Navigation du figement ou sidération complexe
Reconnaître et transformer freeze, tonic immobility et shutdown
Réservé aux abonnées premium
Aujourd’hui, je partage avec toi une cartographie technique du figement que j’utilise exclusivement en cabinet avec mes clientes qui ont déjà maîtrisé les bases de la régulation nerveuse. Cette approche différencie trois états distincts de figement - freeze, tonic immobility et shutdown dissociatif - et te donne des protocoles précis pour naviguer chacun d’eux.
Pourquoi ce contenu est réservé : cette technique demande une capacité déjà établie à rester présente à des états intenses sans dysréguler complètement. Si tu découvres mon travail ou si tu dissocies facilement, commence par mes articles fondamentaux.
Prérequis pour cette pratique :
→ maîtrise du protocole de cartographie nerveuse (article précédent)
→ capacité à identifier ton état ventral et y revenir consciemment
→ pratique régulière depuis au moins 4-6 semaines
→ accès stable à des ressources de sécurité (personnes, lieux, sensations)
⚠ Disclaimer renforcé : cette technique peut activer des mémoires traumatiques intenses. Si tu as un historique de trauma complexe ou de dissociation sévère, pratique uniquement en accompagnement individuel avec moi ou une professionnelle formée en trauma.
Au-delà du “figement” : trois états distincts que ton corps connaît
Cas clinique : “Je ne ressens plus rien”
Une de mes clientes de 44 ans, cadre dans un environnement professionnel international, vient me voir après six mois d’arrêt maladie. “Je ne ressens plus rien. Ni joie, ni tristesse, ni peur. Juste... rien. C’est comme si j’étais déconnectée de tout.”
En explorant son système nerveux ensemble, nous découvrons qu’elle ne vit pas un seul type de figement, mais une alternance complexe entre trois états différents : des moments de freeze (tension immobile quand elle doit prendre des décisions), des épisodes de tonic immobility (paralysie complète lors de conflits) et un shutdown dissociatif chronique (déconnexion totale le soir et les weekends).
Cette différenciation a tout changé pour elle. Comprendre que “ne rien ressentir” peut avoir trois causes physiologiques différentes lui a permis d’adapter ses stratégies de régulation selon l’état réel de son système.


