Ce n'est pas dans ma tête

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Kit hypervigilance : 4 pratiques somatiques pour sortir de l'alerte permanente

Checklist des signaux, 4 pratiques et guide d'utilisation pour un système nerveux en alerte permanente.

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Raquel Devillé
mai 17, 2026
∙ Abonné payant

Ton corps est en alerte rouge.
Même quand rien ne se passe.
Surtout quand rien ne se passe.

Ce n’est pas de l’anxiété que tu peux raisonner. C’est un système nerveux qui a appris à scanner le danger en permanence, et qui ne reconnaît plus la sécurité même quand elle est là.

Tu ne peux pas lui dire “calme-toi” et t’attendre à ce qu’il t’écoute. Il ne parle pas le langage des mots. Il parle le langage des sensations corporelles et de l’expérience vécue.

Ces 4 pratiques lui envoient des signaux concrets de sécurité, encore et encore, jusqu’à ce qu’il commence à les intégrer.

Ce n’est pas de la magie. C’est de la répétition.

Avant de commencer

Lis les signaux d’arrêt ci-dessous avant de démarrer la première pratique.

Arrête immédiatement si tu ressens :

  • une montée d’angoisse intense

  • une dissociation ou déconnexion de ton corps

  • des pensées intrusives ou des flashbacks

  • une douleur physique qui apparaît ou s’intensifie

Si cela arrive : reviens à l’ancrage de base. Pieds au sol, mains sur les cuisses, ouvre les yeux, regarde autour de toi. Tu peux adapter l’intensité ou la durée. Aucune pratique ne doit te mettre en détresse.

Checklist : reconnais-tu ces signaux ?

Signaux corporels

  • épaules remontées

  • mâchoire serrée

  • ventre noué

  • respiration courte et haute dans la poitrine

Signaux mentaux

  • anticipation constante

  • rumination de conversations passées

  • planification compulsive

  • impossibilité de “décrocher”

Signaux sensoriels

  • sursauts fréquents aux bruits soudains

  • surcharge face aux stimuli (lumière, sons, monde)

  • captation automatique des tensions dans l’environnement

  • lecture permanente des micro-expressions des autres

Signaux de repos

  • tension même en vacances

  • sommeil agité et fragmenté

  • malaise face au calme

  • culpabilité au repos

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Pratique 1 : reconnaître l’état d’hypervigilance

Durée : 2 minutes
Fréquence : plusieurs fois par jour (au réveil, avant les repas, en milieu de journée, avant de dormir)
Objectif : détecter l’hypervigilance avant qu’elle s’intensifie

Comment faire :

Pose-toi mentalement la question “suis-je en alerte en ce moment ?”

Observe :

  • tes épaules sont-elles remontées ?

  • ta mâchoire est-elle serrée ?

  • ta respiration est-elle courte et haute dans la poitrine ?

  • ton esprit scanne-t-il pour des dangers potentiels ?

Ne change rien. Observe seulement.

Puis nomme l’état, à voix basse ou mentalement : “ah, je suis en alerte là. OK.”

Pourquoi ça fonctionne : cette simple reconnaissance peut créer un micro-espace de détente. Ton système nerveux réagit différemment quand il est observé plutôt qu’ignoré ou combattu.

Quand chercher un accompagnement : si chaque tentative d’observer crée une anxiété intense ou une dissociation, ces zones sont peut-être trop chargées pour être explorées seule. Un accompagnement en Somatic Experiencing peut aider à doser l’intensité.

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