4 Commentaires
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Avatar de Andréanne Slythe

Merci pour ce texte éclairant.

Le burn-out m’a forcée à sortir de mes standards.

À un moment donné, il m’a obligée à diminuer mes exigences envers moi-même,

à lâcher ce perfectionnisme qui me tenait debout… mais m’épuisait.

Puis il y a eu la prise de conscience.

Réaliser tout ce que j’avais traversé.

Et comprendre qu’au bout de tous ces efforts, il n’y avait pas nécessairement de résultats à la hauteur de ce que j’avais donné.

Alors oui…

c’était normal d’être épuisée.

Normal d’avoir changé.

Normal de ne plus être orientée uniquement vers la performance et les résultats.

Et tranquillement, accepter.

Accepter que ce soit différent.

Accepter de ne plus fonctionner comme avant.

C’est cette prise de conscience qui m’a permis de sortir de la culpabilité, de devenir plus douce envers moi-même…

et surtout, de commencer à éteindre cette petite voix :

« Ce n’est pas assez. »

« Tu aurais pu faire mieux. »

« Encore un effort. »

Parce qu’au fond, ces voix-là ne m’appartiennent pas.

Elles viennent d’ailleurs.

Aujourd’hui, j’apprends à faire la différence

entre ma voix…

et celles qu’on m’a apprises.

Avatar de Raquel Devillé

Ce que tu décris, c'est exactement ce que l'article ne dit pas encore assez clairement : parfois, c'est le corps qui tranche avant qu'on ait choisi.

Le burn-out t'a obligée à lâcher. Pas comme une décision. Comme un effondrement.

Et dans cet effondrement, quelque chose s'est déposé : la réalisation que les efforts ne garantissaient rien. Que l'équation n'était pas juste.

Ce que tu nommes à la fin, distinguer ta voix de celles qu'on t'a apprises, c'est un travail rare. Et souvent, on ne sait même pas que ces voix ne sont pas les nôtres avant d'avoir tout donné et rien reçu en retour.

Merci de l'avoir partagé ici.

Avatar de Patricia ML

J ai réussi à expérimenter le fait que lorsque ce n'est pas parfait selon mes standards ...je ne vais "pas mourir" et même cela a été apprécié il y a quelques années par ma direction car j ai gagné en productivité et améliorer ma capacité a aller a l essentiel...c'est là que j ai compris mon besoin de maîtriser (soucis du détail ++) afin de ne pas etre prise à défaut et surtout ne pas vivre la honte d'avoir mal fait donc le risque d etre jugée et rejetée....cependant si côté travail ça s'est amélioré il y a encore beaucoup de sujets sur lesquelles je procrastine. Je comprends que comprendre d'où ça vient (peut être) ne suffit pas et que j'ai à reprogrammer mon système nerveux pour lui permettre e passer à l action là où j'ai mes enjeux car en fait je suis assez hyperactive en bon bélier aussi ..c est ma nature....

Merci pour vos contenus tres riches. Ici j'ose même exprimer. Mon profil LinkedIn est pro donc compliqué ...

Avatar de Raquel Devillé

"Je ne vais pas mourir", c'est exactement ça. C'est souvent la première vraie brèche dans le système.

Et tu touches quelque chose d'important : comprendre d'où ça vient ne suffit pas. Le corps a appris que l'imperfection = danger de rejet. Cette équation-là ne se réécrit pas avec une prise de conscience. Elle se réécrit avec de l'expérience répétée dans le corps, que l'imperfection peut exister sans catastrophe.

Ce que tu décris au travail, c'est que ton système nerveux a accumulé assez de preuves contraires. Là où les enjeux sont différents, il n'a pas encore eu ces preuves.

Et le fait que tu oses exprimer ici ce que tu ne diras pas sur LinkedIn : c'est déjà ça, du reprogramming. 🫀