Elle était ravie.
Pas malgré le blocage. À cause de la façon dont j’en étais sortie.
Elle m’a dit que ç’avait rendu l’expérience humaine. Que ça montrait que je gère dans les plus grands stress.
J’ai mis du temps à recevoir ça. Parce que dans ma tête ce soir-là, j’avais failli. Parce que la caméra tournait.
Ce qu’elle avait vu dans la vidéo : quelqu’un qui utilise ses propres outils sous pression réelle. Et qui continue sans en faire une histoire.
Ce que j’ai compris
La procrastination ne prévient pas. Elle ne demande pas si c’est le bon moment. Elle ne fait pas exception pour les thérapeutes, les expertes, les personnes qui comprennent exactement ce qui se passe dans leur système nerveux.
Ce que le travail change : pas l’occurrence. La durée. Et le récit qui suit.
Ce soir-là, j’ai bloqué trente secondes.
Je ne me suis pas jugée. Ou pas autant qu’avant.
C’est ça, le changement.
Peut-être que tu t’es déjà retrouvée là. À tenir pendant que quelque chose se gèle à l’intérieur. Dis-moi en commentaire comment ça se passe pour toi quand le blocage arrive en public. Je lis chaque réponse.
Si tu veux vraiment commencer à libérer ce que ton corps stocke depuis des années, procrastination comprise, tu ne peux pas passer à côté du mini-cours TRE.
Mais je sais que se lancer seule, sans savoir si tu fais bien, si ton corps va réagir, si c’est fait pour toi — ça peut bloquer. C’est exactement pour ça que j’ai créé ce mini-cours : pour que tu puisses commencer à ton rythme, avec tout ce qu’il faut pour ne pas te perdre en route.
Tu y accèdes dès maintenant si tu deviens membre.



