Avec la procrastination, on culpabilise souvent. On a l’impression de ne pas avancer, de rester bloqué dans une immobilité pesante. C’est comme un figement, une sidération.
On a des choses à faire, mais on n’y arrive pas. Alors la culpabilité s’installe, et tout devient encore plus difficile.
J’ai connu plusieurs phases de procrastination. L’une d’elles est arrivée après un choc. Pendant quelques semaines, je n’avais envie de rien faire. J’étais complètement immobile. La maison se salissait autour de moi, et même passer l’aspirateur me semblait impossible.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Souvent, cette immobilité est une réponse de protection du corps. Face au stress ou à quelque chose de trop lourd, le corps peut se figer. La procrastination peut alors répéter ce mécanisme protecteur, resté inscrit en nous depuis un moment difficile.
Même ranger une paire de chaussettes peut devenir impossible quand on est submergée. Ce n'est pas ridicule, et ça ne dit rien sur toi.
La procrastination perfectionniste, c’est quand tu ne fais jamais rien parce que ce n’est pas parfait.
Imagine que tu dois faire quelque chose, comme ce commentaire que je suis en train d’écrire pour te répondre. Tu ne posterais jamais cette réponse parce qu’elle n’est pas parfaite, parce qu’il y a des erreurs dans ce que tu dis.
Du coup, tu ne fais jamais rien, ou tu n’avances pas, ou tu avances beaucoup plus lentement. Comme ce n’est pas parfait, tu refais, tu refais, tu refais, encore et encore, jusqu’à ce que ce soit parfait.
Mais en réalité, ce n’est jamais parfait. Ça, c’est la procrastination perfectionniste : être paralysé par la peur que ce ne soit pas parfait.
On peut s'en sortir ? J'ai 63 ans et j'ai ce diagnostic depuis peu. Je ne sais pas qui je suis, ce que j'aime, je n'arrive pas à m'exprimer, j'accumule, et je tombe en dépression, ou j'ai des réactions inadaptées de rage et désespoir
Ça m'a coûté cher, concernant la relation avec les enfants
Recevoir un diagnostic à 63 ans, ça remet beaucoup de choses en question. Se demander qui on est, ce qu'on aime, c'est normal après tant d'années à tenir sans savoir pourquoi.
Pour la relation avec tes enfants, je suis désolée que ça ait coûté si cher. Mais comprendre ce qui se passait en toi, c'est souvent le début de quelque chose de différent.
Mais oui, tu peux t’en sortir. En tout cas, tu peux améliorer ton quotidien.
Merci pour ce live !
Merci à toi pour ta présence !
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Et, si tu as des questions, on peut répondre à un prochain live.
Je ne sais pas où commenter
Je viens de lire une partie de ce qui concerne la procrastination
Je suis paralysée, je culpabilise, et je suis angoissée. Parfois même lorsque je dois ranger une paire de chaussettes
Ça me dépasse... D'autre part, je ne comprends pas ce qu'est la procrastination perfectionniste
Avec la procrastination, on culpabilise souvent. On a l’impression de ne pas avancer, de rester bloqué dans une immobilité pesante. C’est comme un figement, une sidération.
On a des choses à faire, mais on n’y arrive pas. Alors la culpabilité s’installe, et tout devient encore plus difficile.
J’ai connu plusieurs phases de procrastination. L’une d’elles est arrivée après un choc. Pendant quelques semaines, je n’avais envie de rien faire. J’étais complètement immobile. La maison se salissait autour de moi, et même passer l’aspirateur me semblait impossible.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Souvent, cette immobilité est une réponse de protection du corps. Face au stress ou à quelque chose de trop lourd, le corps peut se figer. La procrastination peut alors répéter ce mécanisme protecteur, resté inscrit en nous depuis un moment difficile.
Même ranger une paire de chaussettes peut devenir impossible quand on est submergée. Ce n'est pas ridicule, et ça ne dit rien sur toi.
La procrastination perfectionniste, c’est quand tu ne fais jamais rien parce que ce n’est pas parfait.
Imagine que tu dois faire quelque chose, comme ce commentaire que je suis en train d’écrire pour te répondre. Tu ne posterais jamais cette réponse parce qu’elle n’est pas parfaite, parce qu’il y a des erreurs dans ce que tu dis.
Du coup, tu ne fais jamais rien, ou tu n’avances pas, ou tu avances beaucoup plus lentement. Comme ce n’est pas parfait, tu refais, tu refais, tu refais, encore et encore, jusqu’à ce que ce soit parfait.
Mais en réalité, ce n’est jamais parfait. Ça, c’est la procrastination perfectionniste : être paralysé par la peur que ce ne soit pas parfait.
On peut s'en sortir ? J'ai 63 ans et j'ai ce diagnostic depuis peu. Je ne sais pas qui je suis, ce que j'aime, je n'arrive pas à m'exprimer, j'accumule, et je tombe en dépression, ou j'ai des réactions inadaptées de rage et désespoir
Ça m'a coûté cher, concernant la relation avec les enfants
Recevoir un diagnostic à 63 ans, ça remet beaucoup de choses en question. Se demander qui on est, ce qu'on aime, c'est normal après tant d'années à tenir sans savoir pourquoi.
Pour la relation avec tes enfants, je suis désolée que ça ait coûté si cher. Mais comprendre ce qui se passait en toi, c'est souvent le début de quelque chose de différent.
Mais oui, tu peux t’en sortir. En tout cas, tu peux améliorer ton quotidien.