Je suis thérapeute spécialisée en procrastination. Et je procrastine.
Ce que ma propre résistance m'apprend encore.
Mon livre “Procrastination : et si ton cerveau avait raison ?” a mis un an à être prêt pour la publication.
Je l’avais écrit. Il était là, complet, dans un document. Il manquait le formatage.
J’ai procrastiné le formatage pendant un an. Non par manque de temps. Par incapacité à finir cette partie-là.
Un an. Sur mon propre livre sur la procrastination.
Je viens de le recevoir formaté par la personne qui s’occupe de formater tous mes livres. Je me permets de rire.
Le comique de la situation n’a pas échappé à mon système nerveux. Je suis thérapeute somatique spécialisée en procrastination. Et mon Substack, commencé en août, a été lancé en janvier. Car pas assez de contenu, pas parfait.
L’explication nerd : avoir des outils somatiques ne supprime pas la procrastination dans un cerveau neuroatypique. Ça change la relation au blocage. La résistance reste. Ce qui peut disparaître progressivement : la honte d’être résistante.
Ce que j’ai observé dans mon corps
Pendant cette année, un petit serrement de gorge quand j’y pensais. Et beaucoup d’occupation à la place. Tellement de fuite.
Ce n’était pas un signal d’échec.
C’était un système nerveux qui résistait à une tâche sans intérêt suffisant. Le livre était écrit. La partie créative, terminée. Ce qui restait : la partie technique, répétitive, sans dopamine disponible.
Ce qui a finalement déclenché l’action
Pas la motivation. Pas la discipline. Pas un meilleur système.
J’ai délégué.
C’est une décision, pas une capitulation. Reconnaître que certaines tâches résistent parce qu’elles ne correspondent pas à la façon dont mon cerveau génère de l’énergie, c’est de l’information. Pas de la faiblesse.
Trois livres plus tard, je commence à vraiment comprendre le message.
Ce que ça change de comprendre ça
Avant : culpabilité. Je connais les mécanismes et je résiste quand même.
Maintenant : curiosité. La résistance est un signal. Et il y a souvent quelque chose à faire avec, concrètement, aujourd’hui.
Ce n’est pas de la sagesse. C’est juste de la pratique. Et beaucoup moins de guerre contre moi-même.
Les outils ne suppriment pas la procrastination. Ils changent ce qu’on fait avec la résistance quand elle arrive.
Ta mission cette semaine
La prochaine fois que tu procrastines, remplace une seconde de culpabilité par une seconde de curiosité.
Une seule.
Observe ce que ton corps perçoit dans cette tâche. Tu n’as pas besoin de répondre tout de suite.
Dis-moi, quelle est la tâche qui traîne depuis trop longtemps ? Je lis chaque réponse.
Pour fêter la publication de trois livres que j’ai failli ne jamais sortir, j’ouvre l’abonnement annuel à 36 € par an, pour toujours.
Tu accèdes à tous les articles premium, les protocoles somatiques complets et les sessions enregistrées. Le livre “Procrastination : et si ton cerveau avait raison ?” est inclus dans l’abonnement.

