Ce n'est pas dans ma tête

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4 piliers pour réguler un système nerveux neuroatypique

Quand ton mental analyse sans arrêt, le corps devient la porte d'entrée.

sept. 03, 2026
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Adolescente, je rangeais mes CD par ordre alphabétique. Puis par date de sortie de l’album. Puis par genre. Puis je recommençais, parce que le classement précédent ne me semblait plus tout à fait juste. Ces jours-ci, ordre alphabétique plus date de sortie de l’album de l’artiste.

Ce n’était pas un caprice d’organisation. C’était mon système nerveux qui cherchait un peu d’ordre dans un monde qui allait trop vite pour lui.

Si tu as un cerveau qui analyse tout, tout le temps, tu connais cette mécanique. Et tu as probablement remarqué une chose. Plus tu comprends ton fonctionnement, moins ça change quoi que ce soit à la tension dans ton corps.

Ce guide part de là.

Ici, chaque semaine des ressources concrètes sur la régulation du système nerveux. Pour ne plus survivre en mode survie. Sans tout remettre en question. Sans ajouter encore une chose à ta liste.


Pourquoi les mots atteignent leur limite avec un cerveau atypique

Les approches purement verbales fonctionnent en te demandant de nommer, de relier, d’analyser. C’est exactement ce qu’un cerveau HP, TDAH ou autiste fait déjà en boucle, souvent brillamment.

Le résultat, c’est que la parole te fait tourner dans le même circuit. Tu intellectualises. Tu construis une compréhension d’une finesse remarquable de ce qui t’arrive. Et le corps, lui, reste exactement au même endroit.

Il y a une autre limite, sensorielle celle-là. Pour beaucoup de profils neuroatypiques, une séance très verbale, très frontale, c’est déjà une charge. Trop de stimulation, trop d’attente de performance relationnelle. Le système part en surchauffe avant même d’avoir pu se poser.

Le Dr Gabor Maté, dans Quand le corps dit non, décrit la neurodivergence comme une réponse adaptative à des couches de stress supplémentaires, imposées par un monde qui n’a pas été pensé pour ce fonctionnement. Cette lecture change tout. Ton système nerveux ne dysfonctionne pas. Il s’est adapté, à sa manière, à un environnement qui lui en demandait beaucoup.

Alors pour le réguler, on ne repasse pas par la porte qui sature. On passe par le corps.

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