Hypervigilance : pourquoi tu n'arrives pas à te détendre même quand tout va bien
Le mécanisme que personne ne t'a expliqué plus une pratique de 2 minutes pour commencer à le modifier
Mon navigateur : 48 onglets ouverts. Je suis thérapeute somatique. Je suis aussi un être humain avec un système nerveux qui fait n’importe quoi certains soirs. Ce que je vais te raconter, c’est comment j’ai trouvé un bouton OFF et pourquoi je veux t’aider à trouver le tien.
J’ai cherché mon bouton OFF pendant des années. Voici ce que j’ai trouvé.
Tu connais cette sensation.
Tu es assise dans ton canapé. Thé à la main. Rien de pressant à l’horizon.
Pourtant, tes épaules sont remontées. Ta mâchoire est serrée. Ton esprit scanne la pièce comme s’il cherchait une menace invisible.
Ce n’est pas du stress. Ce n’est pas de l’anxiété.
C’est ton système nerveux qui tourne encore — parce qu’il n’a jamais reçu le signal que c’était fini.
Tu as tout essayé, mais tu parles au mauvais interlocuteur
On t’a dit de méditer. De respirer profondément. De lâcher prise.
Peut-être que tu l’as fait. Peut-être que ça t’a aidée, un moment.
Et puis le soir, allongée dans le noir, le moteur tourne encore.
Ce n’est pas que tu le fais mal. C’est que ces outils-là parlent à ton mental.
Ton système nerveux, lui, n’entend pas les mots.
Il entend les sensations. Les mouvements. Les signaux physiologiques qui lui disent : “Là, maintenant, tu es en sécurité.”
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Le cycle infernal de l’hypervigilance
Tu sens que tu es tendue, alors tu essaies de te détendre.
Ton corps ne réagit pas, alors tu forces.
Tu te sens frustrée, alors tu abandonnes.
Et le cycle recommence.
Pourquoi ? Parce que ton système nerveux est bloqué en mode alarme. Il a appris à scanner le danger en permanence. Et il ne reconnaît plus la sécurité, même quand elle est là.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est de la neurologie.
La métaphore qui change tout
Imagine un détecteur de fumée ultra-sensible. Au début, il fonctionne normalement : danger → activation, puis retour au calme.
Mais après des mois, voire des années, de surcharge :
Ton détecteur ne se désactive plus.
Il sonne pour un rien.
Il consomme toute ton énergie à maintenir cet état d’alerte.
80 % des signaux du nerf vague remontent vers le cerveau. Ton corps parle en premier. L’esprit suit.
On ne peut pas raisonner un détecteur de fumée. On peut lui montrer qu’il n’y a pas de feu.
Micro-pratique : le scan des 3 ancrages
Durée : 2 minutes.
Quand : dès que tu sens la tension monter, ou en prévention, le matin.
Pieds au sol → sens le contact de tes pieds avec le sol. Pas besoin de forcer. Juste remarquer.
Mains sur les cuisses → pose tes mains sur tes cuisses. Remarque la pression, la température.
Trois respirations → inspire lentement par le nez, expire par la bouche. Trois fois.
Option d’arrêt : si tu sens une montée d’angoisse ou une impression de flottement, ouvre les yeux, regarde autour de toi et reviens à la pièce. C’est toujours la bonne décision.
Pourquoi ça peut aider : ces ancrages envoient un signal concret à ton système nerveux : “Ici, maintenant, tu es en sécurité.” Pas à ta tête, à ton corps.
Ce que les clientes observent souvent
Elles ne deviennent pas “guéries”. Elles deviennent autonomes.
“J’ai dormi sans me réveiller en sursaut pour la première fois depuis des mois.”
“Je me rends compte que je peux respirer sans avoir mal au ventre.”
“Je n’ai plus l’impression de devoir tout contrôler pour être en sécurité.”
Ce sont des résultats que j’entends souvent. Pas toujours. Pas pour tout le monde. Mais souvent.
Ce qui arrive en juin
La première fois que j’ai trouvé mon bouton OFF, c’était avec une technique corporelle. Pas en méditant. Pas en respirant “correctement”. En donnant à mon corps un signal qu’il pouvait comprendre.
Depuis, j’accompagne des femmes à trouver le leur.
À partir du 2 juin, je propose une série de 6 lives gratuits sur Substack, une semaine de pratiques pour apprendre à envoyer ce signal. L’hypervigilance expliquée. Les déclencheurs invisibles. Le TRE guidé. L’ancrage dans le quotidien.
Et le 26 juin, un atelier de 2 heures pour aller plus loin : BOUTON OFF.
Si tu es déjà membre, l’atelier est inclus dans ton abonnement. Si tu ne l’es pas encore, c’est peut-être le bon moment pour y penser. Pas pour moi, mais parce que les replays des lives, les articles en profondeur et le Q&A hebdomadaire sont là toute l’année, pas seulement en juin.
Ta mission cette semaine
Essaie le scan des 3 ancrages une fois par jour. Pas pour réussir. Juste pour observer ce qui se passe dans ton corps : avant, pendant, après.
Mon bouton OFF, je l’ai trouvé par accident. Toi, tu peux le trouver exactement là où tu es.
Atelier BOUTON OFF
26 juin, 18h30, en ligne.
Gratuit pour les membres Substack


Je dirais même “surtout” quand tout va bien ahaha