<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[Ce n'est pas dans ma tête]]></title><description><![CDATA[Le stress se libère par le corps, pas par des listes. Procrastination, épuisement et charge mentale. Pour celles qui ont tout essayé sauf leur corps. Explications claires sur le système nerveux. Pratiques concrètes, en 5 minutes ou moins, n'importe où.]]></description><link>https://www.encorps.be</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png</url><title>Ce n&apos;est pas dans ma tête</title><link>https://www.encorps.be</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Sat, 31 Oct 2026 20:17:42 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://www.encorps.be/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Raquel Devillé]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[hello@encorps.be]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[hello@encorps.be]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[Raquel Devillé]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[Raquel Devillé]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[hello@encorps.be]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[hello@encorps.be]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[Raquel Devillé]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[Ce qu’on ne t’a jamais dit sur les larmes interdites et les muscles qui tremblent]]></title><description><![CDATA[Ce que Christiane, 75 ans, a appris &#224; laisser sortir]]></description><link>https://www.encorps.be/p/ce-quon-ne-ta-jamais-dit-sur-les</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/ce-quon-ne-ta-jamais-dit-sur-les</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Thu, 29 Oct 2026 14:23:39 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/222342031/ea09b807d9351fe3f3878dfdc6764e7b.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Ta paupi&#232;re gauche saute depuis trois jours. Une petite secousse sous la peau, au bord de l&#8217;&#339;il, que personne ne remarque &#224; part toi.</p><p>Tu te dis : <em><strong>C&#8217;est la fatigue. Je vais me coucher plus t&#244;t, &#231;a va passer.</strong></em></p><p>Le matin, devant le miroir de la salle de bain, la brosse &#224; dents dans la main, tu la vois repartir. Toute seule.</p><p>Mais tu t&#8217;es d&#233;j&#224; couch&#233;e plus t&#244;t. Tu as coup&#233; l&#8217;&#233;cran avant 22 h, tu as bu moins de caf&#233;. Donc ton corps fait autre chose que te contrarier : il essaie de rel&#226;cher une tension qu&#8217;il tient depuis tr&#232;s longtemps.</p><p>J&#8217;ai fait un live Substack avec <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Christiane MASSERON&quot;,&quot;id&quot;:105109494,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/256d6d1c-01ef-4d93-afb3-32f0d6760fbc_670x668.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;b8b09a9d-aeb9-4cd8-823e-a0b574713857&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span>, 75 ans, m&#232;re et grand-m&#232;re, et avec <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Morgane Zanga &#10024;&quot;,&quot;id&quot;:317867860,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!KNKj!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F40885f04-459d-47a5-8478-65eac38a8948_955x955.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;9339eff3-efa8-49bb-bc0f-d7937d058cb9&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span> , venue comme co-invit&#233;e. On a parl&#233; de &#231;a. Le corps qui r&#233;agit &#224; ce qui a &#233;t&#233; retenu pendant des ann&#233;es. Les paupi&#232;res qui sautent, les muscles qui tremblent, les larmes qu&#8217;on n&#8217;avait pas le droit de verser.</p><p>Sans entrer dans le m&#233;dical. En restant sur ce qu&#8217;on sent, et sur le chemin qui m&#232;ne &#224; l&#8217;apaisement.</p><h2>Une petite fille qui n&#8217;avait pas le droit de pleurer</h2><p>Christiane est fille unique. Ses parents souffraient beaucoup, et tr&#232;s t&#244;t, c&#8217;est elle qui les a port&#233;s. Elle le dit avec ses mots : elle &#233;tait &#224; la fois leur psychologue et leur bouc &#233;missaire. Et du coup, elle n&#8217;a pas pu se construire.</p><p>Quand on a pr&#233;par&#233; le live ensemble, elle m&#8217;a racont&#233; une &#233;ducation d&#8217;apr&#232;s-guerre tr&#232;s dure, o&#249; on &#171; dressait &#187; les enfants plus qu&#8217;on ne les &#233;duquait. Elle se taisait pour prot&#233;ger ses parents. Elle avait peur de tout. D&#232;s que quelqu&#8217;un levait la main pr&#232;s d&#8217;elle, son corps se prot&#233;geait tout seul, avant m&#234;me qu&#8217;elle y pense.</p><p>Et quand elle finissait en larmes juste avant l&#8217;arriv&#233;e d&#8217;invit&#233;s, la consigne tombait : s&#232;che tes larmes, tu vas nous faire honte. Il fallait faire un beau sourire.</p><blockquote><p><em><strong>Un enfant, ce n&#8217;est pas fait pour &#231;a.</strong></em></p></blockquote><p>Christiane, pendant le live.</p><p>Plus tard, adulte, elle a continu&#233; de la m&#234;me fa&#231;on. Beaucoup de choses mises sous le tapis. &#201;viter d&#8217;en parler d&#232;s qu&#8217;une r&#233;action risquait d&#8217;arriver en face. Et tout prendre sur son corps.</p><p>Le corps, lui, s&#8217;en souvient.</p><h2>Ce que son corps a fait de tout &#231;a</h2><p>Les paupi&#232;res, d&#8217;abord. Elles sautent souvent. Pendant longtemps, Christiane a mis &#231;a sur le compte de la fatigue. Puis elle a commenc&#233; &#224; sentir que &#231;a arrivait aussi avec les &#233;motions, avec des situations qui la renvoyaient loin en arri&#232;re. <em><strong>C&#8217;est un petit peu g&#234;nant, mais c&#8217;est tout</strong></em>, m&#8217;a-t-elle dit. Elle ne voyait pas le rapport.</p><p>Ensuite, quand les &#233;preuves se sont additionn&#233;es sur une m&#234;me ann&#233;e, son corps a parl&#233; plus fort :</p><ul><li><p>le dos bloqu&#233;, au point de devoir s&#8217;allonger le matin pour arriver &#224; se pr&#233;parer,</p></li><li><p>les hanches douloureuses, une douleur qui &#233;tait partie d&#8217;elle-m&#234;me le jour o&#249; elle a enfin eu son rendez-vous,</p></li><li><p>l&#8217;&#233;t&#233;, des jambes si douloureuses qu&#8217;elle marchait mal et avait peur de tomber,</p></li><li><p>dans les moments d&#8217;&#233;motion tr&#232;s forte, une douleur sous le sein qui s&#8217;est d&#233;tendue ensuite (&#171; c&#8217;&#233;tait uniquement une tension &#187;),</p></li><li><p>des matins o&#249; elle avait mal partout, o&#249; m&#234;me se retourner dans le lit devenait l&#8217;horreur.</p></li></ul><p>Elle a d&#233;crit un m&#233;canisme avec une justesse que je trouve rare. Un seul souci, elle le passe. Mais quand les choses s&#8217;additionnent, &#224; un moment, le corps l&#226;che compl&#232;tement. Plus d&#8217;&#233;nergie. Plus de sommeil non plus, parce qu&#8217;il faut un minimum d&#8217;&#233;nergie pour arriver &#224; dormir.</p><blockquote><p><em><strong>Je tenais, je tenais, je tenais.</strong></em> </p></blockquote><p>Avec l&#8217;impression d&#8217;&#234;tre sur la corde en permanence, et de ne jamais penser &#224; elle.</p><p>Morgane, elle, a grandi dans une famille pleine de non-dits. Quand &#231;a ne va pas, tu g&#232;res ton probl&#232;me toute seule, et c&#8217;est termin&#233;. Quand elle a commenc&#233; &#224; oser dire qu&#8217;elle voulait divorcer, elle s&#8217;est retrouv&#233;e couverte de plaques. Elles sont parties avec le temps, &#224; mesure que le divorce arrivait &#224; sa fin. Pendant toute la p&#233;riode o&#249; elle ne savait plus o&#249; elle se situait, son pied gauche pesait comme une enclume. Et un sac de courses pouvait lui bloquer le dos pendant plusieurs jours, alors qu&#8217;elle fait beaucoup de sport et soul&#232;ve bien plus lourd sans souci.</p><p>Comme si la coupe &#233;tait d&#233;j&#224; pleine.</p><h2>Ce qui se passe dans le corps</h2><p>Ce que je vois dans mon travail, c&#8217;est que le corps garde la trace de ce qu&#8217;on n&#8217;a pas pu exprimer. Dans les muscles. Dans le fascia, ce tissu qui enveloppe et relie tous tes muscles. Dans les articulations. C&#8217;est une m&#233;moire implicite : ton corps se souvient sans que ta t&#234;te ait besoin de raconter l&#8217;histoire.</p><p>Imagine une bouteille d&#8217;eau gazeuse secou&#233;e pendant des ann&#233;es, bouchon viss&#233; &#224; fond. Tout ce que tu n&#8217;as pas dit, pas pleur&#233;, pas cri&#233;, reste sous pression &#224; l&#8217;int&#233;rieur. Les tremblements, les b&#226;illements, les larmes, c&#8217;est le bouchon qu&#8217;on d&#233;visse d&#8217;un quart de tour. Le gaz sort par petites bulles, au lieu d&#8217;exploser d&#8217;un coup.</p><p>Quand une tension musculaire est tenue tr&#232;s longtemps, elle finit par chercher une sortie. Et cette sortie prend souvent des formes qu&#8217;on prend pour des bizarreries :</p><ul><li><p>des tremblements, dans n&#8217;importe quelle partie du corps qui a des muscles, y compris les yeux et les paupi&#232;res,</p></li><li><p>des b&#226;illements en s&#233;rie,</p></li><li><p>des larmes qui montent sans pr&#233;venir,</p></li><li><p>parfois des rots, quand &#231;a vient de tr&#232;s loin &#224; l&#8217;int&#233;rieur. Pas &#233;l&#233;gant. Mais tr&#232;s bon signe.</p></li></ul><p>Les yeux accumulent &#233;norm&#233;ment de tension, et on les rel&#226;che de moins en moins avec les &#233;crans. Donc quand on travaille avec eux en douceur, il arrive que les paupi&#232;res se mettent &#224; fr&#233;mir. C&#8217;est ce qui s&#8217;est pass&#233; pour Christiane pendant un atelier Bouton OFF o&#249; on travaillait avec le regard.</p><p>Ton corps ne tremble pas parce qu&#8217;il va mal. Il commence &#224; aller mieux parce qu&#8217;il a enfin le droit de trembler.</p><p>Les larmes suivent le m&#234;me chemin. Cette ann&#233;e, Christiane a pleur&#233; pendant trois ou quatre nuits. Elle le r&#233;sume ainsi : &#224; partir du moment o&#249; le corps se vide de ses larmes, il va beaucoup mieux. Elle sait qu&#8217;elle a encore des choses &#224; sortir. Mais c&#8217;est beaucoup plus clair, et elle se sent beaucoup plus apais&#233;e. Elle avance tout doucement, et elle sait o&#249; elle veut arriver : un apaisement complet, sans plus aucune col&#232;re qui reste.</p><h2>Avant d&#8217;aller plus loin, une pr&#233;caution honn&#234;te</h2><p>Est-ce que &#231;a veut dire que chaque paupi&#232;re qui saute cache une vieille histoire&nbsp;? Non. Parfois, une douleur est m&#233;canique. Parfois, il y a un vrai probl&#232;me m&#233;dical derri&#232;re.</p><p>Donc si un sympt&#244;me est nouveau, s&#8217;il dure ou s&#8217;il t&#8217;inqui&#232;te, va d&#8217;abord voir ton m&#233;decin. Je parle de stress et de d&#233;charge quand les examens ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; faits et que rien n&#8217;explique ce que le corps vit. &#192; partir de l&#224;, je fais tr&#232;s confiance au ressenti.</p><h2>Pourquoi avoir tout compris ne suffit pas</h2><p>Tu as sans doute d&#233;j&#224; compris ton histoire. Tu sais d&#8217;o&#249; &#231;a vient, tu as lu, tu as parl&#233;, parfois pendant des ann&#233;es. Mais comprendre ne dit pas &#224; tes muscles qu&#8217;ils peuvent arr&#234;ter de tenir.</p><p>Ton syst&#232;me nerveux ne lit pas tes carnets de th&#233;rapie. Il r&#233;pond &#224; ce qu&#8217;il sent.</p><p>Christiane m&#8217;a dit une phrase pendant notre pr&#233;paration que je garde avec moi : il faut &#234;tre direct, dire les choses. Mettre des gants si &#231;a risque de heurter, mais les dire quand m&#234;me. Parce que ce qu&#8217;on laisse sous le tapis continue de peser.</p><p>Et le corps a sa propre fa&#231;on de dire les choses. Il tremble, il b&#226;ille, il pleure. Il demande seulement qu&#8217;on le laisse finir sa phrase.</p><p>Si elle a accept&#233; de t&#233;moigner, c&#8217;est pour &#231;a : que d&#8217;autres femmes qui sentent la m&#234;me chose se sentent moins seules. Ce qu&#8217;elle aime dans le groupe Bouton OFF, c&#8217;est que chacune y dit exactement ce qu&#8217;elle ressent dans son corps.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;"><em>Si ton corps tremble, saute ou pleure sans raison apparente et que comprendre ton histoire ne l&#8217;a pas apais&#233;, j&#8217;accompagne quelques femmes en individuel en visio pour laisser cette tension sortir en s&#233;curit&#233;.</em></p><p style="text-align: center;"><em><strong><a href="https://tidycal.com/encorps/rdv-substack">On prend 30 minutes gratuites pour en parler ici.</a></strong></em></p></div><div><hr></div><p><strong>Ton corps a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; rel&#226;cher. Maintenant, on va l&#8217;accompagner, ensemble, avec une pratique que tu peux faire chez toi d&#232;s ce soir.</strong></p><h2>La pratique : laisser les yeux rel&#226;cher ce qu&#8217;ils tiennent</h2><p>Aujourd&#8217;hui, je partage avec toi une version douce du travail avec le regard qu&#8217;on fait dans l&#8217;atelier Bouton OFF. Pas pour provoquer quoi que ce soit. Pour donner &#224; tes yeux, et &#224; tout ce qui se tient derri&#232;re eux, la permission de l&#226;cher un peu.</p><p>Ce qu&#8217;il te faut pour commencer :</p><ul><li><p>5 &#224; 7 minutes o&#249; personne ne viendra te chercher,</p></li><li><p>une chaise ou un canap&#233;, les pieds pos&#233;s au sol, une lumi&#232;re douce,</p></li><li><p>tes lunettes ou tes lentilles retir&#233;es si c&#8217;est confortable pour toi.</p></li></ul><p>Note s&#233;curit&#233; : avance lentement. Si l&#8217;intensit&#233; monte trop, si tu te sens envahie, paniqu&#233;e, si la t&#234;te tourne ou qu&#8217;un souvenir prend toute la place, arr&#234;te-toi. Ouvre grand les yeux, regarde cinq objets dans la pi&#232;ce et nomme-les, sens tes pieds au sol, bouge un peu. Tu peux aussi choisir de faire ce travail accompagn&#233;e.</p><h3>1. Poser le corps</h3><p>Sens l&#8217;appui de tes pieds sur le sol. Le poids de ton bassin sur l&#8217;assise. Laisse ton dos trouver le dossier.</p><p>Regarde la pi&#232;ce autour de toi, lentement, comme si tu la d&#233;couvrais. Laisse ton regard s&#8217;arr&#234;ter sur un objet, une couleur ou une forme qui te fait du bien, m&#234;me un tout petit peu. Reste l&#224; deux ou trois respirations.</p><p>Ce point-l&#224;, c&#8217;est ton refuge pour la suite. Tu pourras y revenir &#224; tout moment.</p><h3>2. Adoucir le regard</h3><p>Garde les yeux pos&#233;s sur ce point sans le fixer. Laisse le regard devenir plus large, comme si tu voyais aussi ce qui se passe sur les c&#244;t&#233;s, sans tourner la t&#234;te.</p><p>Puis laisse tes paupi&#232;res descendre &#224; moiti&#233;. Sens leur poids. Sens les petits muscles autour des yeux, ceux qui travaillent toute la journ&#233;e devant les &#233;crans, devant les visages, devant tout ce qu&#8217;il faut surveiller.</p><p>Tu n&#8217;as rien &#224; faire. Juste remarquer s&#8217;ils sont serr&#233;s, chauds, fatigu&#233;s.</p><h3>3. Le regard lent</h3><p>Les yeux mi-clos ou ouverts, comme tu pr&#233;f&#232;res, d&#233;place ton regard tr&#232;s lentement de gauche &#224; droite, &#224; hauteur d&#8217;horizon. Beaucoup plus lentement que d&#8217;habitude. Comme une goutte de miel qui glisse.</p><p>Puis de droite &#224; gauche, toujours aussi lentement.</p><p>Quelque part sur ce trajet, il se peut que quelque chose se passe : un b&#226;illement, une d&#233;glutition, un picotement, une paupi&#232;re qui fr&#233;mit, une envie de soupirer. Quand &#231;a arrive, arr&#234;te ton regard &#224; cet endroit-l&#224; et reste quelques respirations.</p><p>Si rien ne vient, c&#8217;est tr&#232;s bien aussi. Le corps a parfois besoin de plusieurs essais avant de se sentir assez en s&#233;curit&#233; pour l&#226;cher.</p><h3>4. Laisser sortir, sans pousser</h3><p>Si tes paupi&#232;res se mettent &#224; sauter, si tes yeux se mouillent, si un tremblement appara&#238;t dans le visage, les &#233;paules ou les mains, ne fais rien. Tu ne l&#8217;arr&#234;tes pas. Tu ne l&#8217;amplifies pas non plus.</p><p>Tu peux te dire int&#233;rieurement :</p><blockquote><p><em><strong>Mon corps rel&#226;che. Je le laisse faire. Je suis l&#224;.</strong></em></p></blockquote><p>Et si une larme coule, laisse-la couler. Personne ne te demandera de sourire.</p><p>D&#232;s que &#231;a devient trop, reviens au refuge de l&#8217;&#233;tape 1. Ouvre les yeux, retrouve ton objet, sens tes pieds.</p><h3>5. Revenir doucement</h3><p>Frotte tes paumes l&#8217;une contre l&#8217;autre jusqu&#8217;&#224; ce qu&#8217;elles chauffent. Pose-les en coupe sur tes yeux ferm&#233;s, sans appuyer. Sens la chaleur et le noir.</p><p>Puis retire tes mains, ouvre les yeux, et regarde la pi&#232;ce &#224; nouveau. Remarque ce qui a chang&#233;, m&#234;me un d&#233;tail : la m&#226;choire un peu moins serr&#233;e, une respiration qui descend plus bas, les couleurs un peu plus nettes, ou une grosse envie de dormir.</p><h2>Ce qu&#8217;on ne te dit jamais</h2><p>Les premi&#232;res fois, tu risques d&#8217;avoir l&#8217;impression de ne rien faire du tout. Ta t&#234;te va vouloir analyser, v&#233;rifier si &#171; &#231;a marche &#187;, chercher le souvenir derri&#232;re la paupi&#232;re qui saute. Laisse-la parler et reviens au regard lent.</p><p>Et parfois, quand l&#8217;armure l&#226;che un peu, c&#8217;est la fatigue qui sort en premier. Ou des larmes sans histoire pr&#233;cise. Christiane a pleur&#233; trois ou quatre nuits avant de se sentir plus claire. &#199;a ne se fait pas en une fois, et &#231;a avance rarement en ligne droite. Ton corps rattrape des ann&#233;es de &#171; s&#232;che tes larmes &#187;.</p><h2>Version 30 secondes, devant ton &#233;cran</h2><p>Quand tu sens tes yeux br&#251;ler, ta paupi&#232;re sauter ou ta m&#226;choire se serrer en pleine journ&#233;e :</p><ol><li><p>d&#233;tourne ton regard de l&#8217;&#233;cran vers le point le plus loin possible, une fen&#234;tre, un mur au fond de la pi&#232;ce,</p></li><li><p>laisse tes paupi&#232;res devenir lourdes, &#224; moiti&#233; ferm&#233;es,</p></li><li><p>laisse sortir une expiration un peu plus longue que l&#8217;inspiration,</p></li><li><p>si un b&#226;illement vient, laisse-le venir en entier.</p></li></ol><p>Trente secondes. Personne ne remarquera rien. Ton syst&#232;me nerveux, lui, remarquera.</p><h2>Selon tes journ&#233;es</h2><h3>Au bureau ou en visio</h3><p>Fais seulement l&#8217;&#233;tape 3, les yeux ouverts, en suivant lentement le bord d&#8217;un objet sur ton bureau. Une minute entre deux r&#233;unions suffit.</p><h3>&#192; la maison, le soir</h3><p>Fais la pratique compl&#232;te, allong&#233;e si tu pr&#233;f&#232;res, avant de dormir. Les paumes chaudes sur les yeux &#224; la fin aident souvent le corps &#224; basculer vers le repos.</p><h3>Les jours o&#249; tout est d&#233;j&#224; trop</h3><p>Reste sur l&#8217;&#233;tape 1. Les pieds, l&#8217;assise, un objet agr&#233;able dans la pi&#232;ce. C&#8217;est d&#233;j&#224; une pratique compl&#232;te pour un syst&#232;me nerveux &#224; bout.</p><p>Trois fois par semaine, c&#8217;est tr&#232;s bien. Une fois, c&#8217;est d&#233;j&#224; quelque chose.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Une fois par jour, prends trois minutes pour le regard lent de l&#8217;&#233;tape 3. Puis note en une ligne ce que ton corps a fait : rien, un soupir, un b&#226;illement, une paupi&#232;re qui fr&#233;mit, une larme.</p><p>Dis-moi en commentaire ce que ton corps fait quand il rel&#226;che. Les paupi&#232;res, les b&#226;illements, les larmes, ou autre chose. Je lis chaque r&#233;ponse.</p><h2>Ce qui peut changer</h2><p>Les paupi&#232;res ne vont pas forc&#233;ment arr&#234;ter de sauter du jour au lendemain. Mais tu vas peut-&#234;tre commencer &#224; les lire autrement. Moins comme une panne. Plus comme un signal : l&#224;, quelque chose a besoin de rel&#226;cher.</p><p>Et chaque fois que tu laisses un b&#226;illement, une larme ou un tremblement aller jusqu&#8217;au bout, ton corps apprend qu&#8217;il a le droit de d&#233;poser ce qu&#8217;il a port&#233;.</p><p>Demain matin, devant le miroir de la salle de bain, ta paupi&#232;re gauche repartira peut-&#234;tre. Mais cette fois, tu sauras lire autre chose dans ce petit battement : ton corps qui d&#233;pose enfin un peu de ce qu&#8217;il a tenu &#224; ta place.</p><div><hr></div><div class="callout-block" data-callout="true"><h3><strong>Travailler en profondeur avec moi</strong></h3><p>Si ton corps tient depuis des ann&#233;es et que tout ce que tu as compris de ton histoire ne l&#8217;a pas apais&#233;, je t&#8217;accompagne en individuel, 100 % en visio, pour que ton syst&#232;me nerveux puisse laisser sortir ce qu&#8217;il retient, &#224; son rythme. <strong><a href="https://www.encorps.be/p/cabinet">Travailler en profondeur avec moi</a>.</strong></p><p>Et si tu pr&#233;f&#232;res d&#8217;abord en parler, on prend 30 minutes ensemble, gratuitement, <strong><a href="https://tidycal.com/encorps/rdv-substack">on peut se parler ici</a></strong>.</p><p><em>Si tu es membre du <strong><a href="https://www.encorps.be/p/abonnement-premium">Cabinet Encorps</a></strong>, tu as -25 % sur mes s&#233;ances.</em></p></div><p>Merci &#224; <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Christiane MASSERON&quot;,&quot;id&quot;:105109494,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/256d6d1c-01ef-4d93-afb3-32f0d6760fbc_670x668.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;59e52a80-88ad-4344-828b-3d73ca9465cc&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span> pour sa franchise, et &#224; <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Morgane Zanga &#10024;&quot;,&quot;id&quot;:317867860,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!KNKj!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F40885f04-459d-47a5-8478-65eac38a8948_955x955.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;dfd66b49-4fd4-4905-a8d8-f90c19595f26&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span> pour sa pr&#233;sence.</p><p>Raquel</p><p><em>P.S. La prochaine fois que ta paupi&#232;re saute, pose deux doigts chauds juste &#224; c&#244;t&#233;, sans appuyer, et laisse-la faire. Elle n&#8217;a pas besoin d&#8217;&#234;tre corrig&#233;e, elle a besoin qu&#8217;on la laisse finir.</em></p><div><hr></div><h3><strong>Pour continuer ta lecture :</strong></h3><ul><li><p><a href="https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-une-serie-pour">Ne plus tout porter : revenir &#224; toi</a></p></li><li><p><a href="https://www.encorps.be/p/tout-porter-quand-lhumeur-de-lautre">Tout porter : quand l&#8217;humeur de l&#8217;autre devient la tienne</a></p></li><li><p><a href="https://www.encorps.be/p/reprendre-ta-place-quand-tu-portes">Reprendre ta place quand tu portes l&#8217;humeur de l&#8217;autre</a></p></li></ul>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La symbiose qui colle à la peau : d’où ça vient vraiment]]></title><description><![CDATA[Tu absorbes l&#8217;humeur de l&#8217;autre avant m&#234;me qu&#8217;il parle&#160;? D&#233;couvre d&#8217;o&#249; vient la symbiose dans ton syst&#232;me nerveux et 4 &#233;tapes corporelles pour t&#8217;en s&#233;parer.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/symbiose-relationnelle-attachement-systeme-nerveux</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/symbiose-relationnelle-attachement-systeme-nerveux</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Thu, 29 Oct 2026 09:55:45 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/642454da-8abd-4e4d-8868-4086bb534c0a_1600x1068.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu ressens son humeur avant m&#234;me qu&#8217;il ait parl&#233;.</p><p>Sa journ&#233;e d&#233;cide de la tienne. Quand il va bien, tu respires. Quand il va mal, quelque chose se serre dans ta poitrine, ta petite voix int&#233;rieure cherche d&#233;j&#224; ce que tu as pu faire de travers, et tu vois tout l&#8217;espace de la pi&#232;ce se r&#233;tr&#233;cir autour de son visage ferm&#233;.</p><p>On appelle souvent &#231;a de l&#8217;empathie. Mais dans ton corps, ce n&#8217;est pas un &#233;lan choisi. Donc tu t&#8217;&#233;puises &#224; porter une m&#233;t&#233;o qui n&#8217;est pas la tienne, l&#224; o&#249; une fronti&#232;re n&#8217;a jamais vraiment eu la place de se construire.</p><h2>Ce que j&#8217;appelle ici la symbiose</h2><p>Dans le langage courant, la symbiose &#233;voque souvent quelque chose de beau : &#234;tre tr&#232;s proches, se comprendre &#224; demi-mot, sentir l&#8217;autre tout de suite.</p><p>Mais dans le syst&#232;me nerveux, quand cette proximit&#233; devient automatique, elle prend un tout autre visage.</p><p>La limite entre toi et l&#8217;autre devient floue. Ses &#233;motions prennent toute la place en toi. Son inconfort devient ton urgence. Son silence devient une &#233;nigme &#224; r&#233;soudre. Son soupir devient un signal d&#8217;alerte.</p><p>Tu n&#8217;es pas seulement touch&#233;e par ce qu&#8217;il vit. Tu es aspir&#233;e dedans.</p><p>Ton corps lit l&#8217;&#233;tat de l&#8217;autre comme s&#8217;il s&#8217;agissait de ta propre m&#233;t&#233;o int&#233;rieure. En continu. Sans m&#234;me avoir d&#233;cid&#233; de t&#8217;en m&#234;ler.</p><h2>D&#8217;o&#249; &#231;a vient : la premi&#232;re maison</h2><p>Ce r&#233;flexe ne tombe pas du ciel &#224; l&#8217;&#226;ge adulte. Il s&#8217;apprend t&#244;t.</p><p>Dans une maison o&#249; ton calme d&#233;pendait de l&#8217;&#233;tat d&#8217;un adulte, tu n&#8217;avais pas le luxe d&#8217;&#234;tre s&#233;par&#233;e. Il fallait sentir l&#8217;autre avant m&#234;me qu&#8217;il ouvre la porte pour te prot&#233;ger. Lire le bruit des cl&#233;s, deviner la fatigue dans les &#233;paules, &#233;pouser le climat de la cuisine, d&#233;samorcer avant que l&#8217;orage &#233;clate ou que le silence devienne glacial.</p><p>Peut-&#234;tre aussi qu&#8217;un adulte autour de toi avait besoin que tu r&#233;gules son &#233;tat &#224; sa place. Que tu sois la petite fille raisonnable, celle qui console, celle qui ne fait pas de vagues, le thermostat &#233;motionnel de toute la maison.</p><p>Dans les deux cas, une chose essentielle n&#8217;a pas eu la s&#233;curit&#233; n&#233;cessaire pour se construire : un &#171; moi &#187; s&#233;par&#233;, qui a le droit d&#8217;exister &#224; c&#244;t&#233; de l&#8217;autre sans se dissoudre dans lui.</p><h2>Le cycle qui tourne en boucle dans ton syst&#232;me nerveux</h2><p>Quand ce c&#226;blage s&#8217;est install&#233; t&#244;t, il continue de tourner tout seul des d&#233;cennies plus tard.</p><p>L&#8217;autre se tend ou se referme. Ton syst&#232;me nerveux capte la micro-variation en une fraction de seconde et se d&#233;r&#233;gule avec lui. Aussit&#244;t, ton corps se mobilise pour adoucir, porter, r&#233;parer ou devancer son besoin. Quand l&#8217;autre s&#8217;apaise enfin, ta propre cage thoracique redescend.</p><p>Et &#224; chaque tour de piste, ton corps enregistre la m&#234;me le&#231;on silencieuse :</p><blockquote><p><em>Pour avoir le droit d&#8217;&#234;tre en paix dans mon propre corps, je dois d&#8217;abord r&#233;parer l&#8217;&#233;tat de l&#8217;autre.</em></p></blockquote><p>Alors &#231;a recommence. Avec ton partenaire, avec ta m&#232;re, avec tes enfants, avec une coll&#232;gue tendue en r&#233;union ou en visio. Comme on l&#8217;a vu dans <a href="https://www.encorps.be/p/tout-porter-quand-lhumeur-de-lautre">Tout porter : quand l&#8217;humeur de l&#8217;autre devient la tienne</a>, ce n&#8217;est pas un d&#233;faut de volont&#233;.</p><h2>Ce que ce n&#8217;est pas (et pourquoi l&#8217;avoir compris ne suffit pas)</h2><p>Tu te demandes peut-&#234;tre pourquoi tu retombes dans cette fusion alors que tu l&#8217;as d&#233;j&#224; analys&#233;e cent fois en th&#233;rapie parl&#233;e. Rien n&#8217;est cass&#233; chez toi : ton syst&#232;me nerveux r&#233;p&#232;te simplement le geste qui t&#8217;a permis de survivre au lien.</p><p>Tu ne fusionnes pas parce que tu aimes trop fort, tu t&#8217;effaces parce que ton corps croit encore que la fronti&#232;re coupe l&#8217;amour.</p><p>On ne t&#8217;a jamais appris dans tes cellules que tu pouvais rester toi, enti&#232;re et s&#233;par&#233;e, tout en restant profond&#233;ment en lien. Une fronti&#232;re ne casse pas la relation. Elle la rend respirable.</p><p>Mais une fronti&#232;re ne se d&#233;cr&#232;te pas &#224; coups de grandes r&#233;solutions dans la t&#234;te. Elle se r&#233;apprend dans le corps, un trait &#224; la fois.</p><div><hr></div><div class="callout-block" data-callout="true"><p><strong>Envie de passer de la compr&#233;hension au corps d&#232;s maintenant&nbsp;? </strong>Juste en dessous, dans la partie pratique r&#233;serv&#233;e aux membres du <strong>Cabinet Encorps</strong>, je te guide pas &#224; pas pour rep&#233;rer l&#8217;endroit exact o&#249; la fusion s&#8217;accroche dans ton corps, faire le test somatique <em>&#171; &#231;a, c&#8217;est moi &#187;</em>, remonter sans te brusquer &#224; la premi&#232;re maison, et poser un premier trait de fronti&#232;re d&#232;s aujourd&#8217;hui (avec la version 30 secondes en temps r&#233;el et ton journal <em>Ne plus tout porter</em>).</p><p>Tu peux d&#233;bloquer la suite tout de suite (avec l&#8217;essai gratuit de 7 jours ou l&#8217;abonnement &#224; 18&#8364;/mois ou 90&#8364;/an, qui inclut aussi notre atelier mensuel de r&#233;gulation en direct <em>Bouton OFF</em>, tous les audios guid&#233;s et -25% sur mes accompagnements individuels) :</p><p><strong><a href="https://www.encorps.be/p/abonnement-premium">D&#233;bloquer la pratique et rejoindre Le Cabinet Encorps</a></strong></p></div>
      <p>
          <a href="https://www.encorps.be/p/symbiose-relationnelle-attachement-systeme-nerveux">
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          </a>
      </p>
   ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Quand ton corps te fait peur alors que tes examens médicaux sont normaux]]></title><description><![CDATA[Ce qui se passe dans ton syst&#232;me nerveux quand les vertiges, les naus&#233;es et les tremblements d&#233;barquent sans pr&#233;venir, racont&#233; en live avec Yoleen.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/qreactions-corporelles-etranges-systeme-nerveux</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/qreactions-corporelles-etranges-systeme-nerveux</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Mon, 26 Oct 2026 18:07:35 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/221763578/2bc87cd821a6724350da952b8d500377.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu te l&#232;ves le matin et tu trembles d&#233;j&#224;, comme si tu avais froid.</p><p>Tu vois tr&#232;s bien ce moment : la naus&#233;e est l&#224; avant m&#234;me le premier caf&#233;, la t&#234;te tourne, et tes jambes te donnent l&#8217;impression d&#8217;&#234;tre en guimauve. Tu peux marcher, tu peux lever les bras, mais &#224; l&#8217;int&#233;rieur, tu as la sensation physique que ton corps va te l&#226;cher sur place. Tu retournes chez le m&#233;decin, tu refais une prise de sang, un bilan complet. Tout revient normal. On te parle de fatigue ou de stress, et tu rentres chez toi encore plus seule avec un corps qui te terrifie.</p><p>Dans ce nouveau Live de <em>Ce n&#8217;est pas dans ma t&#234;te</em>, j&#8217;ai invit&#233; <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Yoleen Bourgeois&quot;,&quot;id&quot;:449878267,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/db2ec141-9b00-4d68-a94c-a5f78be1d261_96x96.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;ad892d06-1595-4268-83a4-681473e3b1f5&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span> &#224; raconter comment elle a travers&#233; ces r&#233;actions corporelles &#233;tranges et comment son corps a appris &#224; d&#233;charger autrement.</p><div class="pullquote"><p><strong>Pourquoi le corps produit des sympt&#244;mes bizarres alors que les examens m&#233;dicaux sont normaux :</strong> lorsque le syst&#232;me nerveux accumule des tensions sur une longue p&#233;riode sans pouvoir les &#233;vacuer, il peut provoquer des vertiges, des naus&#233;es, une sensation de faiblesse musculaire ou des tremblements involontaires. Le cerveau interpr&#232;te souvent ces signaux comme un danger imm&#233;diat et d&#233;clenche une d&#233;charge d&#8217;adr&#233;naline qui amplifie le malaise, alors que l&#8217;organisme tente de rel&#226;cher la pression accumul&#233;e.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p></div><h2>Quand travailler sur la t&#234;te aggrave ce qui se passe dans le corps</h2><p>Beaucoup de femmes arrivent vers moi apr&#232;s un long parcours. Elles ont vu des m&#233;decins, fait de la kin&#233; visc&#233;rale pour v&#233;rifier si un nerf n&#8217;&#233;tait pas coinc&#233;, consult&#233; plusieurs psychologues. C&#8217;&#233;tait le cas de Yoleen.</p><p>D&#232;s l&#8217;&#226;ge de 20 ans, on lui avait diagnostiqu&#233; une hypertension que rien ne semblait calmer, au point de devoir la m&#233;dicamenter. &#192; c&#244;t&#233; de &#231;a, les sensations physiques prenaient toute la place : vertiges, frissons d&#232;s le r&#233;veil, naus&#233;es &#224; en &#234;tre malade, brouillard mental &#233;pais, impossibilit&#233; de rel&#226;cher les muscles le soir pour dormir.</p><p>Pourtant, Yoleen rumine tr&#232;s peu. Son mental ne tourne pas en boucle de fa&#231;on consciente.</p><p>Alors, quand elle multipliait les suivis psychologiques classiques, il se passait l&#8217;inverse de ce qu&#8217;elle cherchait. Parler pendant une heure l&#8217;obligeait &#224; ressasser des sujets qu&#8217;elle ne ruminait m&#234;me pas le reste du temps. Ses sensations physiques empiraient. Elle a aussi essay&#233; l&#8217;EMDR. Pour elle, chaque s&#233;ance ressemblait &#224; une chute au fond d&#8217;un trou, suivie d&#8217;une longue lutte pour remonter &#224; la surface, avant d&#8217;y replonger la s&#233;ance suivante. Pendant ce temps, son corps continuait de paniquer.</p><h2>Le cercle infernal : quand la peur de la sensation d&#233;clenche une deuxi&#232;me vague</h2><p>Ce qui &#233;puise le plus dans une r&#233;action corporelle bizarre, c&#8217;est rarement la sensation de d&#233;part. C&#8217;est la r&#233;action en cha&#238;ne qui suit dans la seconde.</p><p>Voici ce qui se passait pour Yoleen &#224; chaque alerte :</p><ul><li><p>Une sensation &#233;trange appara&#238;t sans raison logique, parfois au bureau, parfois un samedi soir tranquille &#224; la maison.</p></li><li><p>Le cerveau scanne l&#8217;&#233;tat interne et d&#233;clenche l&#8217;alarme : <em>C&#8217;est bizarre, tu ne te sens pas bien, tu vas faire un malaise et tomber l&#224; sans pouvoir te relever.</em></p></li><li><p>Cette interpr&#233;tation de danger provoque une mont&#233;e de panique imm&#233;diate.</p></li><li><p>Le syst&#232;me nerveux envoie une &#233;norme d&#233;charge d&#8217;adr&#233;naline dans tout l&#8217;organisme.</p></li><li><p>Le corps met ensuite plusieurs heures &#224; redescendre de cette vague chimique, &#233;puis&#233; et hypervigilant.</p></li></ul><p>Au quotidien, le co&#251;t est &#233;norme. D&#232;s le r&#233;veil, se pr&#233;parer devient une montagne. Faire la route jusqu&#8217;au travail demande un effort d&#233;mesur&#233;. Une fois au bureau, toute l&#8217;attention reste aimant&#233;e par ce qui se passe &#224; l&#8217;int&#233;rieur pour v&#233;rifier que le corps tient debout. Impossible de suivre deux dossiers en m&#234;me temps.</p><p>Et par-dessus la fatigue, il y a la solitude. On regarde les autres vivre leur journ&#233;e tranquillement et on a la conviction intime d&#8217;&#234;tre anormale, d&#8217;&#234;tre la seule &#224; vivre un tel d&#233;r&#232;glement.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Comprendre pourquoi ton corps d&#233;clenche des vertiges, des naus&#233;es ou des tremblements alors que tes bilans sont normaux est une premi&#232;re &#233;tape. La deuxi&#232;me, c&#8217;est d&#8217;avoir des pratiques corporelles courtes sous la main pour couper la vague d&#8217;adr&#233;naline d&#232;s le premier signal, quand parler ne suffit plus.</p><p>Deviens membre (18&#8364; par mois ou 90&#8364; par an avec une s&#233;ance Bilan Somatique 1:1 de 30 min offerte) : les protocoles et les audios, le mini-cours TRE, le journal Ne plus tout porter, toutes les archives, et le Bouton OFF en groupe chaque mois, en live, ajust&#233; avec toi.</p><p><strong><a href="https://www.encorps.be/p/abonnement-premium">Rejoindre le Cabinet Encorps</a></strong></p></div><h2>Mon chien chez le v&#233;t&#233;rinaire et les films d&#8217;horreur</h2><p>Dans nos soci&#233;t&#233;s, d&#232;s que le corps bouge tout seul ou produit une sensation inhabituelle, on panique. On pense que la machine casse.</p><p>La premi&#232;re fois que j&#8217;ai compris ce m&#233;canisme dans ma chair, c&#8217;&#233;tait avec mon chien. On sortait d&#8217;une visite horrible chez le v&#233;t&#233;rinaire. L&#224;-bas, il &#233;tait rest&#233; compl&#232;tement fig&#233;, t&#233;tanis&#233; sur la table. En rentrant &#224; la maison, il s&#8217;est mis &#224; trembler de partout. J&#8217;ai cru qu&#8217;il faisait un arr&#234;t cardiaque tellement le stress avait &#233;t&#233; fort. En r&#233;alit&#233;, il faisait exactement ce que la biologie a pr&#233;vu : il sortait de sa t&#233;tanie en tremblant pour &#233;vacuer la charge. Cinq minutes plus tard, il dormait profond&#233;ment.</p><p>Chez nous, c&#8217;est pareil. Quand on accumule de la tension pendant des mois ou des ann&#233;es sans jamais la laisser sortir, l&#8217;organisme finit par saturer. Les tremblements ou les mouvements involontaires font parfois peur, au point de rappeler certains films d&#8217;horreur quand ils sont amples. Chez d&#8217;autres personnes, ils restent presque invisibles de l&#8217;ext&#233;rieur.</p><p>Dans les deux cas, le corps essaie de vider le trop-plein.</p><h2>Changer de porte d&#8217;entr&#233;e : TRE et Brainspotting</h2><p>Quand Yoleen a pouss&#233; ma porte, on a arr&#234;t&#233; de passer par l&#8217;analyse mentale pour aller directement dans le syst&#232;me nerveux, &#233;tape par &#233;tape.</p><p>Avec le TRE (ces exercices qui activent les tremblements neurog&#233;niques naturels) et l&#8217;exploration somatique, on a d&#8217;abord apprivois&#233; les sensations ensemble. En les traversant dans un cadre s&#233;curis&#233;, son cerveau a enregistr&#233; une information nouvelle : cette sensation de jambes en coton ou cette naus&#233;e est inconfortable, mais elle ne repr&#233;sente aucun danger vital. Elle ne va pas s&#8217;&#233;vanouir sur le sol.</p><p>Au fil des mois, en combinant ce travail de d&#233;charge avec ses s&#233;ances pass&#233;es, sa tension art&#233;rielle est redescendue. Aujourd&#8217;hui, &#224; 28 ans, elle n&#8217;a plus d&#8217;hypertension et ne prend plus de m&#233;dicaments pour &#231;a.</p><p>Puis on a int&#233;gr&#233; le Brainspotting, l&#8217;approche d&#233;velopp&#233;e par David Grand dans laquelle je me forme actuellement comme consultante. Contrairement aux approches o&#249; il faut raconter et revivre son histoire, le Brainspotting utilise un point pr&#233;cis dans le champ visuel pour acc&#233;der &#224; des m&#233;moires profondes, sous le niveau de la parole. On fait parfois des s&#233;ances longues, comme avec Yoleen ou avec un gar&#231;on de 12 ans que j&#8217;ai accompagn&#233; r&#233;cemment et qui restait pr&#233;sent du d&#233;but &#224; la fin sans jamais s&#8217;ennuyer.</p><p>Pendant une s&#233;ance de Brainspotting, il y a de la vie dans les tissus : Yoleen pouvait sentir une l&#233;g&#232;re naus&#233;e ou quelques mouvements dans les jambes, suivis d&#8217;une fatigue oculaire et d&#8217;un grand besoin de repos. Mais elle ne retombait jamais au fond du trou. Ce travail a permis de d&#233;sactiver de fausses croyances qu&#8217;elle s&#8217;imposait sans le savoir, et qui d&#233;clenchaient ses crises de mani&#232;re cyclique &#224; l&#8217;approche des cong&#233;s ou de certaines dates.</p><p>Je l&#8217;ai v&#233;cu pour moi aussi. Combin&#233; aux constellations familiales, le Brainspotting a lev&#233; mon plus gros blocage de procrastination : ma terreur d&#8217;&#233;crire et de parler en fran&#231;ais alors que ce n&#8217;est pas ma langue maternelle. Avant, chaque faute d&#8217;orthographe ou de construction me paralysait. Aujourd&#8217;hui, mon syst&#232;me nerveux sait que les femmes qui me lisent ne viennent pas chercher la dict&#233;e de Pivot, et j&#8217;abats le travail de dix personnes sans me battre contre moi-m&#234;me.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Tes bilans m&#233;dicaux sont normaux, tu as d&#233;j&#224; beaucoup parl&#233; en th&#233;rapie, mais les vertiges, les naus&#233;es ou les jambes en coton reviennent quand m&#234;me. J&#8217;accompagne en individuel et en visio pour aider le corps &#224; couper la double vague de panique et &#224; d&#233;charger pour de bon. <strong><a href="https://tidycal.com/encorps">On prend 30 minutes gratuites pour en parler ici&nbsp;?</a></strong></p></div><h2>Couper la vague avant l&#8217;adr&#233;naline : l&#8217;exercice de Yoleen</h2><p>On ne r&#232;gle pas vingt ans de surcharge en trois jours. Les r&#233;actions de Yoleen reviennent encore &#224; certaines p&#233;riodes de l&#8217;ann&#233;e, mais &#224; une tout autre &#233;chelle. Elles ne l&#8217;emp&#234;chent plus de se lever le matin, ni de conduire, ni de travailler.</p><p>Surtout, son corps a int&#233;gr&#233; le cheminement tout seul : quand elle vit un pic de stress, d&#232;s que la pression redescend, elle se met &#224; trembler naturellement pendant quelques instants. Elle laisse faire. Elle sait que son organisme est en train de nettoyer la mont&#233;e de tension au lieu de l&#8217;enfermer &#224; l&#8217;int&#233;rieur.</p><p>Quand tu sens une r&#233;action corporelle &#233;trange monter, voici comment appliquer son r&#233;flexe en deux temps.</p><h3>Version compl&#232;te (2 &#224; 4 minutes, &#224; la maison ou au calme)</h3><ol><li><p><strong>Rep&#233;rer le premier signal sans commenter :</strong> d&#232;s que le vertige, la faiblesse ou la naus&#233;e pointe le bout de son nez, note mentalement : <em>Tiens, mon corps envoie un signal.</em> Coupe tout de suite le sc&#233;nario catastrophe avant qu&#8217;il ne lance la d&#233;charge d&#8217;adr&#233;naline.</p></li><li><p><strong>V&#233;rifier le souffle :</strong> observe comment tu respires &#224; cette seconde pr&#233;cise. La plupart du temps, sans t&#8217;en rendre compte, tu es pass&#233;e en apn&#233;e ou en respiration tr&#232;s haute et courte.</p></li><li><p><strong>Relancer l&#8217;expiration :</strong> laisse l&#8217;air sortir doucement par la bouche, un peu plus longtemps que l&#8217;inspiration, sans forcer la cage thoracique.</p></li><li><p><strong>Nommer la s&#233;curit&#233; acquise :</strong> rappelle &#224; ton syst&#232;me nerveux un fait concret : <em>J&#8217;ai d&#233;j&#224; travers&#233; cette sensation. Elle est d&#233;sagr&#233;able, mais je ne suis pas en danger imm&#233;diat.</em></p></li><li><p><strong>Laisser le corps ajuster son tonus :</strong> si tes jambes veulent trembler l&#233;g&#232;rement ou si un b&#226;illement arrive quand la tension baisse, laisse ce mouvement se faire sans le bloquer.</p></li></ol><h3>Version micro-moment (30 secondes au bureau)</h3><p>Si la sensation te prend au milieu d&#8217;une journ&#233;e de travail, pose tes deux pieds &#224; plat sous le bureau et l&#226;che ton &#233;cran des yeux pendant trente secondes. V&#233;rifie ta respiration. Relance trois expirations lentes en sentant le poids de tes cuisses sur la chaise. Souvent, ce simple retour au souffle suffit &#224; faire redescendre la vague aussi vite qu&#8217;elle est mont&#233;e, et tu peux reprendre ta t&#226;che sans perdre ta concentration.</p><p><strong>Note s&#233;curit&#233; :</strong> si le fait de porter ton attention sur ta respiration ou sur tes sensations int&#233;rieures augmente l&#8217;angoisse ou le vertige, arr&#234;te imm&#233;diatement l&#8217;exercice. Ouvre grands les yeux, regarde autour de toi et nomme trois objets neutres dans la pi&#232;ce (la poign&#233;e de la porte, une tasse, le cadre de la fen&#234;tre) pour ramener ton syst&#232;me nerveux vers l&#8217;ext&#233;rieur. Et bien s&#251;r, face &#224; tout nouveau sympt&#244;me physique, commence toujours par un avis m&#233;dical pour &#233;carter une cause organique.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Cette semaine, choisis une seule journ&#233;e o&#249;, d&#232;s que tu sens une tension ou une fatigue bizarre monter, tu v&#233;rifies si tu n&#8217;es pas en train de bloquer ta respiration. Sans te juger. Juste observer si le souffle est court, et lui redonner un peu de place.</p><p>Si le t&#233;moignage de Yoleen r&#233;sonne avec ce que ton corps traverse en ce moment, dis-le-moi en commentaire. Lire que d&#8217;autres femmes vivent les m&#234;mes sensations fait d&#233;j&#224; baisser la solitude d&#8217;un cran.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/qreactions-corporelles-etranges-systeme-nerveux/comments&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Laissez un commentaire.&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/p/qreactions-corporelles-etranges-systeme-nerveux/comments"><span>Laissez un commentaire.</span></a></p><div><hr></div><p>Raquel</p><p><strong>P.S.</strong> Quand ton corps tremble ou te donne le tournis alors que tous tes bilans sont bons, il n&#8217;est pas cass&#233; : il cherche une porte de sortie pour tout ce qu&#8217;il a retenu trop longtemps. Si tu veux qu&#8217;on regarde ensemble comment l&#8217;aider &#224; d&#233;charger en s&#233;curit&#233; (en visio, sur une demi-journ&#233;e intensive ou sur 2 &#224; 3 mois), r&#233;serve tes 30 minutes offertes sur  <strong><a href="https://tidycal.com/encorps">On se parle</a>.</strong></p><div><hr></div><p><strong>Pour aller plus loin sur Ce n&#8217;est pas dans ma t&#234;te, tu peux lire aussi :</strong></p><ul><li><p><a href="https://www.encorps.be/p/de-la-survie-a-la-securite-un-parcours">De la survie &#224; la s&#233;curit&#233; : un parcours en 5 &#233;tapes</a></p></li><li><p><a href="https://www.encorps.be/p/le-corps-se-souvient-de-ce-que-ta">Le corps se souvient de ce que ta t&#234;te a oubli&#233;</a></p></li><li><p><a href="https://www.encorps.be/p/differences-stress-burnout-figement">Ce n&#8217;est pas toujours un burnout</a></p></li><li><p><a href="https://www.encorps.be/p/types-de-procrastination-corps">5 types de procrastination qui n&#8217;ont rien &#224; voir avec la paresse</a></p></li></ul>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[De la survie à la sécurité : un parcours en 5 étapes]]></title><description><![CDATA[Un parcours guid&#233; pour rep&#233;rer, d&#233;charger, r&#233;guler, descendre et int&#233;grer, sans forcer ton corps ni tout comprendre encore une fois.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/de-la-survie-a-la-securite-un-parcours</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/de-la-survie-a-la-securite-un-parcours</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Sun, 25 Oct 2026 12:31:36 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/76623ff6-67a2-48ba-b988-c0cf54bfb351_1600x1068.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu tiens bon depuis tellement longtemps que tu ne sais plus &#224; quoi ressemble une journ&#233;e sans tension.</p><p>Tu ouvres les yeux avec la nuque bloqu&#233;e. Tu r&#233;ponds aux messages avant m&#234;me d&#8217;avoir bu ton caf&#233;. Tu souris en r&#233;union pendant que tes mains restent crisp&#233;es sous la table.</p><p>Et le soir, quand tout est enfin calme, ton corps ne re&#231;oit pas le m&#233;mo.</p><p>Il continue.</p><p>Le c&#339;ur acc&#233;l&#232;re. La m&#226;choire serre. Le cerveau cherche le prochain probl&#232;me. M&#234;me le repos devient une t&#226;che &#224; r&#233;ussir.</p><p>Tu as peut-&#234;tre d&#233;j&#224; essay&#233; la m&#233;ditation, la th&#233;rapie, les livres, les audios et les formations. Tu comprends ce qui se passe. Tu sais ce que tu devrais faire.</p><p>Mais ton corps r&#233;pond encore comme si quelque chose allait arriver.</p><p>Ce n&#8217;est pas dans ta t&#234;te. C&#8217;est dans ton corps.</p><div class="pullquote"><p><strong>Pourquoi je n'arrive pas &#224; me d&#233;tendre alors que je comprends ce qui se passe ?</strong> Comprendre ne calme pas un syst&#232;me nerveux en alerte. La d&#233;tente se construit par &#233;tapes : rep&#233;rer les signaux d'abord, puis d&#233;charger, r&#233;guler, apprendre &#224; descendre et int&#233;grer de toutes petites pratiques. Le parcours <strong>De la survie &#224; la s&#233;curit&#233;</strong> suit cette progression.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p></div><h2><strong>Le pi&#232;ge de la pile d&#8217;outils</strong></h2><p>Une pratique ici. Un podcast l&#224;. Un exercice de respiration trouv&#233; &#224; 23h47. Un guide t&#233;l&#233;charg&#233;, rang&#233; dans un dossier que tu n&#8217;ouvres plus.</p><p>Tu accumules des outils, puis tu culpabilises de ne pas les utiliser.</p><p>Le probl&#232;me n&#8217;est pas ton manque de discipline. C&#8217;est l&#8217;absence de chemin.</p><p>Un syst&#232;me nerveux en survie a besoin d&#8217;une progression lisible, assez lente pour ne pas augmenter l&#8217;alerte et assez concr&#232;te pour entrer dans une journ&#233;e d&#233;j&#224; pleine.</p><p>C&#8217;est pour &#231;a que j&#8217;ai cr&#233;&#233; <strong>De la survie &#224; la s&#233;curit&#233;</strong>.</p><p>Aujourd&#8217;hui, je partage avec toi une progression en cinq &#233;tapes que j&#8217;utilise souvent avec mes clientes. Elle ne remplace pas un accompagnement m&#233;dical ou th&#233;rapeutique. Elle donne une premi&#232;re structure pour revenir au corps sans le brusquer.</p><h2><strong>Une femme qui tient tout</strong></h2><p>Prenons une femme de 49 ans. Elle travaille, g&#232;re sa famille, r&#233;pond pr&#233;sente quand quelqu&#8217;un a besoin d&#8217;elle. De l&#8217;ext&#233;rieur, elle semble solide. &#192; l&#8217;int&#233;rieur, elle dort mal, se r&#233;veille avec la poitrine serr&#233;e et passe ses journ&#233;es &#224; anticiper les r&#233;actions des autres.</p><p>Elle comprend son histoire. Elle sait d&#8217;o&#249; viennent son perfectionnisme et sa peur de d&#233;cevoir.</p><p>Mais comprendre ne suffit pas &#224; faire redescendre les &#233;paules.</p><p>Elle commence alors par observer les petits signaux, au lieu d&#8217;attendre l&#8217;effondrement. Elle remarque la m&#226;choire qui serre avant les appels. Le souffle qui se bloque avant de dire non. La fatigue qui arrive bien avant la fin de la journ&#233;e.</p><p>Ce n&#8217;est pas spectaculaire. C&#8217;est m&#234;me assez peu folichon.</p><p>Son corps devient progressivement plus lisible. Et quand le corps devient lisible, elle peut lui r&#233;pondre autrement.</p><h2><strong>Pourquoi l&#8217;ordre compte</strong></h2><p>Tu ne construis pas une maison en commen&#231;ant par le toit. Pour le corps, c&#8217;est pareil.</p><p>Si tu cherches &#224; te d&#233;tendre alors que tu ne rep&#232;res m&#234;me pas les signaux d&#8217;alerte, tu risques de forcer. Si tu commences par une pratique intense alors que ton syst&#232;me ne conna&#238;t pas encore la sensation de s&#233;curit&#233;, tu peux te sentir plus agit&#233;e apr&#232;s.</p><p>Le parcours suit cinq mouvements : rep&#233;rer, d&#233;charger, r&#233;guler, descendre, int&#233;grer.</p><p>Pas pour te donner une nouvelle m&#233;thode parfaite.</p><p>Pour que chaque &#233;tape pr&#233;pare la suivante.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Tu viens de lire le d&#233;but. La suite, c&#8217;est l&#224; o&#249; &#231;a devient concret&nbsp;: rep&#233;rer les signaux avant que ton corps l&#226;che, d&#233;charger sans forcer, utiliser ton souffle, retrouver du repos et construire une routine qui tient dans une vraie vie.</p></div>
      <p>
          <a href="https://www.encorps.be/p/de-la-survie-a-la-securite-un-parcours">
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          </a>
      </p>
   ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[5 types de procrastination qui n'ont rien à voir avec la paresse]]></title><description><![CDATA[Immobilit&#233;, perfectionnisme, suractivit&#233;, &#233;motion, soulagement, et un exercice corporel]]></description><link>https://www.encorps.be/p/types-de-procrastination-corps</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/types-de-procrastination-corps</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Fri, 23 Oct 2026 14:51:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/221491466/7cb5c55fdd016ca8b028aa7c51a27887.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le document est ouvert. La t&#226;che est claire, tu as le temps de la faire, et ton corps ne bouge pas. C&#8217;est de ce moment-l&#224;, celui que tout le monde conna&#238;t, que <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Morgane Zanga &#10024;&quot;,&quot;id&quot;:317867860,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!KNKj!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F40885f04-459d-47a5-8478-65eac38a8948_955x955.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;7d137157-cee4-4a41-939b-b5f43830c344&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span> et moi sommes parties pendant notre Live pour regarder les types de procrastination qui se cachent derri&#232;re.</p><p>Parce qu&#8217;au lieu de commencer, tu regardes l&#8217;&#233;cran. Tu r&#233;ponds &#224; un message, tu ranges quelque chose, tu ouvres un autre onglet. Moi, par exemple, je fais des pages de vente. Parce que pourquoi pas.</p><p>&#199;a s&#8217;appelle la procrastination utile. On fait plein de choses, parfois tr&#232;s utiles, sauf celle qu&#8217;on avait pr&#233;vu de commencer.</p><p>Et apr&#232;s, on culpabilise. On se dit qu&#8217;on n&#8217;est pas disciplin&#233;e, qu&#8217;on devrait &#234;tre capable de mieux s&#8217;organiser, qu&#8217;on est encore en train de tout repousser.</p><h2><strong>La procrastination se lit aussi dans le corps</strong></h2><p>Je procrastine encore, beaucoup moins qu&#8217;avant. Et je ne suis pas disciplin&#233;e (enfin, tr&#232;s disciplin&#233;e pour certaines choses, beaucoup moins quand &#231;a ne m&#8217;int&#233;resse pas).</p><p>Apr&#232;s toutes mes formations, un jour, j&#8217;ai d&#233;couvert que la procrastination n&#8217;est ni un d&#233;faut de caract&#232;re, comme on pense, ni un manque d&#8217;intelligence, ni un probl&#232;me qu&#8217;on va r&#233;gler avec la discipline.</p><p>Elle peut signaler que ton corps ne veut pas porter une chose en plus, qu&#8217;il anticipe une difficult&#233;, ou qu&#8217;il essaie d&#8217;&#233;viter une sensation trop co&#251;teuse.</p><p>C&#8217;est une grille de lecture corporelle : regarder ce qui se passe dans ton corps au moment o&#249; tu essaies d&#8217;agir. Une t&#226;che devient difficile &#224; commencer quand le corps est d&#233;j&#224; charg&#233;, c&#8217;est-&#224;-dire :</p><ul><li><p>en alerte ;</p></li><li><p>immobilis&#233;, sid&#233;r&#233; ;</p></li><li><p>pris dans le perfectionnisme (mon cas particulier) ;</p></li><li><p>ou occup&#233; &#224; &#233;viter une &#233;motion anticip&#233;e.</p></li></ul><p>Imagine une voiture avec le frein &#224; main serr&#233;. Tu peux appuyer sur l&#8217;acc&#233;l&#233;rateur autant que tu veux, &#224; coups de to-do et de culpabilit&#233; : le moteur chauffe, la voiture n&#8217;avance pas. Et tout le monde accuse la conductrice.</p><p>Cette lecture ne donne pas une r&#233;ponse &#224; tout le monde. Elle ouvre une piste.</p><p>Et je pose un cadre, parce que j&#8217;y tiens : il n&#8217;y a pas de diagnostic ici. La procrastination peut avoir plusieurs causes. La fatigue, la surcharge, les difficult&#233;s d&#8217;attention, le manque de clart&#233;, la peur de l&#8217;&#233;chec, le perfectionnisme, des conditions de travail inadapt&#233;es, les traumatismes. Si ce que tu vis t&#8217;inqui&#232;te, parles-en &#224; une professionnelle de sant&#233;.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2><strong>Ce qu&#8217;on voit de l&#8217;ext&#233;rieur, ce qui se passe dedans</strong></h2><p>Morgane accompagne les entreprises et les entrepreneurs sur leurs offres, leurs prix, et surtout leur chiffre d&#8217;affaires. La procrastination, elle la retrouve &#233;norm&#233;ment sur un sujet : la prospection et la vente.</p><p>Elle voit des personnes t&#233;tanis&#233;es &#224; l&#8217;id&#233;e d&#8217;envoyer ne serait-ce qu&#8217;un mail de prospection, ou qui ne postent jamais parce qu&#8217;elles ont peur de montrer leur visage. Elles ont compl&#232;tement le temps de le faire. Elles remettent quand m&#234;me.</p><p>De l&#8217;ext&#233;rieur, la personne a l&#8217;air super &#224; l&#8217;aise (moi aussi, en live, j&#8217;ai cette image-l&#224;, alors que je suis hyper stress&#233;e). &#192; l&#8217;int&#233;rieur, comme dit Morgane, &#171; elle est fracass&#233;e &#187;. Elle le fait une fois, deux fois, et la troisi&#232;me fois, elle ne le fait plus.</p><p>Et le corps parle quand m&#234;me. Morgane d&#233;crit des personnes qui deviennent rouges au niveau du cou, avec des plaques de stress. D&#8217;autres qui parlent tr&#232;s bien le fran&#231;ais et qui se mettent &#224; b&#233;gayer : &#171; tout &#224; coup, tu te dis, mais quelle langue elle parle &#187;.</p><p>Et elle r&#233;p&#232;te aux personnes qu&#8217;elle accompagne d&#8217;arr&#234;ter de se faire violence. Quand le probl&#232;me de d&#233;part reste l&#224;, se faire violence en boucle, le cerveau ne comprend plus.</p><h2><strong>Les 5 types de procrastination en bref</strong></h2><p>Les cinq types de procrastination les plus fr&#233;quents sont la procrastination par immobilit&#233;, la procrastination perfectionniste, la procrastination par suractivit&#233;, la procrastination &#233;motionnelle et la procrastination par recherche de soulagement. Elles se m&#233;langent souvent et ne forment pas des cat&#233;gories rigides. Chacune montre une fa&#231;on dont le corps &#233;vite une t&#226;che qui lui co&#251;te.</p><h3><strong>La procrastination par immobilit&#233;</strong></h3><p>Tu as une t&#226;che, tu la regardes, tu sais qu&#8217;elle existe, et tu n&#8217;arrives pas &#224; faire le premier geste. L&#8217;&#233;cran reste ouvert, le temps passe et rien ne se passe. Le corps peut sembler lourd, ou &#224; la limite absent.</p><h3><strong>La procrastination perfectionniste</strong></h3><p>Celle que je connais le mieux. Tu veux tellement bien faire que commencer quoi que ce soit devient risqu&#233;. Si le r&#233;sultat doit &#234;tre impeccable, tu n&#8217;arrives jamais au r&#233;sultat que tu veux. Alors tu attends, tu r&#232;gles les petits d&#233;tails pas parfaits. Et pendant ce temps-l&#224;, tu &#233;vites la peur de l&#8217;erreur ou du jugement : montrer quelque chose d&#8217;imparfait, et &#234;tre jug&#233;e pour &#231;a.</p><p>Il y a quelques ann&#233;es, je ne dormais pas si une faute de frappe sortait. Souvent d&#8217;ailleurs, rien ne sortait, justement parce que j&#8217;avais peur de la faire. Aujourd&#8217;hui, je publie parfois avec une faute de frappe quelconque, et &#231;a ne me d&#233;range pas du tout.</p><p>Pendant le Live, on en a ri ensemble : on peut relire un texte 120 fois, il reste toujours une faute. Avant, &#231;a bloquait tout. Maintenant : &#171; vas-y, c&#8217;est sorti, c&#8217;est sorti &#187;.</p><p>Je coince encore de temps en temps (les petites vid&#233;os de Substack, o&#249; je suis s&#251;re de faire des t&#234;tes pas possibles). Mais c&#8217;est justement parce que ce blocage a l&#226;ch&#233; que je suis l&#224;, en live, sur internet, en train de dire des conneries, en sachant que &#231;a ne va plus jamais dispara&#238;tre.</p><h3><strong>La procrastination par suractivit&#233;</strong></h3><p>Une des miennes aussi. Tu t&#8217;occupes toute la journ&#233;e. Tu r&#233;ponds, tu ranges, tu pr&#233;pares, tu aides, tu nettoies l&#8217;&#233;vier jusqu&#8217;&#224; ce qu&#8217;il soit parfait, et tu ajoutes toujours des t&#226;ches. Mais avec tout &#231;a, tu &#233;vites la t&#226;che qui demande le plus de pr&#233;sence, celle qui compte le plus pour toi &#224; ce moment-l&#224;.</p><p><strong>Tu es en train d&#8217;&#233;viter une t&#226;che avec un tas de t&#226;ches.</strong></p><p>(Pour l&#8217;&#233;vier, chez moi, &#231;a a chang&#233; : aujourd&#8217;hui, le nettoyer est devenu tr&#232;s satisfaisant. J&#8217;aime bien le laisser parfait.) Pendant le Live, Morgane s&#8217;est beaucoup reconnue dans ce &#171; j&#8217;en fais trop &#187;.</p><h3><strong>La procrastination &#233;motionnelle</strong></h3><p>La t&#226;che d&#233;clenche une &#233;motion que tu n&#8217;as pas envie d&#8217;avoir : la honte, la peur, la col&#232;re, la d&#233;ception, la peur d&#8217;&#234;tre jug&#233;e, la tristesse. Alors tu repousses la t&#226;che, et avec elle ce qu&#8217;elle risque de te faire ressentir.</p><p>Je le dis beaucoup en s&#233;ance : les &#233;motions sont l&#224; pour &#234;tre senties, et souvent pour &#234;tre senties jusqu&#8217;&#224; la fin. Quand on les &#233;vite, parfois, elles reviennent.</p><h3><strong>La procrastination par recherche de soulagement</strong></h3><p>Tu vas vers une t&#226;che plus facile, plus connue ou plus stimulante. Pendant une courte p&#233;riode, la pression diminue. Mais apr&#232;s, la t&#226;che revient. Et quand elle revient et que tu te sens oblig&#233;e de la faire, elle arrive avec beaucoup plus de culpabilit&#233;.</p><p>Dans le chat, Christiane s&#8217;est surtout reconnue dans ces deux derni&#232;res formes. Elle n&#8217;est pas la seule.</p><div><hr></div><p></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Ce qu&#8217;on ne te dit jamais sur la procrastination&nbsp;: ton corps freine avant toi.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><div><hr></div><h2><strong>Figement, fuite, et un corps qui continue &#224; r&#233;agir</strong></h2><p>Toutes ces formes se combinent. Tu peux rester immobile et, en m&#234;me temps, &#233;viter en faisant autre chose. L&#8217;id&#233;e : observer le m&#233;canisme qui se pr&#233;sente chez toi, plut&#244;t que te ranger dans une seule case.</p><p>Souvent, c&#8217;est li&#233; &#224; la r&#233;action de figement. &#201;viter une t&#226;che est une forme de fuite. De fuite ou de figement. Et souvent, derri&#232;re, il y a des traumatismes. C&#8217;est une piste que je retrouve beaucoup, et elle ne vaut pas pour tout le monde.</p><p>Morgane le voit aussi. Pour elle, la forme la plus mal comprise est celle du trauma, celle qu&#8217;elle ne peut pas faire bouger avec des techniques de vente, parce qu&#8217;elle vient de ce que la personne a v&#233;cu avant.</p><p>Le trauma peut avoir &#233;t&#233; analys&#233; et le corps continuer &#224; r&#233;agir. L&#8217;analyse permet de comprendre d&#8217;o&#249; &#231;a vient ; pour r&#233;soudre, &#231;a passe souvent par une solution corporelle. C&#8217;est pour &#231;a que beaucoup de mes clientes arrivent en s&#233;ance en ayant d&#233;j&#224; tout essay&#233;, avec toujours quelque chose qui n&#8217;est pas encore r&#233;solu.</p><p>Moi, j&#8217;&#233;tais terroris&#233;e de poster sur LinkedIn. Alors je ne postais pas. J&#8217;ai fait trois constellations familiales et, en m&#234;me temps, une s&#233;ance tr&#232;s tr&#232;s longue de Brainspotting. Les deux ensemble ont fait qu&#8217;apr&#232;s, j&#8217;ai perdu la peur d&#8217;y aller. Juste apr&#232;s, je me suis lanc&#233;e dans le bootcamp LinkedIn o&#249; j&#8217;ai rencontr&#233; Morgane. Substack d&#233;coule de l&#224; aussi.</p><h2><strong>Une micro-pratique pour sentir o&#249; ton corps coince</strong></h2><p>C&#8217;est l&#8217;exercice qu&#8217;on a fait ensemble &#224; la fin du Live. Il est court, et souvent, il m&#8217;aide. Compte deux &#224; cinq minutes.</p><ol><li><p>Choisis une t&#226;che ordinaire que tu repousses en ce moment. Rien de sp&#233;cial, pas la situation la plus charg&#233;e de ta vie. Quelque chose de concret.</p></li><li><p>Pose les pieds au sol. Sens le contact des pieds avec le sol, puis le contact de ton corps avec la chaise.</p></li><li><p>Regarde autour de toi, lentement, pour bien t&#8217;orienter dans l&#8217;espace.</p></li><li><p>Pense &#224; la t&#226;che choisie. Observe ce qui appara&#238;t en premier : une tension, une agitation, une lourdeur, peut-&#234;tre une envie de d&#233;tourner le regard, de la confusion, de l&#8217;impatience, l&#8217;envie de faire autre chose. Ou peut-&#234;tre rien de particulier. Juste observer.</p></li><li><p>Reviens doucement. Regarde autour de toi, sens bien le contact de ton corps avec le sol ou la chaise.</p></li><li><p>Remarque si quelque chose a chang&#233; dans ton corps par rapport &#224; cette t&#226;che, m&#234;me tr&#232;s l&#233;g&#232;rement.</p></li></ol><p><strong>Si l&#8217;intensit&#233; monte</strong> (c&#339;ur qui s&#8217;emballe, souffle qui se bloque, malaise, envie de fuir qui devient forte), arr&#234;te-toi l&#224;. Regarde la pi&#232;ce, nomme &#224; voix basse trois objets que tu vois, appuie tes pieds dans le sol. Tu peux reprendre un autre jour avec une t&#226;che plus l&#233;g&#232;re, ou pas du tout.</p><h3><strong>La version micro-moment, devant l&#8217;&#233;cran</strong></h3><p>Trente &#224; soixante secondes. Les pieds au sol, un regard autour de toi, puis tu rep&#232;res une seule sensation, celle qui arrive en premier quand tu penses &#224; la t&#226;che. Tu ne cherches pas &#224; la changer. Tu la remarques, et tu reviens.</p><h3><strong>Ce que les participantes ont remarqu&#233;</strong></h3><p>Morgane le faisait pour la premi&#232;re fois : &#171; j&#8217;ai trouv&#233; &#231;a dingue &#187;. Ses pieds tr&#232;s lourds au moment de l&#8217;ancrage, puis comme des fourmis quand elle a regard&#233; autour d&#8217;elle, et une sensation plus l&#233;g&#232;re.</p><p>Christiane, dans le chat, s&#8217;est sentie plus apais&#233;e, plus l&#233;g&#232;re.</p><p>Moi, j&#8217;ai senti que mon regard partait. Il fuyait. C&#8217;&#233;tait ma r&#233;action &#224; moi, ce jour-l&#224;.</p><p>Quand &#231;a passe par le corps, &#231;a peut &#234;tre d&#233;sagr&#233;able sur le moment. Et parfois, apr&#232;s, &#231;a va mieux, m&#234;me si c&#8217;est juste un tout petit peu. Et si rien de particulier n&#8217;appara&#238;t, c&#8217;est une information aussi.</p><p>Je ne vais pas te promettre que tu ne procrastineras plus jamais. Moi, je procrastine encore. L&#8217;id&#233;e, c&#8217;est d&#8217;observer ce qui se passe avant le blocage, de reconna&#238;tre les formes que prend ta procrastination, et de retrouver progressivement plus de choix dans ta fa&#231;on d&#8217;agir.</p><h2><strong>Ta mission cette semaine</strong></h2><p>Une seule fois cette semaine, devant une t&#226;che que tu repousses, fais la version micro-moment. Note la premi&#232;re sensation en un mot, sur un post-it ou dans ton t&#233;l&#233;phone. Sans rien changer d&#8217;autre.</p><p>Si &#231;a r&#233;sonne, dis-moi en commentaire la forme de procrastination que tu reconnais chez toi.</p><p>Ce Live &#233;tait le num&#233;ro z&#233;ro d&#8217;une s&#233;rie de sept sur la procrastination, avec aussi l&#8217;explication scientifique. Si une question te vient apr&#232;s le replay, laisse-la en commentaire : on y r&#233;pondra &#224; la prochaine session.</p><p>Pour aller plus loin, j&#8217;ai &#233;crit sur ce que la procrastination dit de ton corps : <strong><a href="https://www.encorps.be/p/ce-nest-pas-de-la-paresse-comprendre">Ce n&#8217;est pas de la paresse</a></strong>.</p><p>Si tu pr&#233;f&#232;res pratiquer accompagn&#233;e plut&#244;t que seule, Bouton OFF est mon offre en ligne. Elle inclut le Q&amp;A, la pratique TRE en groupe et plus encore. Envoie-moi un message pour en savoir plus, ou <strong><a href="https://tidycal.com/encorps/rdv-gratuit">r&#233;serve un appel ici</a></strong>.</p><p>Raquel</p><p>PS : Je procrastine encore, et ce texte sort peut-&#234;tre avec une faute de frappe dedans. Je le publie quand m&#234;me. Raconte-moi en commentaire la t&#226;che que tu repousses le plus en ce moment, j&#8217;ai envie de lire la tienne.</p><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;37ad37a1-0ef2-437c-a40c-8749203d33d2&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Dans cet &#233;pisode, je parle de la procrastination et de ce qu&#8217;elle peut parfois raconter au-del&#224; d&#8217;un manque de volont&#233;, d&#8217;organisation ou de discipline. Lorsqu&#8217;une personne a grandi dans un environnement impr&#233;visible, tr&#232;s exigeant ou &#233;motionnellement instable, elle a pu d&#233;velopper des strat&#233;gies de protection pour anticiper les r&#233;actions des autres, &#233;v&#8230;&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Ta procrastination ne parle pas de ta volont&#233;&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-10-13T19:18:07.094Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-video.s3.amazonaws.com/video_upload/post/220174956/305d5a22-c8dc-4f0e-90ec-60972804efe8/transcoded-00001.png&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/ta-procrastination-ne-parle-pas-de&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:&quot;305d5a22-c8dc-4f0e-90ec-60972804efe8&quot;,&quot;id&quot;:220174956,&quot;type&quot;:&quot;podcast&quot;,&quot;reaction_count&quot;:7,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;f83c21f8-9755-47ed-bd97-17d48b780e05&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Je sais que j&#8217;ai parfois l&#8217;air un peu illumin&#233;e quand je parle de &#231;a. 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Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-08-16T15:10:35.925Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!i0BZ!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F6f7776a5-fe89-46f5-9316-d3f8da81a30f_1600x1065.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/brainspotting-concentration-procrastination&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:&quot;1dacdb17-a7c3-48e0-acb3-4d4089fae1fa&quot;,&quot;id&quot;:211400149,&quot;type&quot;:&quot;podcast&quot;,&quot;reaction_count&quot;:8,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;43317a5a-a169-4d3a-a7bf-e1dd82e8775d&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Tu n&#8217;as plus besoin de comprendre pourquoi tu procrastines.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Procrastination : kit de d&#233;blocage&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-05-16T05:53:11.510Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/4061d55b-d9e3-4751-97fb-97c1ee762f07_1600x1066.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/procrastination&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:197958098,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:4,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Reprendre ta place quand tu portes l’humeur de l’autre]]></title><description><![CDATA[Une limite ne commence pas toujours par une phrase. Elle commence souvent par un retour dans ton propre corps.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/reprendre-ta-place-quand-tu-portes</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/reprendre-ta-place-quand-tu-portes</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 08:10:36 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/89b84d1d-f8e3-4333-9f55-790832d2c3f6_1600x1065.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu as peut-&#234;tre reconnu ce moment o&#249; l&#8217;humeur de l&#8217;autre devient imm&#233;diatement la tienne.</p><p>Un message arrive. Une voix change. Un silence s&#8217;installe. Et ton corps part en avant avant m&#234;me que tu aies d&#233;cid&#233; quoi que ce soit.</p><p>Tu analyses. Tu anticipes. Tu proposes ton aide. Tu cherches la bonne phrase pour r&#233;parer l&#8217;ambiance.</p><p>Tu sais intellectuellement que tu n&#8217;es pas responsable de tout, mais comprendre ne suffit pas toujours &#224; arr&#234;ter le mouvement.</p><p>Ce n&#8217;est pas le m&#234;me travail.</p><p>On va donc avancer lentement. Si une &#233;tape augmente ton anxi&#233;t&#233;, ton agitation ou ta sensation de d&#233;connexion, tu t&#8217;arr&#234;tes. Tu ouvres les yeux. Tu regardes autour de toi. Tu bouges. Tu reviens &#224; quelque chose d&#8217;ordinaire dans la pi&#232;ce.</p><p><strong><mark data-color="#f9cb9c" style="background-color: rgb(249, 203, 156); color: rgb(0, 0, 0);">S&#8217;arr&#234;ter n&#8217;est pas un &#233;chec.</mark></strong></p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;">Le mardi, tu comprends. Le jeudi, tu pratiques. Le comment, les exercices et le journal <em>Ne plus tout porter</em> sont r&#233;serv&#233;s aux membres.<br><strong><a href="https://www.encorps.be/p/abonnement-premium">Devenir membre</a></strong></p></div>
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   ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Bouton OFF : Brainspotting et point ressource]]></title><description><![CDATA[S&#233;ance de rattrapage pour observer le lien entre ton regard et tes sensations corporelles]]></description><link>https://www.encorps.be/p/brainspotting-point-ressource-brainspotting-en-groupe</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/brainspotting-point-ressource-brainspotting-en-groupe</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Wed, 21 Oct 2026 10:16:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-video.s3.amazonaws.com/video_upload/post/220326336/158f366e-b95d-454c-8872-d17341543c30/transcoded-1792525674.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Une pr&#233;cision importante sur cette s&#233;ance</strong></h2><p>Cette s&#233;ance de rattrapage avait un objectif pr&#233;cis : permettre aux participantes qui n&#8217;avaient pas pu rejoindre l&#8217;atelier principal de refaire l&#8217;exp&#233;rience.</p><p>Elle m&#8217;a aussi rappel&#233; une limite importante.</p><p>Le Brainspotting accompagn&#233; est tr&#232;s diff&#233;rent d&#8217;une exploration personnelle du regard.</p><p>Quand je travaille avec une personne, je peux observer son visage, ses yeux, sa respiration et sa posture. Je peux ajuster le rythme. Je peux choisir un point &#224; partir de ce que je vois. Je peux v&#233;rifier avec elle ce qui se passe dans son corps.</p><p>Dans ce live, les cam&#233;ras et les micros &#233;taient coup&#233;s. Je n&#8217;avais donc pas acc&#232;s &#224; ces informations.</p><p>Et cela change beaucoup de choses.</p><p>L&#8217;exercice peut rester int&#233;ressant. Il peut permettre d&#8217;observer le lien entre une sensation corporelle et une position du regard. Il peut aussi donner un aper&#231;u de ce qui peut se passer quand tu pratiques de ton c&#244;t&#233;.</p><p>Mais il ne reproduit pas les conditions d&#8217;une s&#233;ance individuelle.</p><p>Le regard compte. Il ne suffit pas &#224; lui seul.</p><p>La pr&#233;sence de la professionnelle, l&#8217;observation et le feedback font partie du cadre.</p><p>Je pr&#233;f&#232;re garder cette distinction nette, parce que le Brainspotting est une approche que je trouve puissante et que je ne veux pas r&#233;duire &#224; une consigne du type : <em><strong>&#171; Regarde un point et attends. &#187;</strong></em></p><p>La suite reprend l&#8217;exercice propos&#233; pendant cette s&#233;ance de rattrapage. Nous avons commenc&#233; par une ressource corporelle, puis nous avons cherch&#233; une position du regard qui la rendait plus accessible. Pour les participantes qui se sentaient suffisamment stables, nous avons ensuite explor&#233; une activation l&#233;g&#232;re avant de revenir vers la ressource.</p><p>Tu peux lire la suite comme une <strong>exploration du lien entre ton regard et tes sensations corporelles</strong>. Elle ne remplace pas une s&#233;ance individuelle de Brainspotting accompagn&#233;e.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Si tu veux vraiment commencer &#224; lib&#233;rer ce que ton corps garde depuis des ann&#233;es, le Bouton OFF est fait pour &#231;a. Je sais aussi ce qui bloque au moment de se lancer seule : ne pas savoir si tu fais bien, si ton corps va r&#233;agir, si c&#8217;est vraiment pour toi. C&#8217;est exactement pour cette raison que j&#8217;ai cr&#233;&#233; ce mini-cours. Tu avances &#224; ton rythme, &#233;tape par &#233;tape, avec tout ce qu&#8217;il faut pour ne pas te perdre en route. <a href="https://www.encorps.be/p/abonnement-premium">Tu y acc&#232;des d&#232;s maintenant en devenant membre</a>. </p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Devenir membre&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe"><span>Devenir membre</span></a></p><p></p></div>
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   ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Tout porter : quand l’humeur de l’autre devient la tienne]]></title><description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas de l&#8217;amour trop fort. C&#8217;est parfois un corps qui a appris &#224; surveiller l&#8217;autre pour se sentir en s&#233;curit&#233;.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/tout-porter-quand-lhumeur-de-lautre</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/tout-porter-quand-lhumeur-de-lautre</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Tue, 20 Oct 2026 08:10:34 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/58a18951-2793-4bfa-b6f6-ff5dd7506cfd_1600x1066.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le t&#233;l&#233;phone sonne. Tu vois son pr&#233;nom. Et avant m&#234;me de d&#233;crocher, ton corps commence d&#233;j&#224; &#224; se pr&#233;parer.</p><p>La poitrine se serre. Le ventre se contracte. Ta t&#234;te cherche ce qui pourrait ne pas aller.</p><p>Selon son humeur, tu ajustes la tienne.</p><p>S&#8217;il va mal, tu te mobilises. S&#8217;il va bien, tu respires un peu mieux.</p><p>Ta m&#233;t&#233;o int&#233;rieure d&#233;pend de la sienne.</p><p>Tu appelles &#231;a aimer. Prendre soin. &#202;tre l&#224;.</p><p>Mais regarde ce que cela te co&#251;te.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2>Quand tu connais mieux ses besoins que les tiens</h2><p>Tu rep&#232;res les changements dans sa voix.</p><p>Tu sais quand il vaut mieux ne pas parler. Tu anticipes les r&#233;actions avant m&#234;me qu&#8217;elles arrivent. Tu modifies tes plans parce que tu sens qu&#8217;il aura besoin de toi.</p><p>Et quand tu essaies de poser une limite, la culpabilit&#233; monte.</p><p>Pas une petite g&#234;ne.</p><p>Une vraie mont&#233;e dans le corps. La gorge qui se serre. Le ventre qui se noue. L&#8217;impression d&#8217;&#234;tre &#233;go&#239;ste alors que tu demandes quelque chose de parfaitement raisonnable.</p><p>Alors tu recules.</p><p><strong>Tu r&#233;ponds. Tu expliques. Tu r&#233;pares.</strong></p><p>Et tu t&#8217;oublies encore un peu.</p><h2>Le cycle qui se r&#233;p&#232;te</h2><p>Le m&#233;canisme ressemble souvent &#224; ceci :</p><ul><li><p>l&#8217;autre va mal ;</p></li><li><p>tu le sens imm&#233;diatement ;</p></li><li><p>tu te mobilises pour l&#8217;aider ou apaiser la situation ;</p></li><li><p>il se calme un peu ;</p></li><li><p>ton corps enregistre que ta mobilisation a permis de retrouver un semblant de s&#233;curit&#233; ;</p></li><li><p>la prochaine fois, tu interviens encore plus vite.</p></li></ul><p>Ce n&#8217;est pas un choix conscient. C&#8217;est un apprentissage corporel.</p><p>&#192; force de r&#233;p&#233;tition, ton syst&#232;me nerveux peut finir par associer deux choses&nbsp;: <strong>&#234;tre indispensable et &#234;tre en s&#233;curit&#233;.</strong></p><p>Le probl&#232;me, c&#8217;est que l&#8217;&#233;tat int&#233;rieur d&#8217;une autre personne ne d&#233;pend jamais enti&#232;rement de toi.</p><p>Tu peux &#233;couter. Soutenir. R&#233;pondre pr&#233;sente.</p><p>Mais tu ne peux pas contr&#244;ler son humeur, ses r&#233;actions ou sa fa&#231;on de traverser ce qu&#8217;elle vit.</p><p>Et quand ton corps essaie quand m&#234;me, il reste en tension.</p><h2>Ce que ton corps a peut-&#234;tre appris</h2><p>Chez certaines personnes, ce fonctionnement s&#8217;est install&#233; tr&#232;s t&#244;t.</p><p>Dans une famille o&#249; il fallait sentir l&#8217;ambiance avant de parler. O&#249; le calme d&#233;pendait de l&#8217;&#233;tat &#233;motionnel d&#8217;un parent. O&#249; tu as appris &#224; &#234;tre sage, utile, disponible ou forte pour que les choses tiennent debout.</p><p>Je ne dis pas que c&#8217;est n&#233;cessairement ton histoire.</p><p>Il peut y avoir d&#8217;autres explications. Une relation actuelle tr&#232;s instable. Des ann&#233;es de suradaptation. Une peur de l&#8217;abandon. Une grande sensibilit&#233; aux signaux &#233;motionnels.</p><p>Mais le r&#233;sultat peut se ressembler.</p><p><strong>Tu surveilles l&#8217;autre. </strong></p><p><strong>Tu t&#8217;adaptes. </strong></p><p><strong>Tu portes.</strong></p><p>Et tu ne sais plus tr&#232;s bien o&#249; tu commences.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2>Ce n&#8217;est pas de la g&#233;n&#233;rosit&#233; sans limite</h2><p>Tu peux &#234;tre une personne profond&#233;ment attentive sans &#234;tre responsable de tout ce que les autres ressentent.</p><p>Tu peux aimer quelqu&#8217;un sans devenir son syst&#232;me de r&#233;gulation.</p><p>Tu peux &#234;tre pr&#233;sente sans rester en permanence en &#233;tat d&#8217;alerte.</p><p>Ce qui complique les choses, c&#8217;est que ce fonctionnement ressemble souvent &#224; une qualit&#233;.</p><p>Tu es fiable. Empathique. Solide. Celle qu&#8217;on appelle quand &#231;a ne va pas.</p><p>Sauf qu&#8217;une qualit&#233; devient une charge quand tu ne peux plus choisir de l&#8217;utiliser ou non.</p><p>&#192; ce moment-l&#224;, tu ne donnes plus depuis un endroit libre.</p><p>Tu r&#233;agis depuis la peur de ce qui pourrait arriver si tu ne donnais pas.</p><h2>Reconna&#238;tre, avant de changer</h2><p>Tu n&#8217;as pas besoin de commencer par poser une grande limite.</p><p>Tu peux commencer par remarquer le moment o&#249; ton corps se penche vers la vie de l&#8217;autre.</p><p>Le moment o&#249; tu abandonnes ta propre respiration pour surveiller la sienne.</p><p>Cette prise de conscience ne r&#232;gle pas tout.</p><p>Mais elle cr&#233;e parfois un premier espace.</p><p><strong>Et dans cet espace, tu peux commencer &#224; distinguer :</strong></p><ul><li><p>ce que tu ressens ;</p></li><li><p>ce qui appartient &#224; l&#8217;autre ;</p></li><li><p>ce que tu choisis r&#233;ellement de faire.</p></li></ul><p>Jeudi, je te proposerai une pratique corporelle courte pour rep&#233;rer cette bascule et retrouver un peu de place &#224; l&#8217;int&#233;rieur de toi.</p><p>Pas pour devenir froide.</p><p>Pas pour ne plus aider personne.</p><p>Pour pouvoir choisir ta pr&#233;sence au lieu d&#8217;y &#234;tre pouss&#233;e par l&#8217;alarme.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Une fois par jour, observe un moment o&#249; l&#8217;humeur de quelqu&#8217;un modifie imm&#233;diatement la tienne.</p><p>Ne cherche pas &#224; changer quoi que ce soit.</p><p>Note seulement :</p><blockquote><p><strong>L&#224;, je suis en train de me d&#233;placer vers la vie de l&#8217;autre. </strong></p></blockquote><p>C&#8217;est suffisant pour commencer.</p><p>Dis-moi ce que tu remarques dans ton corps &#224; ce moment-l&#224;. Je lis chaque r&#233;ponse.</p><p>Raquel</p><p><strong>PS :</strong> Le journal <em><strong><a href="https://www.encorps.be/perks/9e8f23df-2a38-43f6-8af7-dec9ad74b3bd">Ne plus tout porter, 30 semaines</a></strong></em> accompagne cette s&#233;rie avec un exercice par semaine et un live par exercice. Il est disponible pour les membres, dans la zone r&#233;serv&#233;e.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Survivre ne suffit pas pour se retrouver]]></title><description><![CDATA[Ce que la maladie, le deuil et le trauma font &#224; l&#8217;identit&#233;, racont&#233; par April.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/survivre-ne-suffit-pas-pour-se-retrouver</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/survivre-ne-suffit-pas-pour-se-retrouver</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Sun, 18 Oct 2026 08:59:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/220498846/a6636be35328c313be9afe3ad011c7bb.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Ce live s&#8217;est d&#233;roul&#233; en anglais avec <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;April Maye&quot;,&quot;id&quot;:46061590,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/c7196981-bf9d-4dc1-9f6f-35bc0d7b1417_500x500.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;474c2c57-f353-4709-b0a0-4988bc24aea5&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong>, journaliste ind&#233;pendante, et je te le partage ici en fran&#231;ais. Pendant plus de 20 ans, elle a travaill&#233; dans le journalisme, l&#8217;accompagnement et la d&#233;fense des droits, notamment aupr&#232;s de victimes de violences conjugales. Elle a travers&#233; l&#8217;anxi&#233;t&#233;, un cancer, le deuil et un changement d&#8217;identit&#233; profond. Nous avons parl&#233; de ce qui arrive quand on ne se reconna&#238;t plus, de la pression sociale &#224; <em><strong>&#171; bien &#187;</strong></em> survivre, de l&#8217;impr&#233;visibilit&#233; v&#233;cue dans l&#8217;enfance, de la perte des mots, et des petits pas qui l&#8217;aident &#224; revenir vers elle.</p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Le corps traverse souvent l&#8217;&#233;preuve en mode survie, sans ressentir. Quand le danger s&#8217;&#233;loigne, les &#233;motions mises de c&#244;t&#233; peuvent remonter, avec une perte de rep&#232;res. Si cet &#233;tat dure, il peut &#234;tre utile de consulter.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><div><hr></div><h2>Quelque chose a bascul&#233;</h2><p>April s&#8217;est pr&#233;sent&#233;e comme &#233;pouse, survivante, militante et journaliste ind&#233;pendante. Elle &#233;crit sur la vie et la sant&#233; des femmes, elle aime cuisiner, faire de la p&#226;tisserie, jardiner et &#233;couter de la musique. Elle s&#8217;est aussi pr&#233;sent&#233;e comme une femme &#224; la cinquantaine, en ajoutant que ce n&#8217;&#233;tait pas facile &#224; dire en public.</p><p>Elle est arriv&#233;e sur Substack pour se retrouver apr&#232;s son cancer. Et elle pr&#233;cise une chose importante : tout le monde ne perd pas son identit&#233; apr&#232;s une maladie ou une &#233;preuve. Mais &#231;a arrive, et m&#234;me des &#233;v&#233;nements heureux peuvent la d&#233;clencher.</p><p>Quand elle a re&#231;u son diagnostic de cancer du sein, elle portait d&#233;j&#224; un autre traumatisme r&#233;cent. Puis le m&#233;decin a lanc&#233; une remarque en passant, comme quoi elle risquait de ne pas survivre. &#192; ce moment-l&#224;, quelque chose a bascul&#233; dans son cerveau. On ne peut pas se pr&#233;parer &#224; ce genre de choc.</p><p>Elle ne l&#8217;a compris qu&#8217;il y a un an ou deux. Pendant tout le combat, elle &#233;tait en pilote automatique, en mode survie, et elle ne ressentait rien. Puis on l&#8217;a d&#233;clar&#233;e sans cancer. Elle est rentr&#233;e chez elle, et la question est arriv&#233;e : qui suis-je, maintenant ?</p><h2>Ce que la maladie enl&#232;ve</h2><p>April ne s&#8217;attache plus aux m&#234;mes choses. Ses r&#234;ves et ses objectifs ont perdu de leur importance. Elle travaille toujours, mais elle vit davantage au jour le jour. Ses centres d&#8217;int&#233;r&#234;t ont chang&#233;, et certains jours, elle ne se reconna&#238;t toujours pas dans le miroir.</p><p>La maladie lui a tout pris en un instant : ses cheveux, ses sourcils, ses cils, et son poids, qui a beaucoup baiss&#233;. Sa peau a chang&#233;. Nous avons enregistr&#233; ce live en octobre, le mois de sensibilisation au cancer du sein. Elle a rappel&#233; qu&#8217;autour de cette maladie, on attend surtout des femmes qu&#8217;elles gardent la t&#234;te haute et le sourire.</p><h2>La pression de <em><strong>bien</strong></em> survivre</h2><p>Ces attentes de la soci&#233;t&#233; ne laissent pas de place pour traverser ce qu&#8217;on vit. Les &#233;motions ont besoin d&#8217;&#234;tre ressenties et d&#8217;aller au bout de leur mouvement. Quand on les retient pour correspondre &#224; ce qu&#8217;on attend de nous, elles restent bloqu&#233;es dans le corps. Et souvent, la culpabilit&#233; s&#8217;ajoute, parce qu&#8217;on ne r&#233;agit pas comme on le devrait.</p><p>On a dit &#224; April : <em><strong>&#171; Pourquoi tu es contrari&#233;e ? Tu as surv&#233;cu, sois reconnaissante. &#187;</strong></em> Quand sa s&#339;ur est morte &#224; 26 ans, quelqu&#8217;un lui a dit lors d&#8217;un d&#238;ner que ce n&#8217;&#233;tait pas si grave, puisque sa famille s&#8217;y attendait. Les adultes disent parfois des choses incroyables.</p><p>J&#8217;ai v&#233;cu quelque chose de semblable quand mon p&#232;re est tomb&#233; malade. J&#8217;ai entendu tellement de phrases maladroites que j&#8217;ai fini par &#233;crire un article sur ce qu&#8217;il vaut mieux &#233;viter de dire.</p><p>April parle aussi des vid&#233;os de survivantes qui dansent en ligne. Nous aimons voir quelqu&#8217;un affronter la mort de fa&#231;on h&#233;ro&#239;que, et elle trouve &#231;a terrible. Elle a pourtant elle-m&#234;me une formation en danse, et elle danse 10 &#224; 15 minutes chaque jour. Par curiosit&#233;, elle a regard&#233; sur Instagram : les comptes de survivantes qui sourient ont beaucoup plus d&#8217;abonn&#233;s que ceux qui montrent la r&#233;alit&#233; sans filtre.</p><h2>L&#8217;impr&#233;visibilit&#233; laisse des traces</h2><p>April a grandi avec un p&#232;re qui buvait tout en restant fonctionnel : quelques bi&#232;res le soir et le week-end. Il a arr&#234;t&#233; depuis. Il lui a confi&#233; r&#233;cemment qu&#8217;il pense avoir &#233;t&#233; alcoolique, parce qu&#8217;il en d&#233;pendait r&#233;guli&#232;rement.</p><p>Mes parents n&#8217;&#233;taient pas alcooliques, mais l&#8217;environnement familial &#233;tait instable. Beaucoup de mes clientes ont grandi avec un parent alcoolique, et j&#8217;ai &#233;tudi&#233; le sujet. Les manifestations se recoupent beaucoup, parce que ce qui marque, c&#8217;est l&#8217;impr&#233;visibilit&#233;. April ajoute que des parents qui souffrent de troubles psychiques peuvent cr&#233;er la m&#234;me instabilit&#233;, et provoquer eux aussi des crises d&#8217;identit&#233;.</p><p>Quand je rentrais de l&#8217;&#233;cole, j&#8217;&#233;coutais avant d&#8217;ouvrir la porte. Pendant des ann&#233;es, je n&#8217;ai jamais &#233;teint mon t&#233;l&#233;phone longtemps. J&#8217;attendais l&#8217;appel qui me dirait que quelque chose s&#8217;&#233;tait pass&#233;. J&#8217;en parle plus longuement dans l&#8217;article <strong><a href="https://www.encorps.be/p/enfant-adulte-alcoolique-signes">Enfant adulte d&#8217;un parent alcoolique : les signes qui peuvent rester</a></strong>.</p><h2>Perdre ses mots</h2><p>April a travaill&#233; &#224; la t&#233;l&#233;vision et dans la presse &#233;crite. Les mots, c&#8217;&#233;tait son m&#233;tier. Apr&#232;s le cancer, elle ne parvenait plus &#224; commencer une phrase, ni &#224; la terminer. Elle disait &#224; ses amies qu&#8217;elle avait perdu sa voix, comme si le trauma l&#8217;avait &#233;trangl&#233;e.</p><p>Elle avait ouvert un blog au moment du diagnostic et elle y d&#233;versait tout. Puis elle s&#8217;est retrouv&#233;e bloqu&#233;e par le poids des mots. Ce n&#8217;&#233;tait pas le syndrome de la page blanche, celui qu&#8217;une promenade peut parfois d&#233;bloquer. Elle ne trouvait plus son format. Quelqu&#8217;un lui a parl&#233; de Substack, et elle s&#8217;est fix&#233; une seule intention : dire sa v&#233;rit&#233;, en commen&#231;ant par une phrase.</p><p>Elle n&#8217;a pas encore tout racont&#233;, et son &#233;criture &#233;volue. Mais &#233;crire la reconnecte &#224; la femme qu&#8217;elle &#233;tait avant le cancer. Les lives aussi. Certains jours, elle &#233;crit depuis le point z&#233;ro, et le texte est hach&#233;.</p><p>Elle insiste sur un point : une perte d&#8217;identit&#233; n&#8217;est pas une crise de la cinquantaine. Le <em><strong>&#171; chemo brain &#187;</strong></em> est arriv&#233;, puis une m&#233;nopause forc&#233;e, avec ses propres trous de m&#233;moire et ses mots qui s&#8217;&#233;chappent. Tout change en m&#234;me temps.</p><h2>Revenir vers ce que tu reconnais de toi</h2><p>Son conseil s&#8217;adresse aux femmes qui se retrouvent au point z&#233;ro, apr&#232;s avoir quitt&#233; un mariage violent ou une longue relation, apr&#232;s un licenciement, apr&#232;s le d&#233;part des enfants ou apr&#232;s un trauma. Elle leur conseille de revenir vers quelque chose qu&#8217;elles reconnaissent d&#8217;elles-m&#234;mes. Une artiste peut reprendre la peinture ou le coloriage. Il s&#8217;agit de revenir aux bases, &#224; petits pas.</p><p>April ne fait que commencer. Elle laisse les choses remonter sans forcer. Devant le miroir ou la cam&#233;ra, elle ne reconna&#238;t pas encore cette April-l&#224;. Mais quand elle parle, &#233;crit ou interviewe quelqu&#8217;un, des morceaux d&#8217;elle reviennent.</p><h2>Ce qu&#8217;April dirait &#224; une femme qui ne se reconna&#238;t plus</h2><p>D&#8217;abord : </p><blockquote><p><em><strong>Je suis d&#233;sol&#233;e.</strong></em></p></blockquote><p>Avant toute chose, elle veut reconna&#238;tre ce que la personne traverse.</p><p>Ensuite, elle lui dirait de faire confiance &#224; <em>son</em> processus, pas &#224; <em>un</em> processus. Il s&#8217;agit de traverser la difficult&#233;, d&#8217;aller vers ce qui est familier, &#224; petits pas, avec douceur. Elle qui &#233;tait une femme d&#8217;action, toujours en mouvement, a d&#251; apprendre &#231;a.</p><p>Si tu as du mal &#224; prendre soin de toi, &#224; sortir du lit ou &#224; aller travailler, c&#8217;est OK. Il n&#8217;y a pas de bonne ou de mauvaise fa&#231;on de traverser &#231;a. La culpabilit&#233; d&#8217;&#234;tre en vie sans parvenir &#224; ressentir de la joie fait aussi partie du chemin.</p><p>Elle conseille de bien choisir son entourage et de prot&#233;ger sa paix. Une amie lui a ri au nez quand elle a confi&#233; qu&#8217;elle avait peur, et elle a mis fin &#224; cette amiti&#233;. Si ton conjoint est violent ou manque de compassion, elle te conseille de te rapprocher de quelqu&#8217;un qu&#8217;il ne conna&#238;t pas, comme une ancienne amie ou un membre de ta famille. Tu n&#8217;es pas seule.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Personne n&#8217;a &#224; reconstruire toute son identit&#233; en un jour. Le premier pas, c&#8217;est de remarquer quelles parties de toi sont encore vivantes sous le r&#244;le que tu dois jouer.</p><p>Cette semaine, choisis une chose famili&#232;re, que tu reconnais comme tienne : une chanson, un geste en cuisine, quelques minutes de danse, un carnet. Fais-la pendant 2 &#224; 5 minutes, puis observe ce qui se passe dans ton corps. Un peu de chaleur, un soupir, une tristesse, rien du tout : tout est une information. Note juste une phrase.</p><p><strong>Version micro-moment, 60 secondes :</strong> mets une chanson que tu aimais avant, et &#233;coute seulement le premier refrain.</p><p>Si des &#233;motions trop fortes remontent, arr&#234;te-toi. Pose les pieds au sol, regarde autour de toi et nomme ce que tu vois. Si cet &#233;tat de d&#233;connexion dure, parles-en &#224; un professionnel de sant&#233;.</p><p>&#199;a te parle ? Dis-moi en commentaire.</p><p>Si tu veux parler de r&#233;gulation du syst&#232;me nerveux, d&#8217;identit&#233;, de trauma ou de suradaptation, envoie-moi un message.</p><p>&#192; tr&#232;s vite,</p><p>Raquel</p><p><strong>PS :</strong> Tu peux retrouver <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;April Maye&quot;,&quot;id&quot;:46061590,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/c7196981-bf9d-4dc1-9f6f-35bc0d7b1417_500x500.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;98ca831c-2918-4e74-95f2-1a2e9fe9ece5&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong> sur Substack, sur sa publication <em><strong><a href="https://thewomenspage.substack.com/">The Women&#8217;s Page</a></strong></em>. Depuis son cancer, on la surnomme aussi <em><strong>&#171; Imperfect April &#187;</strong></em>, ce qui fait beaucoup rire son p&#232;re.</p><p><strong>PS2 :</strong> Si tu veux continuer ce travail &#224; ton rythme, la s&#233;rie <strong>Ne plus tout porter</strong> propose 30 semaines de pratiques pour observer ce que ton corps porte. <strong><a href="https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-une-serie-pour">D&#233;couvrir la s&#233;rie</a></strong></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Prendre la parole quand tout ton corps veut se cacher]]></title><description><![CDATA[La peur de publier ne vient pas toujours de la strat&#233;gie. Ton corps a son mot &#224; dire.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/prendre-la-parole-quand-tout-ton</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/prendre-la-parole-quand-tout-ton</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Sat, 17 Oct 2026 13:09:39 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/220405434/06af4c2687690e01e1f7194318433c8a.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce live, j&#8217;ai re&#231;u <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Romain Bour&quot;,&quot;id&quot;:240849812,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/6587819f-8e3f-4e89-9c06-4110245af307_542x542.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;beb78660-ed5d-4253-81fd-3a56b6e2fde1&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span>. Depuis plus de deux ans, il accompagne des experts, des consultants et des dirigeants sur LinkedIn, de l&#8217;optimisation du profil jusqu&#8217;&#224; la cr&#233;ation de contenu, et il en a d&#233;j&#224; accompagn&#233; plus de 90. Nous avons parl&#233; de la procrastination li&#233;e &#224; la prise de parole en ligne : pourquoi on repousse le moment de publier, ce qui se passe dans le corps quand un post ne fonctionne pas, comment l&#8217;IA peut aider &#224; d&#233;marrer, et pourquoi les publications qui r&#233;coltent le moins de r&#233;actions sont parfois les plus lues.</p><h2>Ce n&#8217;est pas toujours une question de strat&#233;gie</h2><p>Prendre la parole quand tout pousse &#224; se cacher, c&#8217;est un probl&#232;me que j&#8217;ai eu et que j&#8217;ai encore parfois. Quand on repousse le moment de publier, on se dit souvent qu&#8217;il nous manque une strat&#233;gie. Mais tr&#232;s souvent, c&#8217;est une question de confiance, de peur de l&#8217;exposition, de peur du jugement, de peur que personne ne fasse attention ou que &#231;a ne donne aucun r&#233;sultat. Et le corps r&#233;agit &#224; tout &#231;a bien avant qu&#8217;on ait le temps d&#8217;y r&#233;fl&#233;chir.</p><p>Pour moi, LinkedIn a longtemps &#233;t&#233; le r&#233;seau qui faisait peur. J&#8217;y ai publi&#233; de temps en temps pendant des ann&#233;es, et il ne se passait rien. J&#8217;avais peur de dire des conneries, de ne pas savoir m&#8217;exprimer, et de mon accent, &#224; l&#8217;oral comme &#224; l&#8217;&#233;crit, puisque le fran&#231;ais n&#8217;est pas ma langue maternelle. Puis Romain m&#8217;a accompagn&#233;e, et aujourd&#8217;hui j&#8217;adore LinkedIn. C&#8217;est m&#234;me gr&#226;ce &#224; quelqu&#8217;un rencontr&#233; l&#224;-bas que je suis arriv&#233;e sur Substack.</p><p>Romain le dit sans d&#233;tour : au d&#233;but, appuyer sur le bouton Publier, c&#8217;est compliqu&#233;. Pourtant, ce n&#8217;est qu&#8217;un bouton.</p><p>De mon c&#244;t&#233;, j&#8217;ai fini par me lancer apr&#232;s quelques s&#233;ances de Brainspotting. Dans cette m&#233;thode, le fait de fixer un point pr&#233;cis du regard agit sur le corps, et elle peut aider &#224; travailler la procrastination assez vite. Ma peur de parler a beaucoup diminu&#233; depuis, et le perfectionnisme qui me bloquait aussi. Aujourd&#8217;hui, je me trompe, je bloque, j&#8217;oublie un mot en plein live, et &#231;a va. Certains lives se passent mal. Tant pis. Il y a quelques ann&#233;es, je n&#8217;en aurais pas dormi de la nuit.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">La peur de publier vient souvent de la peur du jugement et de l&#8217;exposition, plus que d&#8217;un manque de strat&#233;gie. Le corps peut se contracter avant m&#234;me de cliquer. Cette r&#233;action diminue souvent avec la pratique et du soutien.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><h2>Ce que Romain observe chez les experts qui repoussent</h2><p>Chez 80 &#224; 90 % des personnes qu&#8217;il accompagne, Romain voit le m&#234;me sch&#233;ma&nbsp;: la peur prend le dessus et on reste dans l&#8217;inaction. La volont&#233; tient un moment, puis elle l&#226;che. Dans la t&#234;te, les projections s&#8217;encha&#238;nent : ce que les gens vont penser, le jugement, la peur de dire n&#8217;importe quoi.</p><p>Ce discours int&#233;rieur est difficile &#224; apaiser seule, sans outils et sans quelqu&#8217;un &#224; c&#244;t&#233; de soi. Pour certaines personnes, &#231;a prend plus de temps. Romain leur demande souvent ce qui pourrait arriver de si grave si elles appuyaient sur ce satan&#233; bouton. Ensuite, il cherche avec chacune une porte d&#8217;entr&#233;e qui lui correspond.</p><h2>Quand un post ne marche pas</h2><p>Les chiffres jouent beaucoup sur la confiance. Un post avec peu d&#8217;impressions donne vite l&#8217;impression d&#8217;avoir &#233;chou&#233;. On se compare &#224; sa voisine ou &#224; une concurrente, et on finit par se dire que sa parole n&#8217;a pas de valeur.</p><p>Pour Romain, c&#8217;est faux. L&#8217;algorithme est capricieux, et on ne le contr&#244;le pas. Lui-m&#234;me avait publi&#233; le matin du live sans avoir la moindre id&#233;e de la mani&#232;re dont ce serait re&#231;u. Un post &#224; z&#233;ro like reste une information sur le sujet, l&#8217;accroche ou l&#8217;angle. Tout devient un apprentissage, et ce n&#8217;est pas grave.</p><h2>Ce que &#231;a fait dans le corps</h2><p>Comprendre que ce n&#8217;est pas grave, c&#8217;est une chose. Le sentir dans le corps en est une autre. Alors je lui ai demand&#233; ce qu&#8217;il ressent quand un post reste sous les 500 impressions.</p><p>Il a r&#233;pondu sans h&#233;siter. Il a envie de se cacher, de s&#8217;enterrer, et il ressent de la g&#234;ne, m&#234;me aujourd&#8217;hui, alors qu&#8217;il donne lui-m&#234;me des conseils sur le sujet. Ce qui a chang&#233;, c&#8217;est la dur&#233;e. Au d&#233;but, il traversait presque une petite d&#233;prime &#224; chaque fois (il le dit lui-m&#234;me de fa&#231;on un peu sch&#233;matique). Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est une micro-pens&#233;e qu&#8217;il balaie, et le plaisir qu&#8217;il prend &#224; &#233;crire l&#8217;aide beaucoup.</p><p>Au moins une fois par semaine, il relit encore un post programm&#233; en se disant que c&#8217;est peut-&#234;tre trop violent et qu&#8217;on va le juger. Puis une autre pens&#233;e arrive : fais-toi confiance.</p><p>Je trouve &#231;a normal. Quand ton activit&#233; professionnelle d&#233;pend de ce que tu publies, ressentir du stress fait partie du jeu. Ce qui m&#233;rite de l&#8217;attention, c&#8217;est le temps que la contraction met &#224; se rel&#226;cher. Quand elle dure des jours, ton corps porte peut-&#234;tre une protection plus ancienne qu&#8217;un simple post rat&#233;.</p><h3><strong>Une pratique de 2 minutes avant de publier</strong></h3><p>C&#8217;est la pratique avec laquelle j&#8217;ai ouvert le live.</p><ol><li><p>Installe-toi sur ta chaise, les yeux ferm&#233;s ou ouverts, comme tu pr&#233;f&#232;res.</p></li><li><p>Sens les appuis de ton corps sur la chaise : le dos, les fesses, les cuisses.</p></li><li><p>Sens tes pieds au sol, leur poids, la temp&#233;rature du sol, peut-&#234;tre tes chaussettes.</p></li><li><p>Remarque ce qui change dans ta respiration, sans chercher &#224; la modifier.</p></li><li><p>Ensuite seulement, relis ton post.</p></li></ol><p><strong>Version micro-moment, 30 secondes :</strong> pose les deux pieds bien &#224; plat et appuie-les l&#233;g&#232;rement dans le sol pendant trois respirations, juste avant de cliquer.</p><p>Si l&#8217;intensit&#233; monte (c&#339;ur qui s&#8217;emballe, vertige, envie de fuir), arr&#234;te-toi. Ouvre les yeux, regarde la pi&#232;ce et nomme trois objets que tu vois. Tu peux remettre la publication &#224; plus tard, ce n&#8217;est pas un &#233;chec.</p><h2>L&#8217;IA, un bout de ficelle pour commencer</h2><p>Pour Romain, l&#8217;IA a un c&#244;t&#233; pratique : elle permet de cocher la case et de prendre une distance &#233;motionnelle avec ce qu&#8217;on publie, en &#233;tant moins attach&#233;e au r&#233;sultat. Quand c&#8217;est tr&#232;s difficile, &#231;a peut &#234;tre une fa&#231;on de d&#233;marrer. &#192; long terme, en revanche, on perd sa touche personnelle et le plaisir d&#8217;&#233;crire. Son conseil, c&#8217;est de tirer n&#8217;importe quel bout de la ficelle, du moment que &#231;a fait avancer, que ce soit l&#8217;IA ou un stylo et un carnet.</p><p>Moi, je suis sur Substack gr&#226;ce &#224; l&#8217;IA. Le fran&#231;ais n&#8217;est pas ma langue maternelle, j&#8217;ai aussi un accent &#224; l&#8217;&#233;crit, et j&#8217;aime corriger ce qui restera en ligne pour toujours. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai une quantit&#233; abominable de contenus pr&#234;ts, et mon probl&#232;me est plut&#244;t de ne pas tout sortir trop vite. Je m&#8217;amuse, j&#8217;ai du contact avec les lectrices, et je pr&#233;pare des ateliers pour les membres.</p><p>Romain apporte une nuance que je trouve juste. Dans sa fa&#231;on de travailler, environ 80 % du contenu montre l&#8217;expertise et 20 % l&#8217;humanise. Si on d&#233;l&#232;gue ces 20 % &#224; l&#8217;IA par copier-coller, il a des doutes. Mais il conseille aussi de ne pas s&#8217;imposer trop de r&#232;gles.</p><h2>Parler de ses clientes sans les exposer</h2><p>Au d&#233;but, je changeais les pr&#233;noms dans les cas clients. Puis j&#8217;ai arr&#234;t&#233;, parce qu&#8217;une personne portant le m&#234;me pr&#233;nom aurait pu croire qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;elle. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;&#233;cris &#171; une cliente &#187; ou &#171; une femme &#187;. C&#8217;est moins personnel, et je ne veux pas aller plus loin que &#231;a. Romain rappelle qu&#8217;il existe beaucoup de fa&#231;ons d&#8217;humaniser un contenu, et celle-l&#224; en est une.</p><h2>Le premier pas quand tu repousses depuis des mois</h2><p>Mis &#224; part le Brainspotting, Romain conseille d&#8217;abord de trouver une tribu : des personnes dans la m&#234;me situation, ou qui ont quelques semaines ou quelques mois d&#8217;avance. Il ne parle pas des groupes d&#8217;engagement o&#249; chacun commente les posts des autres par obligation.</p><p>Son deuxi&#232;me conseil, c&#8217;est d&#8217;&#233;crire ses id&#233;es en dehors de LinkedIn, dans un bloc-notes ou dans les notes de son t&#233;l&#233;phone, pour s&#8217;habituer &#224; &#233;crire. &#201;crire et appuyer sur Publier, &#231;a reste une comp&#233;tence, et une comp&#233;tence s&#8217;apprend.</p><p>Dounia a partag&#233; en commentaire qu&#8217;apr&#232;s un post d&#233;cevant, elle doit prendre une grande respiration avant d&#8217;&#233;crire le suivant. Avec le temps, elle prend du recul. Les techniques de Romain ont fait rire tout le monde : sortir, couper LinkedIn, et parfois insulter l&#8217;algorithme.</p><p>Pour moi, le live est le format le plus facile. Je parle spontan&#233;ment, sans pr&#233;paration, et c&#8217;est mon moyen d&#8217;expression pr&#233;f&#233;r&#233;. Romain a commenc&#233; les lives en juillet, et ses premiers lui ont paru aussi compliqu&#233;s que ses premiers posts.</p><h2>Les posts sans r&#233;action</h2><p>Romain parle des lecteurs &#171; en mode Casper &#187;. Ils te lisent, ils regardent ton profil, mais ils ne r&#233;agissent pas. Un dirigeant, par exemple, commente rarement. C&#8217;est un combat contre l&#8217;ego, et il conseille de faire confiance &#224; l&#8217;invisible.</p><p>Je le constate aussi. Mes posts qui ont le moins de r&#233;actions sont souvent les plus utiles, parce qu&#8217;ils parlent de sujets d&#233;licats comme la neurodivergence ou le trauma. Mettre un like &#224; ce genre de post, c&#8217;est d&#233;j&#224; s&#8217;exposer. Alors les gens m&#8217;en parlent en vrai. Deux clientes m&#8217;ont suivie pendant des ann&#233;es, depuis Facebook, sans jamais r&#233;agir une seule fois.</p><p>Romain raconte l&#8217;histoire d&#8217;une cliente qui travaille dans le b&#226;timent. Elle re&#231;oit entre 0 et 5 likes par post. En messages priv&#233;s, en revanche, elle signe des partenariats avec des architectes, des ma&#238;tres d&#8217;&#339;uvre, des agents immobiliers et des peintres. Elle contacte les gens directement et cr&#233;e du lien. Dounia a ajout&#233; que des coll&#232;gues lisent ses newsletters sans jamais r&#233;agir.</p><p>Il n&#8217;y a pas de r&#232;gle.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Chaque jour, &#233;cris une id&#233;e dans les notes de ton t&#233;l&#233;phone, sans la publier. Une fois dans la semaine, imagine que tu appuies sur Publier, et observe combien de temps ton corps reste contract&#233;. Note seulement la dur&#233;e. C&#8217;est elle qui te renseigne, pas le nombre de likes.</p><p>&#199;a te parle ? Dis-moi en commentaire.</p><p>Si la peur de prendre la parole te bloque depuis longtemps, le Brainspotting en groupe peut &#234;tre une porte d&#8217;entr&#233;e. Envoie-moi un message.</p><p>&#192; tr&#232;s vite,</p><p>Raquel</p><p><strong>PS :</strong> Tu peux retrouver <span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Romain Bour&quot;,&quot;id&quot;:240849812,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/6587819f-8e3f-4e89-9c06-4110245af307_542x542.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;c9de0a99-7c5c-4a26-8349-7e93a9a332c3&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span> sur <a href="https://www.linkedin.com/in/romainbour/">LinkedIn</a> et <a href="https://romsbour.substack.com/">ici sur Substack</a>. Il &#233;crit tous les jours, sauf les jours o&#249; il n&#8217;arrive pas &#224; appuyer sur Publier, et &#231;a lui arrive encore apr&#232;s deux ans.</p><div><hr></div><h2>Pour lire plus sur la <a href="https://www.encorps.be/p/tout-sur-la-procrastination">procrastination</a>&nbsp;:</h2><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;36d0d624-3311-4e0f-aa58-1ac6b590dafc&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Tu as lu les livres. Regard&#233; les vid&#233;os. Essay&#233; les m&#233;thodes.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;La science confirme : tu procrastines pour survivre, pas par flemme.&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-04-08T06:26:01.487Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/2b389d7b-cfc1-4e55-9cd3-c0c9c0c5a76c_1600x1065.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/neurologie-procrastination-recherche-scientifique&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:193540781,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:75,&quot;comment_count&quot;:13,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;8ad1d641-525b-4691-a948-0c58622f22a3&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Tu as compris le m&#233;canisme. 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Journ&#233;es enti&#232;res sans pouvoir avancer. Culpabilit&#233; qui s&#8217;accumule. Et en dessous : des d&#233;cennies en mode survie que le corps n&#8217;a jamais eu le temps de d&#233;poser.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Procrastination paralysante : ce que le Brainspotting a chang&#233; pour Karin.&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-04-22T08:46:46.023Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/29200392-d7bd-4390-9610-98b685221e5a_960x960.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/procrastination-paralysante-ce-que&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:194998405,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:6,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Sortir de l’hypervigilance de l’enfant : les exercices EAA]]></title><description><![CDATA[Tu es dans ton salon.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/sortir-de-lhypervigilance-de-lenfant</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/sortir-de-lhypervigilance-de-lenfant</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Thu, 15 Oct 2026 08:10:36 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3be3a427-669c-4cd7-b270-69ef12aa7945_1600x1066.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu es dans ton salon. Rien ne se passe. Et pourtant ton corps &#233;coute. Un bruit dans l&#8217;escalier, le ton d&#8217;un message, la porte du voisin.</p><p>C&#8217;est l&#8217;hypervigilance de l&#8217;enfant qui a grandi dans l&#8217;instabilit&#233;. Enfant adulte d&#8217;alcoolique ou pas, le radar est le m&#234;me.</p><p>Aujourd&#8217;hui, je partage avec toi le protocole que j&#8217;utilise souvent avec mes clientes. Trois temps : rep&#233;rer, r&#233;guler, revenir.</p><h3>Ce qu&#8217;il te faut :</h3><ul><li><p>10 minutes, la premi&#232;re fois</p></li><li><p>une chaise, les pieds au sol</p></li><li><p>le droit de t&#8217;arr&#234;ter &#224; tout moment</p></li></ul><h2>Une histoire</h2><p>Une de mes clientes passait ses soir&#233;es en alerte. Enfant, elle savait au bruit de la porte dans quel &#233;tat on allait passer la soir&#233;e. Adulte, elle ne dormait jamais d&#8217;une traite et anticipait tout, pour tout le monde. La nuque et la m&#226;choire serr&#233;es en permanence.</p><p>Elle avait tout compris de son histoire. &#199;a ne changeait rien &#224; son corps.</p><p>On a commenc&#233; par ce protocole, en version courte, plusieurs fois par semaine. Pas pour faire dispara&#238;tre l&#8217;alerte. Pour lui montrer qu&#8217;elle pouvait redescendre.</p><p>Quelques semaines plus tard, elle me disait qu&#8217;elle regardait les vieilles sc&#232;nes &#171; depuis le fond de la salle de cin&#233;ma &#187;. Toujours l&#224;, mais moins coll&#233;es &#224; elle. Et des nuits un peu plus longues.</p><p>Peut-&#234;tre que tu reconnais quelque chose dans cette histoire.</p><h2>Pourquoi &#231;a marche</h2><p>Ton syst&#232;me nerveux n&#8217;apprend pas par les explications. Il apprend par l&#8217;exp&#233;rience r&#233;p&#233;t&#233;e. Chaque fois que l&#8217;alerte monte puis redescend en s&#233;curit&#233;, ton corps enregistre une information nouvelle : l&#8217;alarme peut s&#8217;&#233;teindre.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;">Le mardi, tu comprends. Le jeudi, tu pratiques. Le comment, les exercices et le journal <em>Ne plus tout porter</em> sont r&#233;serv&#233;s aux membres. Tu peux <strong><a href="https://www.encorps.be/p/abonnement-premium">devenir membre</a></strong> et tout d&#233;bloquer.</p></div>
      <p>
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   ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Bouton OFF mensuel : trouver ton point ressource]]></title><description><![CDATA[Un atelier &#233;crit pour rep&#233;rer les d&#233;clencheurs, trouver ton point ressource et utiliser ton regard pour soutenir ton apaisement.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/bouton-off-mensuel-trouver-ton-point</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/bouton-off-mensuel-trouver-ton-point</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Wed, 14 Oct 2026 10:28:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/220323618/1c2a785ceb8d63a1285821137315bd5b.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Un d&#233;clencheur peut &#234;tre un mot, une voix, une odeur, une musique, une image ou un lieu.</p><p>Ton corps peut r&#233;agir avant m&#234;me que tu comprennes ce qui se passe. Ta respiration change. Ta m&#226;choire se serre. Ton ventre se contracte. Tes pens&#233;es acc&#233;l&#232;rent. Ou alors tu ressens une fatigue soudaine, une envie de dormir, une tristesse qui arrive sans pr&#233;venir.</p><p>Pendant l&#8217;atelier Bouton OFF du 13 octobre, nous avons travaill&#233; avec le Brainspotting autour de ces r&#233;actions.</p><p>L&#8217;objectif n&#8217;&#233;tait pas de forcer une &#233;motion ni d&#8217;aller directement vers la sensation la plus difficile. Nous avons commenc&#233; par chercher une zone du corps qui semblait plus confortable, plus neutre ou simplement un peu moins tendue.</p><p><strong>Puis nous avons utilis&#233; le regard.</strong></p><p>En d&#233;pla&#231;ant lentement les yeux vers la gauche, le centre et la droite, puis vers diff&#233;rentes hauteurs, tu peux observer si une position renforce une sensation de s&#233;curit&#233;, de calme ou de pr&#233;sence dans ton corps.</p><p>Ce point devient une ressource. Un endroit dans ton champ visuel vers lequel tu peux revenir quand ton corps a besoin de retrouver un peu de stabilit&#233;.</p><p>Ce travail peut &#234;tre tr&#232;s subtil. Tu peux ressentir une respiration plus fluide, une chaleur, un b&#226;illement, une d&#233;tente dans le dos ou simplement une sensation de calme plus accessible.</p><p>Tu peux aussi ne rien ressentir au d&#233;but. Tes yeux peuvent bouger. Le point peut sembler se d&#233;placer. Ton attention peut partir ailleurs.</p><p>Ce n&#8217;est pas un &#233;chec.</p><p>La pratique demande parfois plusieurs essais avant que tu rep&#232;res clairement ce qui se passe dans ton corps.</p><h2>La pratique commence ici</h2><p>Dans la suite de cet article, je te guide &#224; travers les exercices de l&#8217;atelier :</p><ul><li><p>Rep&#233;rer la zone de ton corps qui te semble la plus confortable</p></li><li><p>Trouver le point de ton espace qui soutient cette sensation</p></li><li><p>Observer les diff&#233;rences entre la gauche, le centre et la droite</p></li><li><p>Alterner entre une sensation activante et une sensation plus apaisante</p></li><li><p>Ralentir ou arr&#234;ter la pratique si elle devient trop intense</p></li><li><p>Retrouver ton point ressource dans ton quotidien</p></li></ul><p>Le replay vid&#233;o de l&#8217;atelier est disponible pour les abonn&#233;es premium. Tu y retrouveras mon guidage en temps r&#233;el, les temps de pause et les adaptations propos&#233;es pendant la s&#233;ance.</p><p>Tu peux regarder la vid&#233;o avant de pratiquer, puis revenir ici pour retrouver les consignes &#233;crites &#224; ton rythme.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;">Tu apaises la surface, et la tension revient toujours. En devenant membre, tu vas plus profond : les protocoles somatiques et les audios, le mini-cours TRE pour commencer &#224; ton rythme, l&#8217;archive compl&#232;te des articles, et chaque mois un atelier Bouton OFF et un Q&amp;A en direct, o&#249; j&#8217;adapte les exercices &#224; ton syst&#232;me en temps r&#233;el.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/abonnement-premium&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Devenir membre maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/p/abonnement-premium"><span>Devenir membre maintenant</span></a></p></div>
      <p>
          <a href="https://www.encorps.be/p/bouton-off-mensuel-trouver-ton-point">
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          </a>
      </p>
   ]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ta procrastination ne parle pas de ta volonté]]></title><description><![CDATA[La procrastination peut prolonger une strat&#233;gie de protection d&#233;velopp&#233;e dans un environnement impr&#233;visible ou exigeant. Elle ne se r&#233;duit pas &#224; un trait de caract&#232;re.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/ta-procrastination-ne-parle-pas-de</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/ta-procrastination-ne-parle-pas-de</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Tue, 13 Oct 2026 19:18:07 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/220174956/afab6809f35fae2b7691bcf38aa63049.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Dans cet &#233;pisode, je parle de la procrastination et de ce qu&#8217;elle peut parfois raconter au-del&#224; d&#8217;un manque de volont&#233;, d&#8217;organisation ou de discipline. Lorsqu&#8217;une personne a grandi dans un environnement impr&#233;visible, tr&#232;s exigeant ou &#233;motionnellement instable, elle a pu d&#233;velopper des strat&#233;gies de protection pour anticiper les r&#233;actions des autres, &#233;viter les erreurs et rester aussi en s&#233;curit&#233; que possible.</p><p>Cette r&#233;flexion fait aussi &#233;cho &#224; mon article <strong><a href="https://www.encorps.be/p/enfant-adulte-alcoolique-signes">Enfant adulte d&#8217;un parent instable : les signes qui peuvent rester</a></strong>, dans lequel je parle des cons&#233;quences possibles d&#8217;une enfance marqu&#233;e par l&#8217;instabilit&#233;, l&#8217;impr&#233;visibilit&#233; et la n&#233;cessit&#233; de s&#8217;adapter en permanence.</p><p>Je parle aussi de mon propre rapport au perfectionnisme et de la mani&#232;re dont certaines exigences que j&#8217;avais connues enfant ont pu se retrouver dans ma relation avec mes enfants. Enfin, je pr&#233;sente les constellations familiales comme une approche que j&#8217;utilise en individuel, parfois en compl&#233;ment du Brainspotting, lorsque quelque chose reste bloqu&#233; malgr&#233; la compr&#233;hension et les outils d&#233;j&#224; essay&#233;s.</p><p>L&#8217;objectif n&#8217;est pas de chercher une explication unique &#224; toute procrastination, ni de poser un diagnostic &#224; partir d&#8217;un comportement. Il s&#8217;agit plut&#244;t d&#8217;ouvrir une autre piste : observer ce que ton corps essaie peut-&#234;tre encore de prot&#233;ger et comprendre comment une strat&#233;gie utile autrefois peut devenir trop rigide pour ta vie actuelle.</p><h2>Grandir dans l&#8217;impr&#233;visibilit&#233;</h2><p>Grandir dans un environnement impr&#233;visible signifie ne jamais savoir &#224; quoi s&#8217;attendre.</p><p>L&#8217;ambiance peut changer rapidement. Une personne peut &#234;tre chaleureuse un instant et agressive le suivant. Une erreur minuscule peut provoquer une r&#233;action disproportionn&#233;e. Les r&#232;gles ne sont pas toujours claires, ou elles changent selon l&#8217;humeur de l&#8217;adulte qui se trouve en face de toi.</p><p>Dans ce type d&#8217;environnement, l&#8217;enfant apprend &#224; s&#8217;adapter en permanence.</p><p>Elle ne se demande pas encore quel est son besoin ou ce qui lui ferait du bien. Elle cherche plut&#244;t comment &#233;viter une r&#233;action d&#233;sagr&#233;able, comment se faire accepter et comment rester suffisamment discr&#232;te pour ne pas attirer l&#8217;attention au mauvais moment.</p><p><strong>Elle observe :</strong></p><ul><li><p>Est-ce que je peux parler ?</p></li><li><p>Est-ce que je dois me taire ?</p></li><li><p>Est-ce que je peux rire ?</p></li><li><p>Est-ce que je dois faire attention ?</p></li><li><p>Est-ce que cette personne va m&#8217;accueillir ou me rejeter ?</p></li><li><p>Qu&#8217;est-ce que je dois faire pour &#233;viter une r&#233;action d&#233;sagr&#233;able ?</p></li></ul><p>Tu peux, par exemple, rentrer de l&#8217;&#233;cole sans savoir ce qui t&#8217;attend derri&#232;re la porte.</p><p>Avant m&#234;me de mettre la cl&#233; dans la serrure, tu &#233;coutes. Tu essaies de percevoir des cris. Tu te demandes si tu vas recevoir un bisou, si quelqu&#8217;un va &#234;tre content de te voir ou si tu vas subir une r&#233;action que tu ne comprends pas.</p><p>Tu ne sais jamais. Alors tu t&#8217;adaptes.</p><p>Ces adaptations peuvent &#234;tre tr&#232;s intelligentes dans le contexte o&#249; elles apparaissent. Elles permettent de traverser une situation difficile avec les ressources disponibles &#224; ce moment-l&#224;.</p><p>Le probl&#232;me, c&#8217;est qu&#8217;elles ne disparaissent pas toujours lorsque l&#8217;environnement devient plus stable.</p><h2>Quand l&#8217;ancienne protection reste active</h2><p>&#192; l&#8217;&#226;ge adulte, tu peux vivre dans un environnement stable, avoir une relation respectueuse, un travail que tu as choisi et des personnes fiables autour de toi.</p><p>Pourtant, ton corps peut continuer &#224; anticiper une r&#233;action n&#233;gative.</p><p>Tu veux envoyer un email, mais tu le relis quinze fois.</p><p>Tu dois commencer un projet, mais tu ne parviens pas &#224; choisir la premi&#232;re &#233;tape.</p><p>Tu repousses une d&#233;cision jusqu&#8217;au dernier moment, puis tu travailles dans l&#8217;urgence avec le niveau de tension que tu connais depuis toujours.</p><p>Tu crois peut-&#234;tre que tu es perfectionniste.</p><p>Ou paresseuse.</p><p>Ou incapable de t&#8217;organiser.</p><p>Mais dans certains cas, le perfectionnisme peut &#234;tre une mani&#232;re d&#8217;&#233;viter une erreur, une critique ou une r&#233;action que ton corps associe encore au danger.</p><p>Si tu ne commences pas, tu ne peux pas &#233;chouer.</p><p>Si tu attends le dernier moment, tu peux te dire que tu n&#8217;avais pas eu le temps de faire mieux.</p><p>Si tu fais tout parfaitement, tu esp&#232;res &#233;viter la d&#233;ception de quelqu&#8217;un.</p><p>La procrastination prot&#232;ge alors contre une &#233;motion anticip&#233;e : la honte, la peur, la col&#232;re, le rejet ou la sensation de ne pas &#234;tre assez bien.</p><p>Pas contre la t&#226;che elle-m&#234;me.</p><h2>Le perfectionnisme peut prendre la forme de la procrastination</h2><p>Je connais bien ce m&#233;canisme, parce que j&#8217;ai moi-m&#234;me &#233;t&#233; tr&#232;s bloqu&#233;e par le perfectionnisme.</p><p>Pendant longtemps, je pensais que le perfectionnisme allait m&#8217;aider &#224; faire les choses correctement. En r&#233;alit&#233;, il m&#8217;emp&#234;chait souvent de commencer.</p><p>Il fallait que le travail soit impeccable, que les r&#233;sultats soient &#224; la hauteur et que tout soit bien fait du premier coup. Je pensais que cette exigence allait m&#8217;aider &#224; &#233;viter les erreurs, mais elle me maintenait surtout dans une tension permanente.</p><p>J&#8217;ai aussi reproduit une partie de cette exigence avec mes enfants lorsqu&#8217;ils &#233;taient petits, parce que c&#8217;&#233;tait ce que j&#8217;avais appris.</p><p>Les r&#233;sultats scolaires semblaient tr&#232;s importants. Il fallait bien faire. Il fallait faire mieux. Il fallait prendre les choses au s&#233;rieux, m&#234;me lorsque la situation ne le demandait pas.</p><p>Avec le recul, je vois que cette exigence ne venait pas uniquement de la situation pr&#233;sente. Elle prolongeait une mani&#232;re de fonctionner que j&#8217;avais connue dans mon enfance.</p><p>Et pourtant, une erreur &#224; l&#8217;&#233;cole primaire ne d&#233;termine pas la valeur d&#8217;une personne &#224; l&#8217;&#226;ge adulte.</p><p>On le sait intellectuellement.</p><p>Mais le corps peut continuer &#224; r&#233;agir comme si chaque erreur avait des cons&#233;quences &#233;normes.</p><h2>La suractivit&#233; peut aussi &#234;tre une forme de blocage</h2><p>La procrastination ne ressemble pas toujours &#224; l&#8217;immobilit&#233;.</p><p>Elle peut aussi prendre la forme d&#8217;une activit&#233; permanente.</p><p>Tu remplis chaque espace de ta journ&#233;e. Tu ajoutes des t&#226;ches, des projets, des formations, des rendez-vous et des choses &#224; am&#233;liorer. Tu ne t&#8217;arr&#234;tes jamais vraiment.</p><p>Tu es occup&#233;e.</p><p>Mais tu n&#8217;avances pas n&#233;cessairement vers ce qui compte pour toi.</p><p>La suractivit&#233; peut servir &#224; &#233;viter ce qui se passe &#224; l&#8217;int&#233;rieur : une &#233;motion, une pens&#233;e, une voix critique ou une sensation difficile &#224; accueillir.</p><p>Tant que tu fais quelque chose, tu n&#8217;as pas besoin de sentir.</p><p>Tant que tu ajoutes une t&#226;che, tu n&#8217;as pas besoin de regarder ce qui est bloqu&#233;.</p><p>Et comme cette strat&#233;gie a parfois &#233;t&#233; tr&#232;s utile, elle devient naturelle. Tu finis par penser que tu es une personne active, exigeante, ambitieuse ou incapable de rester sans rien faire.</p><p>Peut-&#234;tre.</p><p>Mais il est aussi possible qu&#8217;une partie de cette activit&#233; soit une ancienne mani&#232;re de rester en s&#233;curit&#233;.</p><h2>Ce qui &#233;tait une adaptation n&#8217;est pas forc&#233;ment ta personnalit&#233;</h2><p>Une strat&#233;gie r&#233;p&#233;t&#233;e pendant longtemps finit par donner l&#8217;impression de faire partie de toi.</p><p>Tu dis :</p><blockquote><p><em>Je suis comme &#231;a.<br>Je suis perfectionniste.<br>Je suis incapable de m&#8217;arr&#234;ter.<br>Je suis une procrastinatrice.<br>Je dois toujours avoir un projet.</em></p></blockquote><p>Pourtant, certains de ces fonctionnements peuvent &#234;tre des adaptations d&#233;velopp&#233;es dans un contexte pr&#233;cis, &#224; une &#233;poque o&#249; tu avais peu de choix.</p><p>Cela ne signifie pas que tout vient de l&#8217;enfance ou que chaque procrastination a une origine traumatique. Les causes peuvent &#234;tre multiples : surcharge, fatigue, difficult&#233;s d&#8217;attention, peur de l&#8217;&#233;chec, manque de clart&#233;, conditions de travail inadapt&#233;es ou besoin de r&#233;cup&#233;ration.</p><p>Mais lorsque le m&#234;me blocage se r&#233;p&#232;te depuis longtemps, malgr&#233; ta compr&#233;hension et tes efforts, il peut &#234;tre int&#233;ressant d&#8217;observer ce qui se passe dans ton corps au moment o&#249; tu essaies d&#8217;agir.</p><ul><li><p>Est-ce que tu te tends ?</p></li><li><p>Est-ce que tu te figes ?</p></li><li><p>Est-ce que tu attends une autorisation ?</p></li><li><p>Est-ce que tu cherches &#224; &#233;viter une r&#233;action ?</p></li><li><p>Est-ce que tu te mets soudainement &#224; faire autre chose ?</p></li></ul><p>Le comportement visible ne raconte pas toujours toute l&#8217;histoire.</p><h2>Quand le mouvement reste fig&#233; dans le corps</h2><p>Une strat&#233;gie de protection peut rester associ&#233;e &#224; une situation ancienne, m&#234;me lorsque cette situation n&#8217;existe plus.</p><p>Le corps continue &#224; attendre le danger, la critique ou la punition.</p><p>Il ne re&#231;oit pas toujours les nouvelles informations.</p><p>Tu sais que tu es adulte. Tu sais que tu peux fermer ton ordinateur, quitter une conversation ou dire non. Mais une autre partie de toi peut encore fonctionner comme si tu d&#233;pendais enti&#232;rement de la r&#233;action d&#8217;un adulte impr&#233;visible.</p><p>C&#8217;est l&#224; que le travail somatique peut apporter une autre porte d&#8217;entr&#233;e.</p><p>Il ne s&#8217;agit pas de te convaincre que tu es en s&#233;curit&#233; avec des pens&#233;es positives. Il s&#8217;agit d&#8217;observer ce qui se passe dans ton corps, de ralentir suffisamment pour rep&#233;rer la protection et de permettre, petit &#224; petit, &#224; un mouvement diff&#233;rent d&#8217;appara&#238;tre.</p><p>Un blocage peut devenir une sensation.</p><p>La sensation peut devenir une impulsion.</p><p>Et l&#8217;impulsion peut parfois retrouver un chemin vers le mouvement.</p><h2>Les constellations familiales comme outil d&#8217;exploration</h2><p>J&#8217;utilise plusieurs approches dans mon travail : le TRE, le Somatic Experiencing, le Brainspotting et, lorsque cela a du sens pour la personne que j&#8217;accompagne, les constellations familiales.</p><p>Je parle moins souvent des constellations parce qu&#8217;elles sont parfois mal comprises et qu&#8217;elles demandent un cadre pr&#233;cis.</p><p>Pour moi, elles ne servent pas &#224; poser une v&#233;rit&#233; d&#233;finitive sur une famille. Elles peuvent aider &#224; repr&#233;senter une situation, une relation ou un blocage afin d&#8217;observer ce qui se joue entre les diff&#233;rents &#233;l&#233;ments.</p><p>Certaines difficult&#233;s semblent li&#233;es &#224; une histoire personnelle. D&#8217;autres peuvent &#234;tre influenc&#233;es par des loyaut&#233;s familiales, des r&#233;p&#233;titions ou des &#233;v&#233;nements transmis dans le r&#233;cit familial.</p><p>Je pr&#233;f&#232;re parler d&#8217;exploration plut&#244;t que de certitude.</p><p>Une constellation ne remplace pas un accompagnement m&#233;dical ou psychologique. Elle ne permet pas non plus d&#8217;affirmer qu&#8217;un sympt&#244;me vient forc&#233;ment d&#8217;un &#233;v&#233;nement transg&#233;n&#233;rationnel.</p><p>Elle peut toutefois offrir une mani&#232;re diff&#233;rente de regarder une situation qui reste bloqu&#233;e malgr&#233; les explications habituelles.</p><h2>Pourquoi je les pratique en individuel</h2><p>Les constellations sont souvent associ&#233;es au travail en groupe, mais ce n&#8217;est pas la seule possibilit&#233;.</p><p>Je pratique surtout les constellations en individuel, avec des dessins, des figurines ou des cartes. Cela permet &#224; la personne de travailler dans un cadre plus discret, sans devoir exposer son histoire devant un groupe.</p><p>C&#8217;est particuli&#232;rement important pour certaines personnes neurodivergentes, pour celles qui craignent le jugement ou pour celles qui ont d&#233;j&#224; v&#233;cu une exp&#233;rience inconfortable dans un groupe.</p><p>Le travail individuel permet aussi de rester davantage au contact des sensations corporelles.</p><p>Avec un dessin, par exemple, la personne peut repr&#233;senter une sc&#232;ne ou une configuration sans devoir tout expliquer imm&#233;diatement. Le dessin n&#8217;a pas besoin d&#8217;&#234;tre beau. Il sert &#224; rendre visible une situation qui &#233;tait peut-&#234;tre difficile &#224; formuler.</p><p>Les cartes permettent une autre forme de repr&#233;sentation. Chaque carte porte un arch&#233;type, et leur disposition dans l&#8217;espace peut aider &#224; observer les relations entre les diff&#233;rents &#233;l&#233;ments d&#8217;une probl&#233;matique.</p><p>Ce n&#8217;est pas une lecture magique.</p><p>C&#8217;est un support de travail.</p><h2>Quand cette approche peut &#234;tre pertinente</h2><p>J&#8217;utilise parfois les constellations lorsqu&#8217;une situation reste bloqu&#233;e malgr&#233; les outils d&#233;j&#224; essay&#233;s, notamment quand la personne comprend tr&#232;s bien ce qu&#8217;elle devrait faire, mais ne parvient toujours pas &#224; passer &#224; l&#8217;action.</p><p>Je peux aussi les combiner avec le Brainspotting, afin de travailler &#224; la fois avec la repr&#233;sentation de la situation, les sensations corporelles et les r&#233;actions &#233;motionnelles qui apparaissent.</p><p>Dans mon propre parcours, c&#8217;est la combinaison du Brainspotting et des constellations qui m&#8217;a aid&#233;e &#224; travailler sur ma procrastination.</p><p>Cela ne signifie pas que cette approche conviendra &#224; tout le monde.</p><p>Les r&#233;sultats varient selon les personnes, leur histoire, leur &#233;tat du moment et le cadre dans lequel le travail est propos&#233;.</p><p>Mais lorsque le m&#234;me blocage revient depuis des ann&#233;es, il peut &#234;tre utile de sortir d&#8217;une lecture centr&#233;e uniquement sur la volont&#233;.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Choisis un comportement que tu qualifies habituellement de d&#233;faut.</p><p>La procrastination. Le perfectionnisme. Le besoin de tout faire. L&#8217;impossibilit&#233; de t&#8217;arr&#234;ter.</p><p>Puis &#233;cris deux phrases :</p><blockquote><p><em>Ce comportement essaie peut-&#234;tre de me prot&#233;ger de&#8230;<br>Aujourd&#8217;hui, mon environnement est diff&#233;rent parce que&#8230;</em></p></blockquote><p>Ne cherche pas &#224; trouver une explication parfaite.</p><p>Observe ce que ces phrases provoquent dans ton corps.</p><p>Une tension. Une r&#233;sistance. Une &#233;motion. Une envie de rire. Rien du tout.</p><p>Tout peut devenir une information, mais rien ne constitue un diagnostic.</p><p>Si l&#8217;exercice augmente fortement ton anxi&#233;t&#233; ou fait appara&#238;tre des souvenirs difficiles, arr&#234;te-toi et reviens &#224; ce qui t&#8217;entoure. Regarde la pi&#232;ce, sens tes pieds au sol et cherche un accompagnement professionnel si tu en as besoin.</p><p>Ta procrastination n&#8217;est peut-&#234;tre pas ton identit&#233;.</p><p>Elle est peut-&#234;tre une ancienne strat&#233;gie, devenue trop rigide pour ta vie actuelle.</p><p>Et une strat&#233;gie peut &#233;voluer.</p><p>&#199;a te parle ? Dis-moi en commentaire quelle forme prend le plus souvent ta procrastination : le perfectionnisme, la suractivit&#233;, l&#8217;immobilit&#233; ou autre chose.</p><p>&#192; tr&#232;s vite,</p><p>Raquel</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Si tu veux continuer ce travail &#224; ton rythme, j&#8217;ai cr&#233;&#233; la s&#233;rie <strong>Ne plus tout porter</strong>.</p><p>Elle est construite autour de 30 semaines d&#8217;exercices, de r&#233;flexions et de pratiques corporelles pour observer ce que ton corps porte, rep&#233;rer les m&#233;canismes de protection qui se sont install&#233;s et retrouver progressivement davantage de choix dans ta mani&#232;re d&#8217;agir, de ressentir et de te positionner.</p><p>Le journal <strong>Ne plus tout porter, 30 semaines</strong> accompagne cette s&#233;rie avec une proposition par semaine. Tu peux avancer lentement, revenir sur un exercice plusieurs fois ou laisser une semaine de c&#244;t&#233; lorsque ce n&#8217;est pas le bon moment.</p><p><strong><a href="https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-une-serie-pour">Tu peux lire l&#8217;article qui pr&#233;sente la s&#233;rie ici.</a></strong></p><p>Et t&#233;l&#233;charger directement le journal ici : <strong><a href="https://www.encorps.be/perks/9e8f23df-2a38-43f6-8af7-dec9ad74b3bd">Ne plus tout porter</a></strong></p></div><h2>Tu peux aussi lire :</h2><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;2522a70c-092e-4c97-a494-013bea6f5d58&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Tu sais cette sensation quand tu entends une cl&#233; tourner dans la serrure et que ton corps se tend avant m&#234;me de savoir qui rentre ? Ou alors le contraire : &#233;couter tout pour essayer de comprendre ce qui t&#8217;attend quand le bruit de ta cl&#233; dans la serrure sera entendu.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Grandir avec un parent instable : la liste que tu vas cocher sans le vouloir&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-10-13T08:10:40.493Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/466484e6-f949-4f1e-8569-577e761b8cbf_1600x1065.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/enfant-adulte-alcoolique-signes&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:212814502,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:1,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;713dce06-0bad-4895-a7e2-0993a77ac0cd&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Il y a des sujets que je peux expliquer sans r&#233;fl&#233;chir.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Ce que ton corps a appris &#224; porter&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-09-20T14:12:33.625Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-video.s3.amazonaws.com/video_upload/post/216332133/80217c72-f9a0-49c3-a1a2-2fbd62d192be/transcoded-1789909171.png&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-pourquoi-tu-portes-tout-le-monde&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:&quot;16f5d3fb-2219-49c5-82bb-9234d2aa214e&quot;,&quot;id&quot;:216332133,&quot;type&quot;:&quot;podcast&quot;,&quot;reaction_count&quot;:19,&quot;comment_count&quot;:8,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!RxQ8!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fa0187695-6163-4290-a51f-5dfbec33f344_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Grandir avec un parent instable : la liste que tu vas cocher sans le vouloir]]></title><description><![CDATA[Ce n'est pas un d&#233;faut de caract&#232;re. C'est un syst&#232;me nerveux d'enfant rest&#233; en alerte. Huit signes, une m&#234;me origine : la petite qui guettait les pas dans le couloir.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/enfant-adulte-alcoolique-signes</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/enfant-adulte-alcoolique-signes</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Tue, 13 Oct 2026 08:10:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/5bd9bcd4-210a-459f-ab05-b81102272edd_1600x1065.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu sais cette sensation quand tu entends une cl&#233; tourner dans la serrure et que ton corps se tend avant m&#234;me de savoir qui rentre ? Ou alors le contraire : &#233;couter tout pour essayer de comprendre ce qui t&#8217;attend quand le bruit de ta cl&#233; dans la serrure sera entendu.</p><p>Tu &#233;coutes les pas. Le ton de la voix. Le moindre petit bruit. Parfois, tu entends des cris et tu sais que &#231;a va &#234;tre l&#8217;enfer quand tu vas passer la porte.</p><p>Et en quelques secondes, tu sais si tu vas &#234;tre accueillie avec un bisou ou avec une claque. Tu sais si la soir&#233;e sera calme ou si tu dois te faire petite, g&#233;rer l&#8217;ambiance, &#233;viter une remarque de trop.</p><p>Tu as peut-&#234;tre grandi avec un parent qui buvait.</p><p>Ou avec un parent dont l&#8217;humeur pouvait changer sans pr&#233;venir. Sans que tu saches jamais ce qui t&#8217;attendait quand tu rentrais. Ou quand quelqu&#8217;un rentrait.</p><p>Alors tu t&#8217;es adapt&#233;e. T&#244;t. Bien. Trop bien.</p><p>On parle parfois d&#8217;<em>enfants adultes d&#8217;alcooliques</em>, ou EAA. Je parle d&#8217;enfants adultes de parents instables. Ce n&#8217;est pas un diagnostic. C&#8217;est une fa&#231;on de d&#233;crire certains fonctionnements appris dans une enfance o&#249; il fallait surveiller, anticiper et prendre soin des autres avant de pouvoir penser &#224; soi.</p><p>Et ces fonctionnements peuvent rester l&#224; longtemps. &#192; 30 ans. &#192; 45 ans. Le lundi matin devant ton ordinateur, alors que personne ne te menace et que, techniquement, tout va bien.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2>Lis lentement. Est-ce que tu te reconnais ?</h2><p>Tu n&#8217;as rien &#224; prouver. Tu peux t&#8217;arr&#234;ter si &#231;a remue trop.</p><ul><li><p>Tu devines l&#8217;humeur des autres avant qu&#8217;ils aient parl&#233;.</p></li><li><p>Tu as du mal &#224; te d&#233;tendre, m&#234;me dans une journ&#233;e calme.</p></li><li><p>Une petite critique te traverse beaucoup plus fort qu&#8217;elle ne devrait.</p></li><li><p>Tu portes les probl&#232;mes de tout le monde. Les tiens attendront.</p></li><li><p>Tu culpabilises d&#232;s que tu dis non.</p></li><li><p>Tu confonds parfois l&#8217;amour avec le fait de sauver quelqu&#8217;un.</p></li><li><p>Tu t&#8217;accroches tr&#232;s fort ou tu fais comme si tu n&#8217;avais besoin de personne.</p></li><li><p>Tu juges durement les autres. Mais surtout toi.</p></li><li><p>Tu remplis tes journ&#233;es pour ne pas avoir &#224; sentir ce qui se passe &#224; l&#8217;int&#233;rieur.</p></li><li><p>Tu sais tr&#232;s bien fonctionner. Tu sais moins bien recevoir de l&#8217;aide.</p></li></ul><p>Combien de phrases t&#8217;ont arr&#234;t&#233;e ?</p><p>Ce n&#8217;est pas un test de personnalit&#233;.</p><p>C&#8217;est une carte de survie.</p><h2>Ton corps a appris &#224; surveiller</h2><p>Quand l&#8217;ambiance d&#8217;une maison d&#233;pend de l&#8217;&#233;tat &#233;motionnel d&#8217;un parent, l&#8217;enfant apprend &#224; lire les signes.</p><ul><li><p>Un soupir.</p></li><li><p>Une porte claqu&#233;e.</p></li><li><p>Une voix un peu plus s&#232;che.</p></li><li><p>Un verre pos&#233; trop fort sur la table.</p></li></ul><p>Le corps devient une sorte de radar. Il scanne la pi&#232;ce avant m&#234;me que la t&#234;te ait eu le temps de r&#233;fl&#233;chir.</p><ul><li><p>Est-ce que je peux parler ?</p></li><li><p>Est-ce que je peux rire ?</p></li><li><p>Est-ce que je dois dispara&#238;tre ?</p></li><li><p>Est-ce que je dois r&#233;parer quelque chose ?</p></li></ul><p>Alors tu d&#233;veloppes des r&#233;flexes qui, &#224; l&#8217;&#233;poque, avaient du sens. Tu surveilles. Tu anticipes. Tu prends sur toi. Tu deviens tr&#232;s autonome. Tu aides. Tu fais attention &#224; tout.</p><p>&#199;a t&#8217;a peut-&#234;tre prot&#233;g&#233;e.</p><p>Le probl&#232;me, c&#8217;est que le corps ne re&#231;oit pas toujours le message quand le danger est termin&#233;.</p><p>Il continue de v&#233;rifier. Il continue de se pr&#233;parer.</p><p>Il continue &#224; croire qu&#8217;un changement de ton peut annoncer une catastrophe.</p><p>Et toi, tu te demandes pourquoi tu n&#8217;arrives pas &#224; l&#226;cher prise comme les autres.</p><h2>Le cycle qui te maintient en alerte</h2><p>Tu remarques une tension chez quelqu&#8217;un.</p><p>Tu essaies imm&#233;diatement de comprendre ce qui se passe.</p><p>Tu ajustes ta fa&#231;on de parler.</p><p>Tu proposes ton aide.</p><p>Tu ravales ce que tu voulais dire.</p><p>Tu fais encore un peu plus pour que tout reste calme.</p><p>Pendant quelques minutes, tu as l&#8217;impression d&#8217;avoir repris le contr&#244;le.</p><p>Puis tu es &#233;puis&#233;e.</p><p>Tu te demandes pourquoi personne ne remarque tout ce que tu portes.</p><p>Tu finis par exploser, te couper de tes &#233;motions ou t&#8217;effondrer.</p><p>Et ensuite, tu culpabilises.</p><p>Alors tu recommences &#224; surveiller. &#192; anticiper. &#192; faire davantage.</p><p>Ce n&#8217;est pas un probl&#232;me de volont&#233;.</p><p>Tu ne peux pas convaincre un syst&#232;me nerveux en alerte avec une phrase du genre : <em><strong>D&#233;tends-toi, tout va bien.</strong></em></p><p>Il ne suffit pas de comprendre que tu es adulte aujourd&#8217;hui. Une partie de ton corps peut encore fonctionner comme si elle devait prot&#233;ger la petite fille qui guettait le couloir.</p><p>Et quand cette partie prend les commandes, elle a besoin d&#8217;exp&#233;riences concr&#232;tes de s&#233;curit&#233;. Pas d&#8217;un nouveau reproche.</p><h2>Une premi&#232;re &#233;tape, sans forcer</h2><p>Pose les deux pieds au sol.</p><p>Regarde autour de toi et laisse tes yeux se poser sur trois choses qui ne repr&#233;sentent aucun danger.</p><p>Une couleur.</p><p>Un objet familier.</p><p>Une source de lumi&#232;re.</p><p><strong>Ne cherche pas &#224; te d&#233;tendre. Ce n&#8217;est pas le but.</strong></p><p>Remarque seulement :</p><ul><li><p>la pi&#232;ce dans laquelle tu te trouves ;</p></li><li><p>le support sous ton corps ;</p></li><li><p>la distance entre toi et la porte ;</p></li><li><p>le fait que tu peux choisir de rester assise, de te lever ou d&#8217;arr&#234;ter.</p></li></ul><p>Puis pose une main sur ton ventre ou sur ta poitrine, uniquement si ce contact est agr&#233;able pour toi.</p><p>Et dis int&#233;rieurement : <em><strong>Je suis ici. Nous sommes aujourd&#8217;hui. Je peux regarder autour de moi avant de r&#233;agir.</strong></em></p><p>Reste l&#224; pendant quelques respirations.</p><p>Si tu sens que l&#8217;intensit&#233; augmente, enl&#232;ve ta main, ouvre les yeux, regarde un objet pr&#233;cis et reviens &#224; une activit&#233; ordinaire. Bois un verre d&#8217;eau. Marche quelques pas. Tu n&#8217;as pas besoin de continuer.</p><p>Cette pratique ne r&#232;gle pas toute une histoire familiale. Elle donne simplement &#224; ton corps une information diff&#233;rente : tu peux v&#233;rifier la r&#233;alit&#233; avant de te pr&#233;parer au pire.</p><h2>Ce que tu peux commencer &#224; remarquer</h2><p>Cette semaine, observe une situation dans laquelle tu te mets automatiquement &#224; g&#233;rer.</p><blockquote><p>Quelqu&#8217;un r&#233;pond plus froidement. <br>Un message reste sans r&#233;ponse. <br>Une personne de ton entourage semble contrari&#233;e.</p></blockquote><p>Avant d&#8217;intervenir, demande-toi :</p><ul><li><p>Qu&#8217;est-ce que je sais r&#233;ellement ?</p></li><li><p>Qu&#8217;est-ce que j&#8217;imagine ?</p></li><li><p>Est-ce que cette situation m&#8217;appartient ?</p></li><li><p>Qu&#8217;est-ce qui se passe dans mon corps quand je ne fais rien tout de suite ?</p></li></ul><p>Pas besoin de trouver la bonne r&#233;ponse.</p><p>Le simple fait de rep&#233;rer le mouvement peut d&#233;j&#224; cr&#233;er un peu d&#8217;espace.</p><h2>Si tu le sens, cette semaine</h2><p>Une fois, juste une fois, attends cinq minutes avant de r&#233;parer l&#8217;humeur de quelqu&#8217;un.</p><p>Observe ton corps. Observe l&#8217;envie d&#8217;agir.</p><p>Et rappelle-toi que ne pas intervenir imm&#233;diatement ne veut pas dire abandonner les autres.</p><p>Cela peut aussi vouloir dire que tu arr&#234;tes, pendant quelques instants, de t&#8217;abandonner toi-m&#234;me.</p><p>Si ce sujet r&#233;veille des souvenirs difficiles ou une d&#233;tresse importante, cherche un accompagnement professionnel adapt&#233;. Tu n&#8217;es pas oblig&#233;e de tout rouvrir seule, ni d&#8217;aller plus vite que ton corps.</p><p>Jeudi, je partagerai avec les membres plusieurs pratiques pour travailler avec l&#8217;hypervigilance sans te jeter dans tes souvenirs ni forcer une &#233;motion &#224; sortir.</p><p><strong>PS :</strong> Est-ce que tu as grandi dans une maison o&#249; tu devais deviner l&#8217;ambiance avant d&#8217;entrer dans une pi&#232;ce ? Tu peux me r&#233;pondre avec une seule phrase. Je lis tout.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;">Si cet article t'a parl&#233;, les membres premium ont acc&#232;s &#224; d'autres ressources exclusives et articles approfondis dans le m&#234;me esprit. <strong><a href="https://www.encorps.be/subscribe">C'est par l&#224;</a></strong> si tu veux aller plus loin.</p></div><div class="community-chat" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://open.substack.com/pub/raqueldeville/chat?utm_source=chat_embed&quot;,&quot;subdomain&quot;:&quot;raqueldeville&quot;,&quot;pub&quot;:{&quot;id&quot;:5458320,&quot;name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;author_name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;author_photo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!Iq9K!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;}}" data-component-name="CommunityChatRenderPlaceholder"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ton intérieur peut fatiguer ton système nerveux]]></title><description><![CDATA[Bruit, lumi&#232;re, volumes et textures peuvent modifier la mani&#232;re dont ton corps se sent.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Mon, 12 Oct 2026 09:50:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/219088131/24fa690bb560baac915182d8ddc9206a.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<h2>Ton espace peut soutenir ton syst&#232;me nerveux</h2><p>Quand tu entres dans un lieu, tu ne remarques pas uniquement sa d&#233;coration.</p><p>Ton corps re&#231;oit beaucoup d&#8217;autres informations, souvent avant m&#234;me que tu aies eu le temps de te demander si tu aimes l&#8217;endroit ou non. Il per&#231;oit la lumi&#232;re, la temp&#233;rature, les bruits, les volumes, les mati&#232;res, la circulation, ce qui se trouve derri&#232;re ton dos et la mani&#232;re dont les diff&#233;rents espaces sont organis&#233;s.</p><p>Et tout cela peut soutenir ton syst&#232;me nerveux.</p><p>Ou lui demander un effort suppl&#233;mentaire.</p><p>C&#8217;est ce dont j&#8217;ai parl&#233; avec <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Pascale Daniel&quot;,&quot;id&quot;:166911668,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/17627718-7c88-4173-84fb-a0448e0cd39b_1663x1663.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;d24314c8-1e08-4d1e-b509-932bae944543&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong>, architecte d&#8217;int&#233;rieur sp&#233;cialis&#233;e en neuroarchitecture.</p><p>La neuroarchitecture applique certaines connaissances des neurosciences &#224; l&#8217;architecture. Elle cherche &#224; comprendre comment les &#234;tres humains r&#233;agissent, sur le plan physiologique, aux environnements b&#226;tis.</p><p>Ce n&#8217;est pas une m&#233;thode qui dit qu&#8217;un type d&#8217;espace convient &#224; tout le monde. Pascale l&#8217;a pr&#233;cis&#233; pendant le live : il existe des principes communs, mais nous avons aussi des besoins diff&#233;rents en mati&#232;re de stimulation sensorielle.</p><p>Et c&#8217;est l&#224; que &#231;a devient int&#233;ressant.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2>Ton corps ressent un lieu avant de l&#8217;analyser</h2><p>Quand tu entres dans un espace, ton corps ne se contente pas de regarder si les couleurs vont bien ensemble.</p><p>Il capte aussi les volumes, la lumi&#232;re, la temp&#233;rature, la fa&#231;on dont le son circule et la mani&#232;re dont tu peux te d&#233;placer dans la pi&#232;ce. Il observe o&#249; tu peux t&#8217;asseoir, ce qui se trouve derri&#232;re toi et si tu comprends facilement la fonction de chaque zone.</p><p>Pascale parlait des huit sens, et pas uniquement des cinq sens dont on parle habituellement.</p><p>Il y a aussi le syst&#232;me vestibulaire, qui concerne l&#8217;&#233;quilibre, la proprioception, qui te permet de sentir ton corps dans l&#8217;espace, et l&#8217;interoception, qui concerne ce que tu ressens &#224; l&#8217;int&#233;rieur de ton corps, comme la faim, la soif, le chaud ou le froid.</p><p>Tous ces syst&#232;mes transmettent des informations &#224; ton cerveau.</p><p>Tu n&#8217;en as pas forc&#233;ment conscience, mais ton corps les traite quand m&#234;me.</p><p>C&#8217;est pour cela que tu peux entrer dans une pi&#232;ce et te sentir mal &#224; l&#8217;aise sans savoir imm&#233;diatement pourquoi. Il n&#8217;y a pas forc&#233;ment un &#233;l&#233;ment spectaculaire. Il y a parfois une accumulation de petits signaux qui demandent &#224; ton syst&#232;me nerveux de rester attentif.</p><div class="pullquote"><p><strong><span data-color="#b45f06" style="color: rgb(180, 95, 6);">Comment l&#8217;environnement agit-il sur le syst&#232;me nerveux ?</span></strong><span data-color="#b45f06" style="color: rgb(180, 95, 6);"><br>Le bruit, la lumi&#232;re, les volumes, les textures et la circulation dans un lieu transmettent des informations sensorielles au corps. Selon leur intensit&#233; et les besoins de chaque personne, ils peuvent soutenir l&#8217;apaisement ou augmenter la vigilance.</span></p></div><h2>Le principe de la perspective et du refuge</h2><p>Un des &#233;l&#233;ments abord&#233;s pendant le live est la notion de perspective et de refuge.</p><p>Nous avons souvent besoin d&#8217;&#234;tre prot&#233;g&#233;es &#224; l&#8217;arri&#232;re tout en pouvant voir ce qui se passe devant nous. Cela donne au corps une sensation de contr&#244;le et permet au cerveau de mieux anticiper ce qui pourrait arriver.</p><p>C&#8217;est assez facile &#224; observer dans un restaurant.</p><p>Certaines personnes n&#8217;aiment pas s&#8217;asseoir dos &#224; la porte. Elles pr&#233;f&#232;rent avoir un mur derri&#232;re elles et voir l&#8217;entr&#233;e de la pi&#232;ce. Elles ne savent pas toujours l&#8217;expliquer, mais elles se sentent mieux ainsi.</p><p>Si des personnes passent constamment derri&#232;re toi pendant que tu travailles, ton corps peut rester attentif &#224; leurs mouvements. Tu ne te dis pas forc&#233;ment que tu es en hypervigilance. Tu remarques seulement que tu n&#8217;arrives pas &#224; te concentrer, que tu te retournes souvent ou que tu te sens tendue &#224; la fin de la journ&#233;e.</p><p>Le corps se demande ce qui peut arriver derri&#232;re lui.</p><p>Un mur, une biblioth&#232;que, un fauteuil plac&#233; dans un angle ou une s&#233;paration l&#233;g&#232;re peuvent parfois suffire &#224; cr&#233;er une sensation de refuge.</p><p>Pas besoin de transformer ton salon en bunker.</p><h2>Un espace peut augmenter la vigilance sans que tu le remarques</h2><p>Certains lieux nous mettent en tension sans que nous fassions imm&#233;diatement le lien entre l&#8217;espace et notre &#233;tat int&#233;rieur.</p><p>Un espace avec beaucoup de passages derri&#232;re toi. Une lumi&#232;re trop forte. Une pi&#232;ce o&#249; le son rebondit partout. Un plafond tr&#232;s haut dans une petite pi&#232;ce. Une grande pi&#232;ce ouverte dont tu ne comprends pas tr&#232;s bien les usages.</p><p>Ton syst&#232;me nerveux doit traiter tout cela.</p><p>Si cette configuration se r&#233;p&#232;te chaque jour, la tension peut finir par s&#8217;ancrer dans ton fonctionnement habituel. Tu peux alors croire que tu es stress&#233;e &#224; cause de ton travail, de ta famille ou de ta charge mentale, alors que ton environnement ajoute lui aussi une stimulation constante.</p><p>Cela ne veut pas dire que ton int&#233;rieur est responsable de tout.</p><p>Mais il peut augmenter ou diminuer l&#8217;effort demand&#233; &#224; ton corps.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2>Un espace rang&#233; n&#8217;est pas forc&#233;ment un espace apaisant</h2><p>Pendant le live, une question est revenue sur la beaut&#233; et l&#8217;ordre.</p><p>Un espace n&#8217;a pas besoin d&#8217;&#234;tre parfaitement rang&#233; ou parfaitement d&#233;cor&#233; pour donner une sensation de s&#233;curit&#233;. L&#8217;esth&#233;tique peut contribuer au bien-&#234;tre, parce qu&#8217;un lieu qui te pla&#238;t peut nourrir la satisfaction d&#8217;habiter quelque part qui te correspond.</p><p><strong>Mais le joli ne suffit pas.</strong></p><p>Le d&#233;sordre a aussi un co&#251;t cognitif, parce que ton cerveau re&#231;oit davantage d&#8217;informations &#224; traiter. Chaque objet visible peut devenir un rappel, une t&#226;che potentielle ou une sollicitation suppl&#233;mentaire.</p><ul><li><p>Une pile de papiers.</p></li><li><p>Des v&#234;tements sur une chaise.</p></li><li><p>Des objets qui n&#8217;ont pas de place.</p></li><li><p>Un meuble &#224; monter.</p></li><li><p>Une surface couverte de choses que tu dois trier.</p></li></ul><p>Tout cela ne repr&#233;sente pas forc&#233;ment un danger, mais cela demande du travail &#224; ton cerveau.</p><p>Et lorsque tu es d&#233;j&#224; fatigu&#233;e, cette charge invisible peut peser lourd.</p><p>Pour autant, l&#8217;objectif n&#8217;est pas de culpabiliser les personnes qui vivent dans un espace d&#233;sordonn&#233;. Il existe aussi des profils qui ont besoin de davantage de stimulation visuelle, de reliefs ou de contrastes.</p><p>Certaines personnes se sentent bien dans un int&#233;rieur tr&#232;s &#233;pur&#233;.</p><p>D&#8217;autres ont besoin de couleurs, de mati&#232;res et d&#8217;objets qui racontent quelque chose.</p><p>Le bon niveau de stimulation d&#233;pend de chaque personne.</p><h2>Trop vide peut aussi devenir inconfortable</h2><p>On pourrait croire qu&#8217;un int&#233;rieur tr&#232;s minimaliste apaise toujours le syst&#232;me nerveux.</p><p>Pas n&#233;cessairement.</p><p>Un espace compl&#232;tement blanc, sans texture, sans couleur et sans variation peut devenir un environnement appauvri pour les sens. Or, nous avons &#233;volu&#233; dans des environnements naturels qui contiennent du mouvement, du relief, des sons et des changements de lumi&#232;re.</p><p>La nature n&#8217;est jamais parfaitement immobile.</p><p>Il y a le vent dans les arbres, les oiseaux, les ombres, le bois, les pierres, les plantes, les changements de temp&#233;rature.</p><p>Ces &#233;l&#233;ments peuvent contribuer &#224; une forme d&#8217;apaisement, parce qu&#8217;ils offrent une stimulation douce et pr&#233;visible.</p><p>Dans ma propre maison, j&#8217;ai remarqu&#233; une diff&#233;rence importante apr&#232;s un d&#233;m&#233;nagement. Nous sommes maintenant entour&#233;s d&#8217;arbres et nous entendons davantage les sons de la nature, le vent dans les feuilles et les oiseaux.</p><p>Ce n&#8217;est pas spectaculaire.</p><p>Mais cela change quelque chose dans la mani&#232;re dont le corps se sent au quotidien.</p><p>Dans notre ancienne maison, il y avait une mezzanine et beaucoup d&#8217;espace au-dessus du salon. Nous y passions peu de temps, parce que nous ne nous sentions pas particuli&#232;rement &#224; l&#8217;aise dans ce volume.</p><p>Nous finissions souvent dans la cuisine, o&#249; le plafond &#233;tait plus bas et l&#8217;espace plus contenu.</p><p>Je ne l&#8217;avais pas analys&#233; comme &#231;a &#224; l&#8217;&#233;poque. Je savais seulement o&#249; nous avions envie d&#8217;&#234;tre.</p><h2>Les sons peuvent &#233;puiser sans &#234;tre forts</h2><p>Pascale a aussi expliqu&#233; la diff&#233;rence entre la r&#233;verb&#233;ration et l&#8217;isolation phonique.</p><p>La r&#233;verb&#233;ration, c&#8217;est la mani&#232;re dont le son rebondit dans une pi&#232;ce. Les paroles se r&#233;percutent sur les murs, le sol et le plafond. Plus le son continue &#224; rebondir, plus il peut devenir fatigant.</p><p>Cela arrive souvent dans les pi&#232;ces avec peu de textiles et beaucoup de surfaces dures.</p><p>Des rideaux, des tapis, des fauteuils en tissu, des biblioth&#232;ques ou des panneaux acoustiques peuvent aider &#224; absorber une partie de ces sons.</p><p>L&#8217;isolation phonique concerne plut&#244;t les bruits qui viennent de l&#8217;ext&#233;rieur ou d&#8217;une autre pi&#232;ce. Les solutions ne sont pas les m&#234;mes, puisqu&#8217;il s&#8217;agit alors de cr&#233;er une barri&#232;re entre le lieu o&#249; tu te trouves et la source du bruit.</p><p>Cette distinction peut &#234;tre utile si tu sais que le son t&#8217;&#233;puise, mais que tu ne comprends pas exactement d&#8217;o&#249; vient le probl&#232;me.</p><p>Ce n&#8217;est peut-&#234;tre pas le volume. C&#8217;est peut-&#234;tre la r&#233;sonance.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p><h2>La lumi&#232;re a aussi un rythme</h2><p>La lumi&#232;re joue un r&#244;le diff&#233;rent selon le moment de la journ&#233;e.</p><p>En journ&#233;e, nous avons besoin d&#8217;une lumi&#232;re suffisamment pr&#233;sente pour soutenir l&#8217;&#233;veil et l&#8217;attention. Le soir, une lumi&#232;re plus chaude et plus douce peut aider le corps &#224; entrer progressivement dans une p&#233;riode de repos.</p><p>Dans une chambre, il peut &#234;tre utile de r&#233;duire les stimulations visuelles et de limiter les lumi&#232;res fortes avant de dormir. Un espace plus ordonn&#233;, avec moins de contrastes et peu de lumi&#232;re directe, donne au cerveau une information coh&#233;rente : la journ&#233;e se termine.</p><p>Mais certaines personnes sont tr&#232;s sensibles &#224; la lumi&#232;re naturelle, surtout lorsqu&#8217;elle entre par de grandes baies vitr&#233;es sans rideaux ni stores.</p><p>L&#224; encore, la possibilit&#233; de moduler la lumi&#232;re est essentielle.</p><p>Tu n&#8217;as pas besoin d&#8217;une pi&#232;ce toujours claire ou toujours sombre.</p><p>Tu as besoin de pouvoir l&#8217;adapter &#224; ton &#233;tat et au moment de la journ&#233;e.</p><h2>Les lieux publics oublient souvent le besoin de refuge</h2><p>Les lieux publics peuvent &#234;tre tr&#232;s difficiles &#224; vivre lorsque tu es hypersensible ou neurodivergente.</p><p>Le bruit, la densit&#233; de personnes, les conversations, les mouvements, les odeurs, les lumi&#232;res et l&#8217;absence d&#8217;endroit o&#249; t&#8217;isoler peuvent rapidement te surcharger.</p><p>Certaines personnes ont besoin de s&#8217;&#233;loigner quelques minutes pour r&#233;cup&#233;rer, mais les lieux publics pr&#233;voient rarement des espaces de refuge.</p><p>Cela pourrait pourtant &#234;tre un am&#233;nagement tr&#232;s simple : un coin moins expos&#233;, une zone o&#249; le son est r&#233;duit, un endroit o&#249; la lumi&#232;re est plus douce ou une assise qui permet de ne pas &#234;tre au milieu du passage.</p><p>Pascale parlait d&#8217;&#171; abris dans l&#8217;abri &#187;.</p><p>L&#8217;id&#233;e me pla&#238;t beaucoup.</p><p>Un lieu peut rester ouvert tout en offrant des endroits plus prot&#233;g&#233;s pour celles qui ont besoin de r&#233;duire la stimulation.</p><h2>Ton lieu de vie doit pouvoir s&#8217;adapter &#224; toi</h2><p>Nous avons beaucoup d&#8217;injonctions autour de la d&#233;coration et de l&#8217;am&#233;nagement int&#233;rieur.</p><p>Il faudrait avoir un espace minimaliste. Ou chaleureux. Ou lumineux. Ou parfaitement rang&#233;. Il faudrait suivre telle tendance, choisir telle mati&#232;re, utiliser telle couleur.</p><p>Mais ton int&#233;rieur ne doit pas r&#233;pondre &#224; une r&#232;gle universelle.</p><p>Il doit r&#233;pondre &#224; ton corps.</p><p>Tu peux aimer les murs blancs et avoir besoin de rideaux &#233;pais. Tu peux aimer les objets et avoir besoin d&#8217;une surface d&#233;gag&#233;e pour travailler. Tu peux avoir besoin de lumi&#232;re pendant la journ&#233;e et de p&#233;nombre le soir. Tu peux aimer les grands espaces mais te sentir mieux dans une pi&#232;ce plus contenue.</p><p>La premi&#232;re &#233;tape consiste &#224; observer tes r&#233;actions au lieu de les juger.</p><h2>Quand l&#8217;espace est partag&#233;</h2><p>Mais il y a une difficult&#233; dont on parle moins : ton espace de vie ne d&#233;pend pas toujours de toi seule.</p><p>Une lectrice, <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Nathalie Tortosa &#183; Correctrice&quot;,&quot;id&quot;:377686117,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/04ddc8b6-5bab-42a0-a68a-82a4fadfe2e5_3240x3240.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;a4e12f6c-fce4-447d-a8c8-d5794a8b49a4&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span>,</strong> m&#8217;a &#233;crit apr&#232;s le live. Elle conna&#238;t tr&#232;s bien ses besoins en mati&#232;re d&#8217;espace, de volume, de lumi&#232;re et de circulation. Elle a aussi beaucoup r&#233;fl&#233;chi &#224; la mani&#232;re dont son environnement agit sur son corps.</p><p>Mais elle partage sa vie avec quelqu&#8217;un qui n&#8217;a pas les m&#234;mes besoins.</p><blockquote><p><em>Je pense savoir ce dont j&#8217;ai besoin en termes d&#8217;espace, de volume, de lumi&#232;re, de circulation, etc. Le probl&#232;me, c&#8217;est que je partage ma vie avec quelqu&#8217;un qui n&#8217;a pas du tout ces m&#234;mes besoins.</em></p><p><em>Donc, c&#8217;est tr&#232;s compliqu&#233; pour moi. Je sens en permanence un arri&#232;re-plan de fatigue chronique, parfois m&#234;me d&#8217;&#233;puisement, d&#251; &#224; un d&#233;sordre permanent et &#224; une accumulation de choses qui me d&#233;rangent profond&#233;ment.</em></p><p><em>Je n&#8217;arrive pas &#224; me faire comprendre, je n&#8217;arrive apparemment pas &#224; exprimer suffisamment clairement l&#8217;impact que cela produit sur moi et l&#8217;importance de ce sujet.</em></p><p><em>La bonne nouvelle, c&#8217;est que j&#8217;arrive &#224; pr&#233;server &#231;a au moins dans mon bureau &#224; la maison.</em></p></blockquote><p>Ce message me semble important parce qu&#8217;il montre que conna&#238;tre ses besoins ne suffit pas toujours &#224; pouvoir les respecter.</p><p>Quand on partage son logement, il faut composer avec les habitudes, les pr&#233;f&#233;rences et les seuils sensoriels des autres. Le d&#233;sordre qui semble anodin pour une personne peut devenir une source de fatigue constante pour une autre. Une pi&#232;ce que l&#8217;une trouve chaleureuse peut sembler satur&#233;e ou difficile &#224; habiter pour celle qui y passe ses journ&#233;es.</p><p>Il ne s&#8217;agit pas de d&#233;cider qui a raison.</p><p>Il s&#8217;agit de reconna&#238;tre que les m&#234;mes objets, la m&#234;me lumi&#232;re, le m&#234;me niveau de bruit ou le m&#234;me degr&#233; de rangement ne produisent pas le m&#234;me effet sur tous les corps.</p><p>Et parfois, pr&#233;server une seule pi&#232;ce, comme un bureau, une chambre ou un coin o&#249; tu peux fermer la porte, devient d&#233;j&#224; une mani&#232;re importante de r&#233;cup&#233;rer.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme/comments&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Laissez un commentaire.&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:&quot;button-wrapper&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary button-wrapper" href="https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme/comments"><span>Laissez un commentaire.</span></a></p><div><hr></div><h2><strong>Une pratique pour &#233;couter ton environnement</strong></h2><p>Choisis une pi&#232;ce de ton logement et installe-toi quelques minutes.</p><p>Tu peux garder les yeux ouverts. Observe ce qui se passe dans ton corps lorsque tu regardes autour de toi.</p><p>Commence par la lumi&#232;re. Est-elle douce, forte, directe, changeante ?</p><p>Puis observe le son. Entends-tu un bruit continu, des bruits intermittents, une r&#233;verb&#233;ration ou des sons qui viennent d&#8217;une autre pi&#232;ce ?</p><p>Regarde les volumes, les textures et les objets visibles. Observe aussi ce qui se trouve derri&#232;re ton dos et si tu peux facilement comprendre l&#8217;usage de l&#8217;espace.</p><p><strong>Tu peux noter :</strong></p><ul><li><p>ce qui soutient ton corps ;</p></li><li><p>ce qui lui demande un effort ;</p></li><li><p>ce qui attire ton attention ;</p></li><li><p>l&#8217;endroit o&#249; tu te sens le mieux.</p></li></ul><p>Pas besoin d&#8217;&#233;crire un texte complet.</p><p>Deux ou trois mots suffisent.</p><blockquote><p>lumi&#232;re trop forte, bruit qui r&#233;sonne, fauteuil rassurant.</p></blockquote><p>Ou :</p><blockquote><p>dos expos&#233;, trop d&#8217;objets, fen&#234;tre agr&#233;able.</p></blockquote><p>Ensuite, choisis un seul d&#233;tail &#224; modifier.</p><p>D&#233;place ta chaise. Ferme un rideau. Ajoute un tapis. D&#233;gage une petite surface. Installe-toi dos au mur. Cr&#233;e un endroit o&#249; tu peux t&#8217;isoler pendant quelques minutes.</p><p>Tu n&#8217;as pas besoin de refaire toute ta maison.</p><p>Un d&#233;tail par semaine, c&#8217;est d&#233;j&#224; une mani&#232;re de commencer &#224; &#233;couter ce que ton corps sait.</p><p>Ta maison n&#8217;est pas cens&#233;e &#234;tre parfaite.</p><p>Elle peut devenir un alli&#233;.</p><p>&#199;a te parle ? Dis-moi quel &#233;l&#233;ment de ton environnement soutient le plus ton syst&#232;me nerveux, et lequel lui demande le plus d&#8217;efforts.</p><p>Je lis chaque r&#233;ponse.</p><p>Si tu veux parler de surcharge sensorielle, de syst&#232;me nerveux ou d&#8217;adaptations possibles dans ton quotidien, tu peux m&#8217;envoyer un message.</p><p>&#192; tr&#232;s vite,</p><p>Raquel</p><p><strong>PS :</strong> Merci &#224; <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Pascale Daniel&quot;,&quot;id&quot;:166911668,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/17627718-7c88-4173-84fb-a0448e0cd39b_1663x1663.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;a5ab08be-3c8b-48c5-9916-43c465527e4e&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong> pour cette conversation sur la neuroarchitecture. Tu peux retrouver son travail sur <strong><a href="https://www.parisaumoisdaout.com/">parisaumoisdaout.com</a></strong>, sur LinkedIn et sur Instagram avec le nom <strong>parisaumoisdaout</strong>.</p><p>Merci aussi &#224; <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Dan Oktavson&quot;,&quot;id&quot;:412495925,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:null,&quot;uuid&quot;:&quot;e6cb42fe-e329-412c-ba2f-f9a7a8d9c00d&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong>, <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Dounia Bouhafs&quot;,&quot;id&quot;:228148863,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ba82f4b0-0d56-43b8-83d2-2845262b5457_1086x1086.png&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;fd5b800e-e5e8-4400-be9d-ff0149bea189&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong>, <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Christiane MASSERON&quot;,&quot;id&quot;:105109494,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/256d6d1c-01ef-4d93-afb3-32f0d6760fbc_670x668.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;d94a51ed-876e-40d2-94be-24db72b79e64&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong> et toutes les autres personnes pr&#233;sentes pour vos questions, commentaires et soutien.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Pascale et moi avons pr&#233;vu de poursuivre cette conversation avec une s&#233;rie de lives autour de la neuroarchitecture, de la sensibilit&#233; sensorielle et de la mani&#232;re dont nos espaces influencent notre corps. Nous sommes ouvertes &#224; tes questions, alors tu peux les laisser en commentaire ou nous envoyer un message. Elles pourront nourrir les prochains lives.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme/comments&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Laissez un commentaire.&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/p/ton-interieur-peut-fatiguer-ton-systeme/comments"><span>Laissez un commentaire.</span></a></p></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce n’est pas le diagnostic qui te marque, c’est l’imprévisibilité]]></title><description><![CDATA[Un parent impr&#233;visible peut laisser un corps en alerte pendant des ann&#233;es. Comprendre les adaptations et retrouver un peu de s&#233;curit&#233; corporelle.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/parent-imprevisible-systeme-nerveux</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/parent-imprevisible-systeme-nerveux</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Sat, 10 Oct 2026 08:10:20 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/e0ae7277-170f-402e-956c-af9960149b2a_1600x1068.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu entends une cl&#233; tourner dans la serrure.</p><p>Ton ventre se serre avant m&#234;me que la porte s&#8217;ouvre.</p><p>Tu ne sais pas encore dans quel &#233;tat la personne va entrer. Ton corps, lui, a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; calculer. Est-ce que tu dois parler&nbsp;? Te taire&nbsp;? Faire rire&nbsp;? Dispara&#238;tre dans ta chambre ? Pr&#233;parer le repas avant qu&#8217;on te le demande ?</p><p>Des ann&#233;es plus tard, un ton sec suffit &#224; faire remonter la m&#234;me alerte. Tu r&#233;ponds trop vite. Tu t&#8217;excuses alors que tu n&#8217;as rien fait. Tu lis le visage de l&#8217;autre avant de sentir ce qui se passe dans ton propre corps.</p><p>Ce n&#8217;est pas dans ta t&#234;te.</p><p>C&#8217;est une adaptation.</p><h2>Ce que fait un parent impr&#233;visible au syst&#232;me nerveux</h2><p>Un parent peut &#234;tre alcoolique, tr&#232;s d&#233;pressif, pris dans une forte instabilit&#233; relationnelle, sujet &#224; des &#233;pisodes de dissociation, ou traverser d&#8217;autres difficult&#233;s psychiques.</p><p>Le diagnostic ne r&#233;sume jamais une personne. Et toutes les personnes concern&#233;es ne font pas vivre la m&#234;me chose &#224; leurs enfants.</p><p>Ce qui p&#232;se sur l&#8217;enfant, c&#8217;est de grandir dans un environnement o&#249; la s&#233;curit&#233; change sans pr&#233;venir. Le r&#233;confort et la menace peuvent venir de la m&#234;me personne. L&#8217;enfant ne sait pas quelle version de la relation l&#8217;attend.</p><p>Dans les travaux sur l&#8217;attachement, on parle parfois d&#8217;attachement d&#233;sorganis&#233; quand l&#8217;enfant ne dispose d&#8217;aucune strat&#233;gie stable pour se sentir en s&#233;curit&#233;. S&#8217;approcher peut faire peur. S&#8217;&#233;loigner aussi. Il n&#8217;y a pas de bonne r&#233;ponse.</p><p>Alors le corps invente une solution.</p><p>Il surveille.</p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"><em><strong>Effets d&#8217;un parent impr&#233;visible &#224; l&#8217;&#226;ge adulte</strong>&nbsp;: une hypervigilance constante, le besoin d&#8217;apaiser tout le monde, la difficult&#233; &#224; savoir ce que tu ressens, la culpabilit&#233; et l&#8217;attirance pour les relations instables peuvent &#234;tre des adaptations &#224; une enfance impr&#233;visible. Elles ne permettent pas de poser un diagnostic, mais elles peuvent donner une piste de compr&#233;hension.</em></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><div><hr></div><p></p><h2>Le cycle infernal : scruter, apaiser, s&#8217;effacer</h2><p>Tu rentres dans une pi&#232;ce.</p><p>Tu regardes son visage. Tu &#233;coutes sa respiration. Tu rep&#232;res le bruit des placards, la fa&#231;on dont les objets sont pos&#233;s, la vitesse des gestes.</p><p>Ensuite, tu ajustes ton comportement.</p><ul><li><p>L&#8217;autre est tendu, tu deviens agr&#233;able.</p></li><li><p>L&#8217;autre est triste, tu prends soin de lui.</p></li><li><p>L&#8217;autre est en col&#232;re, tu disparais.</p></li><li><p>Personne ne parle, tu remplis le silence.</p></li></ul><p>Le probl&#232;me, c&#8217;est que cette strat&#233;gie fonctionne parfois.</p><p>Tu &#233;vites une dispute. Tu obtiens un peu de calme. Tu r&#233;ussis &#224; maintenir la maison debout.</p><p>Donc ton syst&#232;me nerveux apprend que l&#8217;hypervigilance est utile. Et il continue &#224; l&#8217;utiliser, m&#234;me quand tu as quitt&#233; la maison depuis trente ans.</p><h2>5 adaptations que le corps peut garder</h2><h4>Tu lis l&#8217;humeur avant les mots.</h4><p>Tu entres dans un bureau et tu sais d&#233;j&#224; que quelque chose ne va pas. Tu rep&#232;res les micro-changements. Un soupir. Un message plus court. Une porte ferm&#233;e un peu plus fort. Cette sensibilit&#233; peut ressembler &#224; de l&#8217;intuition. Parfois, c&#8217;est un ancien radar qui scanne en permanence.</p><h4>Tu apaises avant de sentir.</h4><p>Le fawning, c&#8217;est le r&#233;flexe de plaire, de calmer, de t&#8217;adapter, de devenir facile &#224; vivre pour r&#233;duire le risque de conflit. Tu dis oui alors que ton ventre dit non. Tu r&#233;ponds &#171; aucun souci &#187; alors que tu es d&#233;j&#224; au bord de l&#8217;&#233;puisement. Ce n&#8217;est pas un choix conscient. C&#8217;est souvent une r&#233;ponse de protection apprise tr&#232;s t&#244;t.</p><h4>Tu deviens utile.</h4><p>Tu aides. Tu anticipes. Tu portes. Tu deviens la personne fiable, celle qui se souvient de tout, qui organise, qui &#233;coute, qui ne pose pas trop de probl&#232;mes. La parentification peut prendre cette forme : l&#8217;enfant devient le soutien &#233;motionnel du parent, parfois le m&#233;diateur, parfois la personne qui maintient le quotidien en place. &#192; l&#8217;&#226;ge adulte, &#234;tre indispensable peut alors sembler plus s&#251;r qu&#8217;&#234;tre aim&#233;e sans avoir &#224; prouver ta valeur.</p><h4>Tu perds le fil de toi.</h4><p>Quand tu as pass&#233; ton enfance &#224; surveiller les besoins des autres, tu peux avoir du mal &#224; r&#233;pondre &#224; une question tr&#232;s concr&#232;te : qu&#8217;est-ce que je ressens, moi ? Tu connais la fatigue de tout le monde. La col&#232;re de ta coll&#232;gue. La peur de ton partenaire. La d&#233;ception de ta m&#232;re. Mais ton propre ventre reste flou.</p><h4>Tu confonds le familier et le s&#251;r.</h4><p>Un environnement calme peut te sembler &#233;trange. Une relation stable peut te donner envie de fuir. Une personne pr&#233;visible peut te para&#238;tre distante ou sans relief. Pendant ce temps, l&#8217;instabilit&#233; cr&#233;e une tension connue. Le corps reconna&#238;t ce qu&#8217;il a d&#233;j&#224; appris &#224; g&#233;rer. Pas forc&#233;ment ce qui lui fait du bien.</p><h2>M&#234;me racine, formes diff&#233;rentes</h2><p>Un foyer marqu&#233; par l&#8217;alcool peut avoir un rythme particulier. Sobre, puis ivre. Pr&#233;sent, puis absent. L&#8217;enfant apprend &#224; reconna&#238;tre les signes qui annoncent le changement.</p><p>Dans une relation o&#249; le parent alterne id&#233;alisation et rejet, l&#8217;impr&#233;visibilit&#233; est plus relationnelle. Tu peux &#234;tre la meilleure personne du monde le matin et devenir insupportable le soir. Tu marches sur des &#339;ufs.</p><p>Quand un parent change fortement d&#8217;&#233;tat, avec des &#233;pisodes de dissociation ou une pr&#233;sence tr&#232;s fluctuante, l&#8217;enfant peut apprendre &#224; se dissocier lui aussi pour tenir &#224; distance ce qui est trop confus.</p><p>Ces situations ne se confondent pas. Elles ne produisent pas les m&#234;mes souvenirs, ni les m&#234;mes r&#232;gles internes. Mais elles ont souvent un point commun : l&#8217;enfant ne sait jamais quand la s&#233;curit&#233; va dispara&#238;tre.</p><h2>Pourquoi le corps reste en alerte</h2><p>Imagine une gardienne de maison qui a pass&#233; son enfance &#224; surveiller une porte.</p><p>Chaque bruit pouvait annoncer une dispute. Chaque silence pouvait cacher un probl&#232;me. Chaque changement de ton demandait une r&#233;action imm&#233;diate.</p><p>Des ann&#233;es plus tard, la maison a chang&#233;. Mais la gardienne est toujours l&#224;, lampe allum&#233;e, oreille coll&#233;e &#224; la porte.</p><p>Le syst&#232;me nerveux ne re&#231;oit pas une explication abstraite. Il apprend &#224; travers des exp&#233;riences r&#233;p&#233;t&#233;es. Pour lui signaler que le contexte a chang&#233;, il faut donc aussi passer par des exp&#233;riences corporelles r&#233;p&#233;t&#233;es.</p><p>Comprendre ton histoire peut aider. Mais comprendre ne suffit pas toujours &#224; faire redescendre la garde. Dans mon cabinet, beaucoup de personnes d&#233;couvrent &#231;a sans avoir jamais mis le mot dessus : la t&#234;te avait tout compris, le corps montait la garde quand m&#234;me.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;">Ici, chaque semaine des ressources concr&#232;tes sur la r&#233;gulation du syst&#232;me nerveux. Pour ne plus survivre en mode survie. Sans tout remettre en question. Sans ajouter encore une chose &#224; ta liste.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:&quot;button-wrapper&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary button-wrapper" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p></div><h2>Une pratique pour revenir dans la pi&#232;ce</h2><p>Cette pratique prend environ trois minutes. Elle ne cherche pas &#224; faire remonter un souvenir. Elle t&#8217;aide &#224; v&#233;rifier o&#249; tu te trouves maintenant.</p><p>Assieds-toi avec les pieds au sol. Garde les yeux ouverts.</p><ol><li><p>Regarde lentement autour de toi et rep&#232;re trois objets neutres. Une tasse. Une lampe. Un mur. Laisse ton regard se poser sur chacun d&#8217;eux quelques secondes.</p></li><li><p>Sens le contact de tes pieds avec le sol. Ne cherche pas &#224; respirer d&#8217;une mani&#232;re particuli&#232;re. Remarque seulement la pression sous tes talons et sous tes orteils.</p></li><li><p>Nomme &#224; voix basse deux faits du pr&#233;sent. <em>&#171;&nbsp;Je suis dans ma maison. Nous sommes mardi.&nbsp;&#187;</em> Choisis des informations concr&#232;tes, sans chercher une phrase parfaite.</p></li><li><p>Rep&#232;re une zone neutre ou agr&#233;able dans ton corps. La chaleur de tes mains. Le contact du dossier. La sensation de tes v&#234;tements sur tes &#233;paules.</p></li><li><p>Pendant quelques secondes, remarque une zone plus tendue. Puis reviens &#224; la zone neutre. Tu n&#8217;as pas besoin d&#8217;analyser la tension ni de la faire dispara&#238;tre.</p></li></ol><p>Tu peux terminer par cette phrase : <em>&#171;&nbsp;Je peux v&#233;rifier avant de r&#233;agir.&nbsp;&#187;</em></p><p>Si l&#8217;intensit&#233; augmente, arr&#234;te la pratique. Regarde autour de toi, bouge, bois un peu d&#8217;eau, reviens &#224; une activit&#233; ordinaire. Si tu te sens absente, &#233;tourdie, paniqu&#233;e ou envahie par des images, ne poursuis pas seule. Un accompagnement professionnel peut t&#8217;aider &#224; avancer avec davantage de s&#233;curit&#233;.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;">Tu apaises la surface, et la tension revient toujours. En devenant membre, tu vas plus profond : les protocoles somatiques et les audios, le mini-cours TRE pour commencer &#224; ton rythme, l&#8217;archive compl&#232;te des articles, et chaque mois une session de pratique TRE et un Q&amp;A en direct, o&#249; j&#8217;adapte les exercices &#224; ton syst&#232;me en temps r&#233;el.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?coupon=81b52a8d&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Devenir membre&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=81b52a8d"><span>Devenir membre</span></a></p></div><h2>Version micro-moment, 45 secondes</h2><p>Avant de r&#233;pondre &#224; un message tendu :</p><ul><li><p>pose les deux pieds au sol,</p></li><li><p>regarde trois &#233;l&#233;ments autour de toi,</p></li><li><p>expire sans forcer,</p></li><li><p>demande-toi ce qui est factuellement en train de se passer maintenant.</p></li></ul><p>Pas ce que tu crains. Ce qui se passe maintenant.</p><h2>Ce qui peut commencer &#224; changer</h2><p>Avec le temps, tu peux remarquer plus t&#244;t le moment o&#249; tu passes en mode apaisement automatique. Tu peux rep&#233;rer la m&#226;choire qui se serre, la vitesse &#224; laquelle tu r&#233;ponds, l&#8217;envie de r&#233;parer une tension qui ne t&#8217;appartient pas.</p><p>Tu peux aussi observer une diff&#233;rence dans tes relations. Pas parce que tu ne seras plus jamais activ&#233;e. Parce que tu commenceras parfois &#224; sentir la diff&#233;rence entre une personne r&#233;ellement dangereuse et une situation qui r&#233;veille une ancienne alerte.</p><p>Ce retour ne se fait pas en ligne droite. Le corps apprend lentement. Mais il apprend.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Cette semaine, rep&#232;re un moment o&#249; tu as essay&#233; de lire l&#8217;humeur de quelqu&#8217;un avant de sentir la tienne.</p><p>Note ce qui s&#8217;est pass&#233; dans ton corps. La gorge. Le ventre. Les &#233;paules. La vitesse de tes pens&#233;es.</p><p>Ne cherche pas encore &#224; changer ta r&#233;action. Commence par la voir.</p><p>Dis-moi en commentaire : quel moment t&#8217;a fait r&#233;aliser que ton corps surveillait avant m&#234;me que tu y penses ? Je lis chaque r&#233;ponse.</p><p>Si tu veux travailler ces adaptations avec un accompagnement corporel, je propose des s&#233;ances de TRE en groupe, de Brainspotting en groupe, et une Q&amp;A hasardomadaire. Envoie-moi un message.</p><div class="directMessage button" data-attrs="{&quot;userId&quot;:332620166,&quot;userName&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;canDm&quot;:null,&quot;dmUpgradeOptions&quot;:null,&quot;isEditorNode&quot;:true}" data-component-name="DirectMessageToDOM"></div><p>Raquel</p><p><em>PS : tu n&#8217;as pas besoin de prouver que ton enfance &#233;tait &#171;&nbsp;assez grave&nbsp;&#187; pour regarder ce que ton corps a appris. L&#8217;impr&#233;visibilit&#233; laisse des traces, m&#234;me quand personne autour de toi ne l&#8217;appelait un probl&#232;me.</em></p><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;b2a3c4d6-9331-4a0c-b88f-ba3e67ba1a3e&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;3h14 du matin. Les yeux ouverts dans le noir. Ton corps en train de traiter ce que la journ&#233;e n'a pas eu le temps de finir.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Ton corps n&#8217;a pas oubli&#233;&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Le stress se lib&#232;re par le corps, pas par des listes. Procrastination. Charge mentale. Ce que tu n'arrives pas &#224; changer malgr&#233; tout ce que tu as essay&#233;. Pour personnes sensibles.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:null}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-05-04T10:05:50.670Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/68d75446-2403-42e9-b5f6-d7d0de5da17f_1600x1066.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/trauma-dans-le-corps-memoire-traumatique&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:196251359,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:15,&quot;comment_count&quot;:1,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!bGAm!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb03f9c6b-b76e-42e7-9e3e-d6b085bad152_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;1f2d18e2-98bd-46d7-b0f4-918e6cec9ab4&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Tu as mis de la distance avec les personnes toxiques, chang&#233; d&#8217;&#233;quipe ou d&#8217;environnement, et pourtant&#8230; au bruit d&#8217;une porte qui claque, &#224; un ton de voix, &#224; un mail sec, ton c&#339;ur acc&#233;l&#232;re, ta respiration se bloque, et tes &#233;paules se durcissent. Ton corps r&#233;agit avant m&#234;me que ton esprit n&#8217;ait le temps d&#8217;analyser.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Quand le corps reprend confiance&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Le stress se lib&#232;re par le corps, pas par des listes. Procrastination. Charge mentale. Ce que tu n'arrives pas &#224; changer malgr&#233; tout ce que tu as essay&#233;. Pour personnes sensibles.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:null}],&quot;post_date&quot;:&quot;2025-10-26T05:37:45.000Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/2e2163a3-f6b7-4aaa-8577-2be3e89fffc5_1600x1068.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/quand-le-corps-reprend-confiance&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:177078518,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:5,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!bGAm!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb03f9c6b-b76e-42e7-9e3e-d6b085bad152_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;">Ici, chaque semaine des ressources concr&#232;tes sur la r&#233;gulation du syst&#232;me nerveux. Pour ne plus survivre en mode survie. Sans tout remettre en question. Sans ajouter encore une chose &#224; ta liste.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ta fatigue n’est pas un manque de compétence parentale (et ton corps le sait depuis longtemps)]]></title><description><![CDATA[Ce live a remis le verdict &#224; sa place.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/enfants-atypiques-et-ecole-a-la-maison-fatigue-parentale</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/enfants-atypiques-et-ecole-a-la-maison-fatigue-parentale</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Mon, 05 Oct 2026 10:34:37 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/218478100/e57ee647b05f4f7fe404037e9eb149d5.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Amandine M&quot;,&quot;id&quot;:32277454,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/741cc85d-f50b-4bef-9952-f3ddc0d3bfd2_96x96.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;aeba634c-5310-44bf-a132-e07844c74e5d&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span> fait l&#8217;&#233;cole &#224; la maison avec ses trois filles : deux ans et demi, sept ans, dix ans. Toutes atypiques. Elle en est &#224; sa huiti&#232;me inspection p&#233;dagogique. Et &#224; un moment, elle a l&#226;ch&#233; une phrase, presque en passant, qui m&#8217;a suivie toute la soir&#233;e :</p><p>Le matin de l&#8217;inspection, ce n&#8217;est pas le jour o&#249; demander aux enfants de ranger leur chambre.</p><p>On a parl&#233; d&#8217;&#233;cole &#224; la maison. En vrai, on a surtout parl&#233; de fatigue parentale. Et de ce qu&#8217;elle devient quand on la laisse se d&#233;guiser en verdict.</p><div class="pullquote"><p><strong>La fatigue parentale est-elle un signe d&#8217;incomp&#233;tence ?</strong> Non. La fatigue parentale traduit une surcharge du syst&#232;me nerveux, pas un manque de comp&#233;tence. L&#8217;hypersensibilit&#233;, le bruit, la charge mentale et l&#8217;absence de vraies pauses &#233;puisent le corps. Une pause de quinze minutes dans le noir avant le moment le plus difficile de la journ&#233;e aide souvent &#224; redescendre.</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2>La fatigue parentale qui se d&#233;guise en verdict</h2><p>Tu connais le m&#233;canisme. Tu es &#233;puis&#233;e, donc tu cries ou tu disparais mentalement pendant le repas, donc tu te dis : je suis une mauvaise m&#232;re.</p><p>Et le verdict tombe.</p><p>Le co&#251;t, il est l&#224;. &#192; la fatigue r&#233;elle, tu ajoutes une seconde couche de charge mentale : celle qui consiste &#224; te juger d&#8217;&#234;tre fatigu&#233;e. Ton syst&#232;me nerveux encaisse les deux.</p><p>Le cycle est infernal. Surcharge. Moins de patience. Une r&#233;action qu&#8217;on regrette. Culpabilit&#233;. L&#8217;envie de se rattraper. Encore plus de charge. Et le lendemain, on repart avec moins de batterie.</p><p>Amandine, elle, a fait un truc que beaucoup de mes clientes n&#8217;osent pas : chercher la cause. Pas en th&#233;orie. Dans son quotidien, &#224; chaque fois que &#231;a saturait. Et &#224; chaque fois, elle tombait sur le m&#234;me coupable.</p><p>Le bruit.</p><h2>Quand le bruit sature une m&#232;re hypersensible</h2><p>Fin de journ&#233;e. Repas trop anim&#233;. Trois personnes qui parlent en m&#234;me temps. Pour Amandine, hypersensible, c&#8217;est l&#224; que &#231;a d&#233;borde.</p><p>Sa r&#233;ponse tient en trois mots : les bouchons d&#8217;oreilles.</p><p>Et un tri mental qu&#8217;elle d&#233;crit mieux que moi. Trois personnes me demandent quelque chose : qu&#8217;est-ce qui est le plus urgent ? Qu&#8217;est-ce que je peux r&#233;gler en deux secondes avant de passer &#224; la suite ?</p><p>Ce tri-l&#224;, elle ne l&#8217;avait pas il y a dix ans.</p><p>Amandine dit que les enfants sont des &#233;ponges : ils absorbent le stress des parents sans qu&#8217;on dise un mot. C&#8217;est vrai. Mais dans beaucoup de maisons, la premi&#232;re &#233;ponge, c&#8217;est la m&#232;re. Une &#233;ponge qu&#8217;on n&#8217;essore jamais. Le soir, elle est encore tremp&#233;e du matin.</p><p>Alors quand une hypersensible dit qu&#8217;elle a besoin de temps pour soi, ce n&#8217;est pas un caprice. C&#8217;est de la r&#233;gulation. Son syst&#232;me nerveux demande le silence comme un corps demande de l&#8217;eau.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?"><span>S'abonner maintenant</span></a></p><h2>Ma journ&#233;e enferm&#233;e au Portugal</h2><p>Je me reconnais tellement l&#224;-dedans que &#231;a m&#8217;a g&#234;n&#233;e, en direct.</p><p>La semaine d&#8217;avant, j&#8217;&#233;tais au Portugal pour des travaux. Deux jours et demi &#224; parler avec des gens du matin au soir. Le samedi, je me suis enferm&#233;e. J&#8217;ai pr&#233;venu ma m&#232;re : je ne viens m&#234;me pas manger avec toi. J&#8217;ai besoin de ne parler &#224; personne.</p><p>J&#8217;ai pass&#233; toute une journ&#233;e dans le silence. Et le lendemain, j&#8217;&#233;tais de nouveau fonctionnelle.</p><h2>Ce qui marche, sans conseil g&#233;n&#233;rique</h2><p>Amandine d&#233;teste les conseils. <em>(s&#8217;ils &#233;taient bons, on les vendrait)</em></p><h3>Ce qu&#8217;elle fait, donc :</h3><p>Un quart d&#8217;heure, parfois une demi-heure, dans le noir complet avant les moments qu&#8217;elle sait difficiles. Rien d&#8217;autre. La pause.</p><p>Se lever avant ses filles, sans rogner sur son sommeil. Elle rate souvent. Elle essaie quand m&#234;me.</p><p>S&#8217;excuser et r&#233;parer quand elle a cri&#233;. Parce que la relation passe avant la performance.</p><p>Et cette phrase qu&#8217;elle garde &#224; port&#233;e de main : fais du mieux que tu peux &#224; chaque instant. Pas une exigence d&#8217;excellence. Une permission d&#8217;&#234;tre imparfaite.</p><h2>Ta micro-pratique : la pause dans le noir</h2><p>Avant le moment de ta journ&#233;e o&#249; l&#8217;&#233;ponge d&#233;borde, souvent le repas du soir.</p><ol><li><p>Identifie ce moment-l&#224;. Tu le connais : celui o&#249; tu sens les &#233;paules monter vers les oreilles.</p></li><li><p>Quinze minutes avant, installe-toi dans le noir complet. Chambre, rideaux ferm&#233;s, lumi&#232;re &#233;teinte.</p></li><li><p>Ne fais rien. Si des pens&#233;es arrivent, laisse-les passer comme des voitures sur une route.</p></li><li><p>Reste quinze minutes. Vraiment dans le noir : m&#234;me une lumi&#232;re faible maintient ton syst&#232;me en &#233;veil.</p></li></ol><p>Si l'immobilit&#233; te met mal &#224; l&#8217;aise, note l&#8217;intensit&#233; de ton inconfort de 1 &#224; 10. Au-dessus de 7, rallume une petite lumi&#232;re, ouvre doucement les yeux, bouge. C&#8217;est une pause, pas une &#233;preuve.</p><p>Version micro-moment, 30 secondes &#224; 2 minutes, n&#8217;importe o&#249; : les bouchons aux oreilles ou une main sur le ventre, et la seule question qu&#8217;est-ce qui est le plus urgent, l&#224;, maintenant ? Une chose &#224; la fois.</p><p>Les r&#233;sultats, version Amandine : apr&#232;s ses pauses, elle se sent plus disponible, plus calme int&#233;rieurement, et elle voit plus clairement les besoins de chacune de ses filles. Pas une promesse. Une observation.</p><h2>Ta mission cette semaine</h2><p>Choisis un moment. Un seul. Le repas du soir, si tu veux.</p><p>Et quinze minutes avant : le noir. Quinze minutes. Pas une de plus &#224; r&#233;ussir.</p><p>&#199;a te parle ? Dis-moi le moment de ta journ&#233;e o&#249; ton &#233;ponge d&#233;borde.</p><div><hr></div><p>Si tu veux lire <strong><span class="mention-wrap" data-attrs="{&quot;name&quot;:&quot;Amandine M&quot;,&quot;id&quot;:32277454,&quot;type&quot;:&quot;user&quot;,&quot;url&quot;:null,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/741cc85d-f50b-4bef-9952-f3ddc0d3bfd2_96x96.jpeg&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;8bcf7c62-fce8-4bfe-990d-046cc991f514&quot;}" data-component-name="MentionToDOM"></span></strong>, sa newsletter s&#8217;appelle <strong><a href="https://scriptoriamarges.substack.com/">Marges</a></strong> parce qu&#8217;elle &#233;crit dans les marges des cahiers, &#224; c&#244;t&#233; des cases. Tu comprends vite pourquoi je l&#8217;aime.</p><p>Et si tu as envie d&#8217;aller plus loin avec ton propre syst&#232;me nerveux : le TRE en groupe, c&#8217;est mensuel, en ligne. Commente en dessous ou envoie-moi un message.</p><div class="directMessage button" data-attrs="{&quot;userId&quot;:332620166,&quot;userName&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;canDm&quot;:null,&quot;dmUpgradeOptions&quot;:null,&quot;isEditorNode&quot;:true}" data-component-name="DirectMessageToDOM"></div><p>J&#8217;aurais aim&#233; qu&#8217;on me le dise plus t&#244;t. &#202;tre &#233;puis&#233;e n&#8217;a jamais rien dit de ma comp&#233;tence. Seulement de ma charge.</p><div><hr></div><h1>En lire plus</h1><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;54dd09dd-e47a-4aa6-9d87-6e854815846b&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Ton enfant rentre de l&#8217;&#233;cole, le visage ferm&#233;. Quelques mots l&#226;ch&#233;s sur des moqueries, des exclusions, parfois pire. Et soudain, ton monde bascule. Ton cerveau se met en mode &#8220;r&#233;solution de probl&#232;me&#8221; 24h/24. Tu &#233;chafaudes des strat&#233;gies, imagines des sc&#233;narios, perds le sommeil &#224; ruminer les meilleures r&#233;ponses &#224; donner.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Quand prot&#233;ger ton enfant &#233;puise ton propre corps&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2025-09-17T08:46:00.000Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/f1c623a2-711c-4aa9-8f00-774e18ce916a_1600x1066.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/quand-proteger-ton-enfant-epuise&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:177639271,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:3,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!bGAm!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb03f9c6b-b76e-42e7-9e3e-d6b085bad152_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;330e479a-8459-4758-a746-966ce3a3222b&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Tu sais cette sensation quand ton c&#339;ur s&#8217;emballe sans raison apparente ? Quand tu te r&#233;veilles en sursaut &#224; 3h du matin, le corps tendu comme un arc ? Quand tu passes de l&#8217;hyperactivit&#233; &#224; l&#8217;effondrement total en quelques heures ?&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Comment fonctionne ton syst&#232;me nerveux (vraiment)&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. 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Voici des pratiques douces, adapt&#233;es &#224; ta sensibilit&#233;, pour retrouver de la fluidit&#233; dans ton quotidien.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;De la tension &#224; la lib&#233;ration : pratiques douces pour apaiser ton corps&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. 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L&#8217;ambiance de la pi&#232;ce. La tristesse de ta coll&#232;gue. La tension du couloir avant une r&#233;union. Tu es une &#233;ponge.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Tout sentir sans rien sentir : hypersensibilit&#233; et dissociation&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-05-21T08:14:39.921Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/f043fdfe-ef14-4efb-ad59-c5f5ac401b25_1600x1067.jpeg&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/hypersensibilite-et-dissociation-retrouver-ses-sensations&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:197860137,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:7,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!bGAm!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb03f9c6b-b76e-42e7-9e3e-d6b085bad152_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;4daeacf3-25f1-4b75-b4b6-da07c0f3afbe&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Aujourd&#8217;hui, je partage avec toi les protocoles techniques sp&#233;cifiques que j&#8217;ai d&#233;velopp&#233;s en cabinet pour la charge mentale neurodivergente - cette surcharge cognitive et &#233;motionnelle qui fonctionne diff&#233;remment chez les femmes TDAH, autistes et hypersensibles. Ces approches adaptent les techniques somatiques classiques &#224; ton fonctionnement neurologique unique.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;G&#233;rer la charge mentale avec TDAH, autisme, hypersensibilit&#233;&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Plaire pour rester en s&#233;curit&#233;, &#231;a s'apprend. Procrastination, tout porter, suradaptation : ce n'est pas un manque de volont&#233;. &#199;a se d&#233;sapprend et se lib&#232;re par le corps.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-03-05T08:36:36.856Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/60c9f812-1d05-4731-9e21-07e463cb4547_1200x630.gif&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/gerer-la-charge-mentale-avec-tdah&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:184955082,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:6,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Ce n'est pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!bGAm!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb03f9c6b-b76e-42e7-9e3e-d6b085bad152_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Pourquoi t’effondrer le soir n’a rien à voir avec la fatigue]]></title><description><![CDATA[Ton corps tient le jour et s&#8217;effondre le soir, sans que personne ne le voie.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/pourquoi-teffondrer-le-soir-na-rien</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/pourquoi-teffondrer-le-soir-na-rien</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Tue, 22 Sep 2026 10:46:27 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/0a6305b2-950e-43b1-b06c-de962060c9d6_1600x1068.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>&#192; 11h, tu es impeccable.</p><p>Tu r&#233;ponds, tu anticipes, tu tiens la r&#233;union. Tu captes l&#8217;humeur de chacun avant m&#234;me qu&#8217;il ait parl&#233;. On te trouve solide. Pos&#233;e. &#171; Elle g&#232;re. &#187;</p><p>&#192; 20h, tu es par terre. Pas au sens figur&#233;, vraiment vid&#233;e, incapable de r&#233;pondre &#224; un message, le corps en plomb, la m&#226;choire serr&#233;e depuis des heures sans que tu l&#8217;aies remarqu&#233;.</p><p>Et personne ne voit l&#8217;&#233;cart. Personne ne fait le lien entre la femme de 11h et celle de 20h. Toi non plus, souvent. Tu crois juste que tu es &#171; fatigu&#233;e &#187;. Que tu manques de discipline, de sommeil, de sport, de quelque chose.</p><p>Ce n&#8217;est pas de la fatigue. C&#8217;est le prix d&#8217;un syst&#232;me nerveux qui n&#8217;a jamais eu le droit de se poser.</p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"><em><strong>Tenir une journ&#233;e impeccable a un co&#251;t que ton corps paie en silence.</strong> Un syst&#232;me nerveux qui capte plus de signaux que la moyenne reste en alerte du matin au soir sans jamais recharger, et la facture arrive d&#8217;un coup d&#232;s que tu poses les armes. Ce n&#8217;est pas de la fatigue &#224; corriger par plus de sommeil, c&#8217;est une charge &#224; d&#233;charger par petites touches pendant la journ&#233;e, pas seulement apr&#232;s.</em></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><div><hr></div><p>Voil&#224; ce qui se passe sous la surface. Pour tenir la journ&#233;e &#171; impeccable &#187;, ton corps mobilise. Il monte en alerte, coupe les signaux internes, met la sensation de c&#244;t&#233; pour que tu puisses fonctionner. C&#8217;est efficace. C&#8217;est m&#234;me admirable. Mais &#231;a a un co&#251;t, et le co&#251;t ne dispara&#238;t pas : il s&#8217;accumule. Le soir, quand tu poses enfin les armes, la facture arrive d&#8217;un coup.</p><p>L&#8217;effondrement du soir n&#8217;est pas l&#8217;inverse de ta performance du jour. C&#8217;en est la suite logique.</p><p>Et il y a une raison pour laquelle toi tu paies ce prix plus cher que d&#8217;autres. Ton syst&#232;me nerveux enregistre plus. Plus de signaux, plus de non-dits, plus de micro-tensions dans la pi&#232;ce. Ce que tu appelles &#171; trop sensible &#187;, c&#8217;est un capteur &#224; haute r&#233;solution qui tourne toute la journ&#233;e sans interrupteur. Il ne s&#8217;&#233;teint pas quand la r&#233;union se termine. Il continue, en silence, jusqu&#8217;&#224; ce que ton corps te force &#224; t&#8217;arr&#234;ter.</p><p>Le pi&#232;ge, c&#8217;est que personne ne voit ce travail. Ni tes coll&#232;gues, ni tes proches, et donc tu finis par croire, toi aussi, qu&#8217;il n&#8217;existe pas. Que si tu t&#8217;effondres alors que &#171; tu n&#8217;as rien fait de sp&#233;cial &#187;, c&#8217;est que le probl&#232;me vient de toi.</p><p>Le probl&#232;me ne vient pas de toi. Il vient d&#8217;un d&#233;s&#233;quilibre que personne n&#8217;a nomm&#233; : tu d&#233;penses toute la journ&#233;e, et tu ne recharges jamais. Tu n&#8217;as pas appris &#224; redescendre. Peut-&#234;tre parce que, quelque part, l&#8217;immobilit&#233; n&#8217;a jamais &#233;t&#233; un endroit s&#251;r, alors ton corps pr&#233;f&#232;re rester en marche.</p><p>Ce qui change tout, ce n&#8217;est pas d&#8217;en faire moins. Tu le sais d&#233;j&#224;, et ce n&#8217;est souvent pas possible. Ce qui change tout, c&#8217;est d&#8217;apprendre &#224; ton corps &#224; d&#233;charger pendant la journ&#233;e, par petites touches, au lieu d&#8217;attendre l&#8217;effondrement du soir. Deux pour cent d&#8217;espace, plusieurs fois. Une expiration vraiment longue avant la r&#233;union suivante. Trente secondes o&#249; tu sens tes pieds au lieu de scanner la pi&#232;ce. Ce ne sont pas des astuces de productivit&#233;. Ce sont des signaux de s&#233;curit&#233;, r&#233;p&#233;t&#233;s assez souvent pour que ton syst&#232;me nerveux finisse par les croire.</p><p>Tu n&#8217;es pas fragile. Tu portes, tout le temps, une charge que personne ne voit, y compris toi. La premi&#232;re &#233;tape, ce n&#8217;est pas de porter mieux. C&#8217;est de la rendre visible.</p><p>Si &#231;a te parle, tu n&#8217;es pas seule &#224; vivre cet &#233;cart. R&#233;ponds-moi : &#224; quelle heure, chez toi, la facture arrive-t-elle ?</p><div><hr></div><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Pour aller plus loin dans la r&#233;gulation de ton syst&#232;me nerveux, l&#8217;abonnement payant t&#8217;ouvre les ateliers Bouton OFF et une session de questions-r&#233;ponses chaque mois. Tu pratiques en direct, entour&#233;e, et tu ajustes &#224; ton corps au fil des semaines. Tu peux t&#8217;abonner &#224; 27&#8364; par an,<strong> <a href="https://www.encorps.be/e56b1e1e">&#224; ce tarif pour toujours</a>. </strong>Ou commencer en douceur : ta<strong> <a href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=94a900f3">premi&#232;re ann&#233;e &#224; seulement 9&#8364;</a>.</strong></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Ouvrir le cabinet Encorps&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e"><span>Ouvrir le cabinet Encorps</span></a></p></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que ton corps a appris à porter]]></title><description><![CDATA[Une s&#233;rie ancr&#233;e dans le v&#233;cu et le corps, avec des pratiques concr&#232;tes pour sortir de la vigilance permanente et retrouver ta place. En live, gratuit, ouvert.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-pourquoi-tu-portes-tout-le-monde</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-pourquoi-tu-portes-tout-le-monde</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Sun, 20 Sep 2026 14:12:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/216332133/bfd8a72922307189824b5f7ce3a22488.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des sujets que je peux expliquer sans r&#233;fl&#233;chir.</p><p>Et puis il y en a d&#8217;autres qui me demandent de ralentir, parce que m&#234;me lorsque j&#8217;ai beaucoup travaill&#233; dessus, ils ne restent pas uniquement dans ma t&#234;te.</p><p>Cette s&#233;rie fait partie de ces sujets-l&#224;.</p><p>Je l&#8217;ai appel&#233;e <strong>Ne plus tout porter</strong>, parce que je vois souvent le m&#234;me mouvement chez les femmes que j&#8217;accompagne : elles ont appris tr&#232;s t&#244;t &#224; s&#8217;occuper de ce qui se passait autour d&#8217;elles, puis elles ont continu&#233; &#224; le faire longtemps apr&#232;s que cela ne soit plus n&#233;cessaire.</p><blockquote><p>Elles surveillent les humeurs. <br>Elles anticipent les r&#233;actions. <br>Elles prennent en charge les probl&#232;mes. <br>Elles restent disponibles.</p></blockquote><p>Et un jour, elles r&#233;alisent qu&#8217;elles ne savent plus tr&#232;s bien ce qui leur appartient.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"><em>Tu sens l&#8217;&#233;puisement de tout le monde, sauf le tien. Abonne-toi pour r&#233;apprendre &#224; t&#8217;&#233;couter, avant que le corps t&#8217;arr&#234;te.</em></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><h2>Deux exp&#233;riences qui se rencontrent</h2><p>Au d&#233;part, je pensais travailler sur deux sujets s&#233;par&#233;s.</p><p>D&#8217;un c&#244;t&#233;, les foyers impr&#233;visibles. Ces environnements o&#249; l&#8217;on ne sait jamais vraiment dans quel &#233;tat on va retrouver la maison, parce qu&#8217;un parent peut &#234;tre absent, d&#233;bord&#233;, silencieux, en col&#232;re, d&#233;pendant ou &#233;motionnellement inaccessible.</p><p>De l&#8217;autre, le fait de tout porter. La tendance &#224; prendre soin des autres avant soi, &#224; se sentir responsable de leur &#233;tat, &#224; chercher &#224; &#233;viter les conflits et &#224; maintenir l&#8217;&#233;quilibre autour de soi.</p><p>Plus je lisais, plus je travaillais et plus je voyais mes clientes, plus le lien devenait &#233;vident.</p><p>La petite fille qui surveille l&#8217;ambiance de la maison peut devenir une adulte qui surveille tout le monde autour d&#8217;elle.</p><p>Elle ne se dit pas forc&#233;ment :</p><blockquote><p><em><strong>Je vais prendre la responsabilit&#233; de cette personne.</strong></em></p></blockquote><p>Elle le fait avant m&#234;me d&#8217;avoir formul&#233; la pens&#233;e.</p><p>Elle entend un changement dans la voix de quelqu&#8217;un, elle observe un silence un peu plus long que d&#8217;habitude, elle rep&#232;re une tension dans la pi&#232;ce et son corps se met d&#233;j&#224; &#224; chercher ce qu&#8217;il faudrait faire.</p><p>C&#8217;est rapide.</p><p>Souvent, c&#8217;est automatique.</p><p>Et ce n&#8217;est pas toujours visible de l&#8217;ext&#233;rieur.</p><p>Certaines femmes deviennent tr&#232;s efficaces. Elles organisent, pr&#233;voient, r&#233;pondent, coordonnent. Les autres les trouvent solides, fiables et capables de tout g&#233;rer.</p><p>D&#8217;autres s&#8217;adaptent davantage. Elles ne demandent rien, ne protestent pas, &#233;vitent les sujets sensibles et font en sorte de ne pas ajouter de tension.</p><p>Les deux peuvent venir d&#8217;une m&#234;me histoire : avoir appris que la s&#233;curit&#233; d&#233;pendait de sa capacit&#233; &#224; sentir ce qui allait se passer avant les autres.</p><div class="pullquote"><p><em><strong>Porter les probl&#232;mes des autres peut &#234;tre une adaptation apprise dans un environnement o&#249; il fallait surveiller les humeurs, anticiper les r&#233;actions ou maintenir la paix. Ce fonctionnement peut ensuite se poursuivre &#224; l&#8217;&#226;ge adulte, m&#234;me lorsque le danger initial n&#8217;est plus pr&#233;sent.</strong></em></p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/e56b1e1e&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Ne plus tout porter. Maintenant.&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:&quot;button-wrapper&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary button-wrapper" href="https://www.encorps.be/e56b1e1e"><span>Ne plus tout porter. Maintenant.</span></a></p><h2>Ce que j&#8217;entends par cod&#233;pendance</h2><p>Je vais parler de cod&#233;pendance dans cette s&#233;rie, mais pas comme d&#8217;un diagnostic ou d&#8217;un d&#233;faut de caract&#232;re.</p><p>J&#8217;utilise ce mot pour parler d&#8217;un fonctionnement dans lequel tu peux te sentir responsable du bien-&#234;tre des autres, porter leurs &#233;motions et leurs probl&#232;mes, chercher &#224; leur plaire, avoir du mal &#224; dire non ou &#224; poser tes limites, jusqu&#8217;&#224; ne plus savoir ce que tu veux r&#233;ellement.</p><p>Le mot n&#8217;est pas tr&#232;s s&#233;duisant. Je te l&#8217;accorde.</p><p>Et il peut donner l&#8217;impression qu&#8217;il y aurait quelque chose de d&#233;fectueux chez toi. Ce n&#8217;est pas le regard que je veux poser.</p><p>Je pr&#233;f&#232;re partir de cette id&#233;e : <strong>ce que ton corps a appris pour te prot&#233;ger peut continuer &#224; fonctionner, m&#234;me lorsque le contexte a chang&#233;.</strong></p><p>Cela ne signifie pas que tu es condamn&#233;e &#224; r&#233;p&#233;ter ce fonctionnement.</p><p>Mais comprendre son origine ne suffit pas toujours &#224; le modifier.</p><p>Tu peux savoir que tu n&#8217;es pas responsable de l&#8217;humeur de ton conjoint et sentir quand m&#234;me ton ventre se nouer d&#232;s qu&#8217;il devient silencieux.</p><p>Tu peux savoir que tu as le droit de dire non et passer la soir&#233;e &#224; culpabiliser apr&#232;s l&#8217;avoir fait.</p><p>Tu peux avoir compris la parentification, la suradaptation ou la peur du conflit, et continuer &#224; r&#233;pondre &#224; chaque demande avant m&#234;me de v&#233;rifier si tu as l&#8217;&#233;nergie de le faire.</p><p>La t&#234;te comprend. Le corps continue.</p><h2>Ce qui va se passer pendant la s&#233;rie</h2><p>Pendant 30 semaines, nous allons avancer &#224; partir de situations concr&#232;tes.</p><p>Nous regarderons ce qui se passe lorsque tu dois poser une limite, recevoir de l&#8217;aide, ne pas r&#233;pondre tout de suite, laisser quelqu&#8217;un &#234;tre d&#233;&#231;u ou cesser de r&#233;soudre un probl&#232;me qui ne t&#8217;appartient pas.</p><p>Les articles serviront &#224; mettre des mots sur les m&#233;canismes.</p><p>Les lives serviront &#224; exp&#233;rimenter.</p><p>Chaque live proposera une pratique corporelle autour d&#8217;un probl&#232;me pr&#233;cis. L&#8217;objectif ne sera pas de te demander de fermer les yeux, de respirer profond&#233;ment et de te d&#233;tendre co&#251;te que co&#251;te. Ce serait un peu court, surtout lorsque ton corps est d&#233;j&#224; en train de scanner la pi&#232;ce pour v&#233;rifier que tout va bien.</p><p>Nous chercherons plut&#244;t &#224; observer ce qui se passe, &#224; trouver un appui suffisamment stable et &#224; laisser appara&#238;tre une autre possibilit&#233;, sans forcer.</p><p>Les lives seront gratuits et ouverts &#224; toutes.</p><p>Les replays, le journal <strong>Ne plus tout porter</strong>, les protocoles et les ressources compl&#233;mentaires seront accessibles aux Membres.</p><p>Le journal contiendra un exercice par semaine. Tu pourras y noter ce que tu remarques dans ton corps, les situations qui activent ton r&#233;flexe de prise en charge et les petits changements qui apparaissent au fil du temps.</p><p>Certains th&#232;mes, comme l&#8217;enfant int&#233;rieur ou la figure maternelle, seront propos&#233;s dans un espace plus restreint. Ces sujets peuvent toucher des endroits sensibles et demandent un cadre qui me permette d&#8217;&#234;tre davantage pr&#233;sente au groupe.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;"><em>Tu veux suivre la s&#233;rie avec un fil conducteur concret ? Le journal <strong>Ne plus tout porter, 30 semaines</strong> rassemble un exercice par semaine, en lien avec les articles, les lives et les pratiques corporelles de la s&#233;rie.</em></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Deviens membre ici&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e"><span>Deviens membre ici</span></a></p></div><h2><strong>Pourquoi je cherche des invit&#233;es</strong></h2><p>Je ne veux pas que cette s&#233;rie soit compos&#233;e uniquement d&#8217;explications venant de moi.</p><p>J&#8217;aimerais inviter quelques femmes &#224; partager un morceau de leur histoire dans les prochains lives, parce qu&#8217;un t&#233;moignage peut parfois faire ce qu&#8217;aucune d&#233;finition ne r&#233;ussit &#224; faire : permettre &#224; quelqu&#8217;un de se reconna&#238;tre sans se sentir anormale.</p><p>Il ne faudra pas raconter toute ta vie.</p><p>Il ne faudra pas avoir une histoire spectaculaire.</p><p>Tu pourras parler d&#8217;un moment pr&#233;cis, d&#8217;une prise de conscience, d&#8217;une difficult&#233; &#224; dire non, d&#8217;une responsabilit&#233; prise trop t&#244;t ou de ce qui a commenc&#233; &#224; changer dans ton quotidien.</p><p>Et si le sujet est difficile &#224; raconter, cela ne signifie pas que tu n&#8217;es pas pr&#234;te. Cela signifie peut-&#234;tre seulement qu&#8217;il faudra prendre le temps de pr&#233;parer la conversation.</p><p>Les places seront limit&#233;es et r&#233;serv&#233;es aux personnes abonn&#233;es &#224; Substack, gratuitement ou en tant que Membres.</p><p>Nous pr&#233;parerons l&#8217;&#233;change ensemble, en d&#233;cidant de ce qui peut &#234;tre abord&#233; et de ce qui ne le sera pas. L&#8217;anonymat sera possible, avec une participation sans cam&#233;ra ou sous forme d&#8217;article totalement anonymis&#233;.</p><p>Tu valideras le contenu avant toute diffusion.</p><p>Rien ne sortira sans ton accord.</p><p>Ce ne sera pas une th&#233;rapie en public. Ce sera une conversation cadr&#233;e, avec une vraie possibilit&#233; de ralentir ou de s&#8217;arr&#234;ter.</p><p>Si tu as envie d&#8217;en parler, tu peux r&#233;pondre &#224; cet email ou m&#8217;&#233;crire directement. </p><div class="directMessage button" data-attrs="{&quot;userId&quot;:332620166,&quot;userName&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;canDm&quot;:null,&quot;dmUpgradeOptions&quot;:null,&quot;isEditorNode&quot;:true}" data-component-name="DirectMessageToDOM"></div><p>Je lis chaque message. Et je t&#8217;enverrai le lien pour <strong>prendre rendez-vous</strong> pour que nous puissions faire connaissance, parler de ce que tu aimerais partager et pr&#233;parer l&#8217;&#233;change ensemble.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Tu apaises la surface, et la tension revient toujours. En devenant membre, tu vas plus profond : les protocoles somatiques et les audios, le mini-cours TRE pour commencer &#224; ton rythme, l&#8217;archive compl&#232;te des articles, et chaque mois une session de pratique TRE et un Q&amp;A en direct, o&#249; j&#8217;adapte les exercices &#224; ton syst&#232;me en temps r&#233;el.</p><p><strong><a href="https://www.encorps.be/e56b1e1e">Plus cette s&#233;rie et le journal &#8220;Tout porter&#8221;.</a></strong></p></div><h2>La s&#233;rie commence le 6 octobre</h2><p>La s&#233;rie commencera le <strong>mardi 6 octobre</strong>.</p><p>Tu peux suivre les articles gratuitement et participer aux lives ouverts. Si tu es d&#233;j&#224; Membre, tu n&#8217;as rien &#224; faire de particulier. Tu peux simplement venir participer si tu en as envie et retrouver les ressources dans ton espace.</p><p>Je ne sais pas encore exactement tout ce que cette s&#233;rie va d&#233;placer.</p><p>Je sais en revanche pourquoi j&#8217;ai envie de la faire.</p><p>Parce que trop de femmes passent leur vie &#224; maintenir les autres &#224; flot et finissent par croire qu&#8217;elles sont solides, alors qu&#8217;elles sont surtout &#233;puis&#233;es.</p><p>Parce qu&#8217;elles ont souvent d&#233;j&#224; compris beaucoup de choses, mais qu&#8217;elles n&#8217;ont pas encore eu suffisamment d&#8217;exp&#233;riences corporelles o&#249; elles n&#8217;&#233;taient pas oblig&#233;es de surveiller, d&#8217;anticiper ou de r&#233;parer.</p><p>Et parce qu&#8217;un corps peut apprendre autre chose.</p><p>Pas en une fois. Pas sur commande. Mais exp&#233;rience apr&#232;s exp&#233;rience.</p><div class="digest-post-embed" data-attrs="{&quot;nodeId&quot;:&quot;6c746955-f802-4718-b807-a708ad9759a2&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Tu entends une cl&#233; dans la serrure et ton ventre se serre avant m&#234;me que la porte s&#8217;ouvre.&quot;,&quot;cta&quot;:null,&quot;showBylines&quot;:true,&quot;showDescription&quot;:true,&quot;showImage&quot;:true,&quot;size&quot;:&quot;sm&quot;,&quot;isEditorNode&quot;:true,&quot;title&quot;:&quot;Ne plus tout porter : une s&#233;rie pour revenir &#224; toi&quot;,&quot;publishedBylines&quot;:[{&quot;id&quot;:332620166,&quot;name&quot;:&quot;Raquel Devill&#233;&quot;,&quot;bio&quot;:&quot;Le stress se lib&#232;re par le corps, pas par des listes. Procrastination. Charge mentale. Ce que tu n'arrives pas &#224; changer malgr&#233; tout ce que tu as essay&#233;. Pour personnes sensibles.&quot;,&quot;photo_url&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9006eba7-e067-4674-a8d9-412093a6dccf_605x605.jpeg&quot;,&quot;is_guest&quot;:false,&quot;bestseller_tier&quot;:100}],&quot;post_date&quot;:&quot;2026-09-19T06:26:35.211Z&quot;,&quot;cover_image&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!HkQg!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F477e2136-b37c-4346-9684-233e19d15f49_3200x1800.png&quot;,&quot;cover_image_alt&quot;:null,&quot;canonical_url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-une-serie-pour&quot;,&quot;section_name&quot;:null,&quot;video_upload_id&quot;:null,&quot;id&quot;:216359777,&quot;type&quot;:&quot;newsletter&quot;,&quot;reaction_count&quot;:4,&quot;comment_count&quot;:0,&quot;publication_id&quot;:5458320,&quot;publication_name&quot;:&quot;Pas dans ma t&#234;te&quot;,&quot;publication_logo_url&quot;:&quot;https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!bGAm!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb03f9c6b-b76e-42e7-9e3e-d6b085bad152_1280x1280.png&quot;,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;youtube_url&quot;:null,&quot;show_links&quot;:null,&quot;feed_url&quot;:null}"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ne plus tout porter : une série pour revenir à toi]]></title><description><![CDATA[Une s&#233;rie ancr&#233;e dans le v&#233;cu et le corps, avec des pratiques concr&#232;tes pour sortir de la vigilance permanente et retrouver ta place. En live, gratuit et ouvert.]]></description><link>https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-une-serie-pour</link><guid isPermaLink="false">https://www.encorps.be/p/ne-plus-tout-porter-une-serie-pour</guid><dc:creator><![CDATA[Raquel Devillé]]></dc:creator><pubDate>Sat, 19 Sep 2026 06:26:35 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/a1c11d1b-4775-489f-b7be-b3efa59ee4e0_1600x1065.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu entends une cl&#233; dans la serrure et ton ventre se serre avant m&#234;me que la porte s&#8217;ouvre.</p><p>Ou alors, c&#8217;est dimanche soir. Tout le monde est cal&#233;, servi, rassur&#233;. La maison est enfin silencieuse et, au lieu de profiter de ce moment, tu t&#8217;effondres sur le canap&#233;, vid&#233;e sans savoir exactement de quoi.</p><p>Tu as peut-&#234;tre pass&#233; la journ&#233;e &#224; travailler, &#224; r&#233;pondre aux demandes, &#224; g&#233;rer les impr&#233;vus et &#224; t&#8217;occuper des autres. Mais ton &#233;puisement ne vient pas uniquement de ce que tu as fait. Il vient aussi de tout ce que tu as observ&#233;, anticip&#233;, retenu et port&#233; sans m&#234;me t&#8217;en rendre compte.</p><p>Tu sais qui va mal avant qu&#8217;on te le dise. Tu rep&#232;res les tensions dans une pi&#232;ce. Tu adaptes ta fa&#231;on de parler, tu pr&#233;vois les r&#233;actions, tu &#233;vites les conflits et tu fais en sorte que tout le monde aille &#224; peu pr&#232;s bien.</p><p>Puis, quand les autres sont enfin calmes, ton corps pr&#233;sente la facture.</p><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2 is-viewable-img" target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!HkQg!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F477e2136-b37c-4346-9684-233e19d15f49_3200x1800.png" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!HkQg!,w_424,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F477e2136-b37c-4346-9684-233e19d15f49_3200x1800.png 424w, 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data-attrs="{&quot;src&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/477e2136-b37c-4346-9684-233e19d15f49_3200x1800.png&quot;,&quot;srcNoWatermark&quot;:null,&quot;fullscreen&quot;:null,&quot;imageSize&quot;:null,&quot;height&quot;:819,&quot;width&quot;:1456,&quot;resizeWidth&quot;:null,&quot;bytes&quot;:392164,&quot;alt&quot;:null,&quot;title&quot;:null,&quot;type&quot;:&quot;image/png&quot;,&quot;href&quot;:null,&quot;belowTheFold&quot;:false,&quot;topImage&quot;:true,&quot;internalRedirect&quot;:&quot;https://www.encorps.be/i/216359777?img=https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F477e2136-b37c-4346-9684-233e19d15f49_3200x1800.png&quot;,&quot;isProcessing&quot;:false,&quot;align&quot;:null,&quot;offset&quot;:false}" class="sizing-normal" alt="" 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class="image-link-expand"><div class="pencraft pc-display-flex pc-gap-8 pc-reset"><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container restack-image buttonBase-GK1x3M"><svg aria-hidden="true" width="20" height="20" viewBox="0 0 20 20" fill="none" stroke-width="1.5" stroke="var(--color-fg-primary)" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" class="icon-noB79L"><g><path d="M2.53001 7.81595C3.49179 4.73911 6.43281 2.5 9.91173 2.5C13.1684 2.5 15.9537 4.46214 17.0852 7.23684L17.6179 8.67647M17.6179 8.67647L18.5002 4.26471M17.6179 8.67647L13.6473 6.91176M17.4995 12.1841C16.5378 15.2609 13.5967 17.5 10.1178 17.5C6.86118 17.5 4.07589 15.5379 2.94432 12.7632L2.41165 11.3235M2.41165 11.3235L1.5293 15.7353M2.41165 11.3235L6.38224 13.0882"></path></g></svg></button><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container view-image buttonBase-GK1x3M"><svg xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" width="20" height="20" viewBox="0 0 24 24" fill="none" stroke="currentColor" stroke-width="2" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" class="lucide lucide-maximize2 lucide-maximize-2 icon-noB79L"><polyline points="15 3 21 3 21 9"></polyline><polyline points="9 21 3 21 3 15"></polyline><line x1="21" x2="14" y1="3" y2="10"></line><line x1="3" x2="10" y1="21" y2="14"></line></svg></button></div></div></div></a></figure></div><p>C&#8217;est autour de ce fonctionnement que j&#8217;ai cr&#233;&#233; une nouvelle s&#233;rie de 30 semaines : <em><strong><mark data-color="rgb(252, 229, 205)" style="background-color: rgb(252, 229, 205); color: rgb(0, 0, 0);">Ne plus tout porter</mark></strong></em></p><p>Je vais y parler de cod&#233;pendance, mais pas comme d&#8217;un trouble, d&#8217;une maladie ou d&#8217;une &#233;tiquette &#224; coller sur ton front. Ces mots donnent souvent l&#8217;impression qu&#8217;il y a quelque chose de d&#233;fectueux chez toi, alors que ce que tu vis peut aussi &#234;tre compris comme une adaptation.</p><p>Une adaptation de ton syst&#232;me nerveux &#224; un environnement o&#249; il fallait surveiller, deviner et intervenir pour rester en s&#233;curit&#233;.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption"></p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Peut-&#234;tre as-tu grandi avec un parent impr&#233;visible, absent, d&#233;pendant, souvent d&#233;bord&#233; par ses propres &#233;motions ou incapable d&#8217;&#234;tre disponible de mani&#232;re stable. Peut-&#234;tre que l&#8217;ambiance changeait sans pr&#233;venir et que tu ne savais jamais dans quel &#233;tat tu allais retrouver la maison.</p><p>Tu as alors appris &#224; observer avant de parler, &#224; comprendre les autres avant de te comprendre toi-m&#234;me et &#224; faire attention &#224; ne pas ajouter de probl&#232;me &#224; ceux qui existaient d&#233;j&#224;.</p><p>Avec le temps, tu es devenue celle qui tient. Celle qui pr&#233;voit. Celle qui arrange. Celle qui sait quoi faire quand les autres ne savent plus.</p><p>Ce r&#244;le peut donner une image de force. Les personnes autour de toi te trouvent fiable, solide, g&#233;n&#233;reuse et capable de g&#233;rer des situations que personne d&#8217;autre ne veut prendre en charge. Mais derri&#232;re cette efficacit&#233;, il peut aussi y avoir une perte progressive du contact avec toi-m&#234;me.</p><ul><li><p>Tu sais ce dont les autres ont besoin, mais tu ne sais plus toujours ce que tu ressens.</p></li><li><p>Tu r&#233;ponds rapidement aux demandes, mais tu repousses les tiennes.</p></li><li><p>Tu dis oui alors que ton corps s&#8217;est d&#233;j&#224; contract&#233;.</p></li><li><p>Tu prends soin de tout le monde, puis tu t&#8217;&#233;croules d&#232;s que personne ne te sollicite plus.</p></li></ul><p>Ce n&#8217;est pas forc&#233;ment de l&#8217;amour trop fort. Ce n&#8217;est pas non plus un manque de volont&#233; ou une incapacit&#233; &#224; poser des limites. Ton corps a peut-&#234;tre appris que la s&#233;curit&#233; d&#233;pendait de ta vigilance et de ta disponibilit&#233;.</p><p>Et lorsqu&#8217;une strat&#233;gie a &#233;t&#233; utile pendant longtemps, elle ne dispara&#238;t pas parce que tu as compris qu&#8217;elle te co&#251;te aujourd&#8217;hui.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/e56b1e1e&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Tu peux commencer maintenant&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:&quot;button-wrapper&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary button-wrapper" href="https://www.encorps.be/e56b1e1e"><span>Tu peux commencer maintenant</span></a></p><h2>Une m&#234;me racine, plusieurs fa&#231;ons de fonctionner</h2><p>Dans cette s&#233;rie, nous regarderons les diff&#233;rentes formes que peut prendre le fait de tout porter.</p><p>Il y a la forme active, celle qui pousse &#224; contr&#244;ler, organiser, prendre en charge et r&#233;soudre les probl&#232;mes avant m&#234;me qu&#8217;ils ne soient formul&#233;s. Tu peux avoir du mal &#224; d&#233;l&#233;guer, v&#233;rifier plusieurs fois, anticiper chaque sc&#233;nario et ressentir une tension imm&#233;diate d&#232;s que les choses &#233;chappent &#224; ton contr&#244;le.</p><p>Il y a aussi la forme plus effac&#233;e, celle qui consiste &#224; s&#8217;adapter, se faire petite, ne pas d&#233;ranger et prendre sur soi pour &#233;viter une r&#233;action d&#233;sagr&#233;able. Tu peux sembler tr&#232;s calme &#224; l&#8217;ext&#233;rieur tout en passant ton temps &#224; surveiller l&#8217;humeur des autres et &#224; modifier ton comportement pour maintenir la paix.</p><p>Ces deux formes peuvent aussi se m&#233;langer. Tu peux &#234;tre tr&#232;s efficace au travail, tout g&#233;rer dans la vie quotidienne, prendre toutes les d&#233;cisions importantes, puis t&#8217;effacer compl&#232;tement dans certaines relations. Tu peux porter les autres pendant des ann&#233;es et ne plus savoir o&#249; tu t&#8217;arr&#234;tes, ni o&#249; l&#8217;autre commence.</p><p>Le point commun reste souvent le m&#234;me : une hyperr&#233;activit&#233; &#224; ce qui se passe &#224; l&#8217;ext&#233;rieur, avec une attention beaucoup plus faible &#224; ce qui se passe &#224; l&#8217;int&#233;rieur.</p><p>Tu entends imm&#233;diatement la fatigue de l&#8217;autre dans sa voix, mais tu ne remarques la tienne que lorsqu&#8217;elle devient impossible &#224; ignorer.</p><h2>Ce que je vais te proposer pendant 30 semaines</h2><p>Chaque semaine, je publierai un article pour expliquer un aspect de ce fonctionnement et te permettre de rep&#233;rer ce qui se joue dans ta vie quotidienne. Nous parlerons de l&#8217;hypervigilance, de la culpabilit&#233; quand tu dis non, de la peur de d&#233;cevoir, du besoin de contr&#244;ler, de la difficult&#233; &#224; recevoir et de cette sensation &#233;trange de ne plus savoir qui tu es lorsque tu ne t&#8217;occupes de personne.</p><p>Nous regarderons aussi l&#8217;origine de ces adaptations, sans chercher &#224; tout r&#233;duire &#224; une seule histoire ou &#224; une seule explication. Certaines personnes ont grandi dans un foyer ouvertement instable. D&#8217;autres ont v&#233;cu une instabilit&#233; plus discr&#232;te, faite de silence, de tension, d&#8217;indisponibilit&#233; &#233;motionnelle ou de responsabilit&#233;s donn&#233;es trop t&#244;t.</p><div class="pullquote"><p><em><strong>Le but n&#8217;est pas de poser un diagnostic sur ton pass&#233;.  Le but est de comprendre ce que ton corps a appris &#224; faire pour tenir.</strong></em></p></div><p>Si tu es abonn&#233;e, tu peux participer gratuitement aux lives-exercices, qui seront ouverts &#224; toutes en direct. Tu pourras donc faire les pratiques avec moi sans devoir devenir Membre. Les replays seront ensuite accessibles aux Membres, pour que tu puisses reprendre les exercices quand tu en as besoin, dans un cadre plus calme et &#224; ton propre rythme.</p><p>Si tu es Membre, merci. Tu soutiens cette s&#233;rie et tu as acc&#232;s &#224; l&#8217;ensemble du travail : les articles pour comprendre le pourquoi, les exercices et les protocoles pour explorer le comment, le journal <strong>Ne plus tout porter, 30 semaines</strong>, les lives en direct, les replays et les ressources compl&#233;mentaires.</p><p>Le journal contiendra un exercice par semaine et accompagnera toute la s&#233;rie. Il te permettra de garder une trace de ton parcours entre les articles et les lives, sans devoir tout retenir ni tout refaire de m&#233;moire.</p><p>Certains sujets plus intenses, comme l&#8217;enfant int&#233;rieur ou la figure maternelle, seront propos&#233;s uniquement dans l&#8217;espace Membres ou dans le cadre d&#8217;un accompagnement. Ils demandent davantage de pr&#233;paration et de s&#233;curit&#233; qu&#8217;un live ouvert &#224; toutes.</p><p>Tu peux devenir <a href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e">membre ici pour </a><strong><a href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e">27&#8364; par an</a></strong><a href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e">, avec un acc&#232;s &#224; vie.</a></p><h2>Pourquoi le corps aura une place centrale</h2><p>Tu peux comprendre que tu portes trop et continuer &#224; r&#233;pondre imm&#233;diatement &#224; chaque demande.</p><p>Tu peux savoir que tu as le droit de dire non et passer la soir&#233;e &#224; culpabiliser apr&#232;s avoir refus&#233; quelque chose.</p><p>Tu peux identifier l&#8217;origine de ton besoin de contr&#244;le et sentir malgr&#233; tout ta poitrine se serrer d&#232;s qu&#8217;une personne proche change de ton.</p><p>La compr&#233;hension compte. Elle permet de mettre des mots, de reconna&#238;tre les m&#233;canismes et de sortir de la honte. Mais elle ne suffit pas toujours &#224; modifier une r&#233;action qui s&#8217;est r&#233;p&#233;t&#233;e pendant des ann&#233;es.</p><p>C&#8217;est pour cela que nous reviendrons r&#233;guli&#232;rement au corps, aux sensations, aux appuis, aux mouvements et aux limites. Pas pour forcer une lib&#233;ration ou provoquer une r&#233;action spectaculaire, mais pour permettre &#224; ton syst&#232;me nerveux d&#8217;exp&#233;rimenter autre chose, par petites touches.</p><p>Un jour, tu peux remarquer que tu n&#8217;as pas r&#233;pondu imm&#233;diatement.</p><p>Une autre fois, tu peux sentir que tu es fatigu&#233;e avant d&#8217;avoir atteint le point d&#8217;effondrement.</p><p>Tu peux demander de l&#8217;aide sans passer les vingt minutes suivantes &#224; rassurer la personne qui t&#8217;aide.</p><p>Ce sont des changements discrets. Ils ne ressemblent pas toujours &#224; une grande transformation. Mais ils peuvent modifier concr&#232;tement la mani&#232;re dont tu habites tes relations et tes journ&#233;es.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Devenir membre &#224; 27&#8364; par &#224; vie&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.encorps.be/subscribe?coupon=e56b1e1e"><span>Devenir membre &#224; 27&#8364; par &#224; vie</span></a></p><h2>Je cherche aussi des invit&#233;es</h2><p>Dans le cadre de cette s&#233;rie, j&#8217;aimerais inviter des femmes &#224; venir partager un morceau de leur histoire avec moi.</p><p>Pas pour raconter toute leur vie sur internet, ni pour &#234;tre analys&#233;es en direct. Et certainement pas pour transformer un live en s&#233;ance de th&#233;rapie. L&#8217;id&#233;e est de pr&#233;parer une conversation autour d&#8217;un aspect pr&#233;cis du fait de tout porter, afin que d&#8217;autres femmes puissent se reconna&#238;tre sans avoir l&#8217;impression d&#8217;&#234;tre les seules &#224; fonctionner comme &#231;a.</p><p>Chaque &#233;change sera pr&#233;par&#233; en amont. Tu choisiras ce que tu veux raconter, ce que tu pr&#233;f&#232;res garder pour toi et la mani&#232;re dont tu souhaites appara&#238;tre. L&#8217;anonymat est possible, avec un pr&#233;nom modifi&#233; ou une cam&#233;ra coup&#233;e, et tu valideras le contenu avant toute diffusion.</p><p>Rien ne sortira sans ton accord.</p><p>Je cherche des femmes qui se reconnaissent dans cette histoire et qui se sentent suffisamment pr&#234;tes pour partager une exp&#233;rience, sans devoir avoir un r&#233;cit spectaculaire ou parfaitement construit. Un moment pr&#233;cis, une prise de conscience, une difficult&#233; avec les limites ou la sensation d&#8217;avoir port&#233; trop longtemps peuvent d&#233;j&#224; ouvrir une conversation utile.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p style="text-align: center;"><em>Si tu as envie d&#8217;en parler, tu peux r&#233;pondre &#224; cet email ou m&#8217;&#233;crire directement. Je lis chaque message. Tu peux aussi <strong><a href="https://tidycal.com/encorps/live-substack">prendre rendez-vous</a></strong> avec moi pour en parler et pr&#233;parer ta participation.</em></p><p></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://tidycal.com/encorps/live-substack&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Pr&#233;parer le live sur Substack&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://tidycal.com/encorps/live-substack"><span>Pr&#233;parer le live sur Substack</span></a></p></div><h2>La s&#233;rie commence ici</h2><p>Tu peux suivre les articles gratuitement, devenir Membre pour recevoir le journal et les replays, ou simplement lire les premiers textes pour voir si cette approche te parle.</p><p>Tu n&#8217;as rien &#224; r&#233;server et tu n&#8217;as pas besoin de d&#233;cider maintenant si tu suivras les 30 semaines. Tu peux commencer par un article, venir &#224; un live-exercice, essayer une pratique et observer ce que cela change, ou ne change pas, dans ton corps.</p><p>Je ne veux pas que cette s&#233;rie devienne une chose de plus &#224; g&#233;rer, une nouvelle m&#233;thode &#224; appliquer parfaitement ou une obligation suppl&#233;mentaire dans une vie d&#233;j&#224; pleine.</p><p>Elle est l&#224; pour commencer &#224; regarder ce que tu portes d&#233;j&#224;.</p><p>Et peut-&#234;tre, progressivement, pour retrouver l&#8217;endroit o&#249; tu t&#8217;arr&#234;tes et o&#249; l&#8217;autre commence.</p><p>Raquel</p><p><em>Je ne te r&#233;pare pas. Je te rends &#224; toi-m&#234;me.</em></p>]]></content:encoded></item></channel></rss>