Épuisée alors que tu ne fais "pas tant que ça"
Même quantité de tâches, coût énergétique différent. Comprendre + micro-pratique 3 min
Les autres disent que tu exagères.
Que tu devrais juste “te reposer un peu”.
Mais pendant qu’ils vivent leur journée en mode automatique, ton cerveau TDAH/autiste/hypersensible a déjà filtré 1000 stimuli, géré 47 pensées simultanées et masqué ton vrai visage.
Avant même d’avoir pris ton café.
Le paradoxe que personne ne voit
Tu regardes ta journée.
Objectivement, tu n’as pas fait “tant que ça”.
Pas comme ta collègue qui a géré 3 dossiers, fait du sport et organisé l’anniversaire de sa fille.
Elle dort comme un bébé.
Toi, tu es effondrée.
Et là, cette petite voix : “Pourquoi je suis aussi faible ?”
Nouvelle : tu n’es pas faible. Ton cerveau fonctionne différemment.
C’est de la biologie, pas du manque de volonté.
Ce que les autres ne voient pas
Pendant cette réunion de 30 minutes que tout le monde a trouvée “normale”, toi tu as :
Filtré 15 stimuli sensoriels simultanés
Le néon qui clignote. Le bruit de la clim. Le parfum de ta voisine. Le tic-tac de l’horloge. La chaise inconfortable.
Géré l’anxiété sociale en continu
Est-ce que j’ai dit quelque chose de bizarre ? Pourquoi elle m’a regardée comme ça ? J’aurais dû me taire.
Masqué ton vrai fonctionnement
Faire semblant d’être “normale”. Cacher ton TDAH. Ne pas montrer ta surcharge. Sourire au bon moment.
Anticipé toutes les possibilités
Et si on me demande mon avis ? Et si je n’ai pas la bonne réponse ? Et si je dis une connerie ?
Pendant ce temps, les autres ont juste... assisté à une réunion.
Ils sortent et passent à autre chose.
Toi, tu as besoin de 2h pour récupérer.
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de la biologie.
La charge mentale neurodivergente : ce qui la rend invisible
Si tu es TDAH
Ton cerveau ne filtre pas les informations.
Tout a la même importance.
L’email urgent et le bruit de la photocopieuse.
La deadline et la tache sur ton écran.
Résultat : surcharge cognitive permanente.
Chaque décision te coûte 3x plus d’énergie qu’une personne neurotypique.
Si tu es autiste
Le masking social te bouffe ton énergie vitale.
Paraître “normale” en société, c’est comme jouer un rôle 8h par jour.
Sans parler de la sur-stimulation sensorielle : ton cerveau traite TOUT en même temps, sans filtre.
Si tu es hypersensible
Tu absorbes les émotions des autres comme une éponge.
Ta collègue stressée ? Tu le ressens dans ton ventre.
Ton patron frustré ? Ton système nerveux l’enregistre.
À la fin de la journée, tu portes les émotions de 10 personnes.
Plus les tiennes.
Ce que ça veut dire concrètement
Une journée “normale” pour toi :
→ 2h de préparation mentale avant une interaction sociale importante
→ Filtrage sensoriel constant (open space, lumières, bruits, odeurs)
→ Masking permanent (cacher ton fonctionnement atypique)
→ Gestion des transitions entre tâches (chaque changement = 15 min de réorientation)
→ Ruminations nocturnes sur les interactions de la journée
Pendant ce temps, ta collègue neurotypique :
→ Se prépare 10 min avant la réunion
→ Ne remarque même pas les néons
→ N’a pas besoin de “masquer” quoi que ce soit
→ Passe d’une tâche à l’autre sans effort
→ S’endort 5 min après s’être couchée
Même quantité de tâches.
Coût énergétique complètement différent.
Tu n’es pas “trop sensible”. Tu es épuisée.
Il y a une différence énorme entre :
“Je suis faible et je ne gère pas”
et
“Mon cerveau dépense 3x plus d’énergie pour faire la même chose”
Le premier te fait culpabiliser.
Le second t’aide à comprendre.
Et comprendre, c’est déjà commencer à réguler.
Une micro-pratique pour décharger maintenant (3 min)
Si tu es en surcharge cognitive (TDAH) :
Prends ton téléphone. Active le minuteur 2 min.
Écris ou dicte TOUT ce qui tourne dans ta tête. Sans filtre. Sans structure.
Vide. Juste vide.
Si tu es en surcharge sensorielle (autisme) :
Trouve un endroit calme (même les toilettes, c’est parfait).
Ferme les yeux. Bouche-toi les oreilles 1 min.
Laisse ton système nerveux respirer sans stimulation.
Si tu es en surcharge émotionnelle (hypersensibilité) :
Pose ta main sur ton cœur.
Demande-toi : “De toutes les émotions que je ressens, lesquelles sont vraiment les miennes ?”
Imagine rendre celles qui ne t’appartiennent pas.
→ Si c’est trop intense, arrête. Tu pourras reprendre plus tard.
Et maintenant ?
Jeudi prochain, je partage les protocoles complets adaptés à ton profil neurodivergent.
Pas des conseils génériques qui ne marchent pas.
Des techniques spécifiques TDAH, autisme, hypersensibilité (et combinaisons).
Développées en cabinet avec des dizaines de femmes neurodivergentes.
Durée : 12-25 minutes selon ton profil
Fréquence : 2-4x/jour selon ta charge
Objectif : réguler ton système nerveux AVANT l’effondrement
Ça te parle ? Dis-moi en commentaire quel profil te ressemble le plus. 🫀
Raquel Devillé
Thérapeute somatique spécialisée en neurodivergence
Somatic Experiencing • Brainspotting • TRE
Virton, Belgique • encorps.be

